dimanche 26 avril 2015

Civis et polis - Benveniste philologue

Reprise de la philologie de Benveniste sur les modèles inverses de civis -> civitas et polis -> polites ; inversion effacée dans l'histoire par cité -> citoyen dans une série de langues, certaines par apparente variation phonétique (sans doute français, comme italien ou arménien), d'autre par apparente initiation de modèle (analogie : russe).
280 Problèmes 2 : 'Toute l'histoire lexicale et conceptuelle de la pensée politique est encore à découvrir.'

jeudi 23 avril 2015

Hitler logothète : jalon

Bien fixer ce bout de la question, pour progresser le long de sa grande chaîne de conséquences théoriques et politiques : Hitler logothète. Devant quoi tâcher de penser la qualité spécifique d'Ambedkar logothète, et Du Bois.
Appadurai, Fear of Small Numbers 118 : 'Hitler Wars the first [voir cette généalogie plus exactement, il y a du jeu historique ici évidemment] to link this internal issue (German Jews) to a total global project (the elimination of world Jewry).'
Reste à articuler de près ce 'total global'. Entre autres.
Proposé dans l'argument sur fear of small numbers / (terrorist) power of small numbers.

Appadurai pose donc comme perspective méthodologique : 'To cast real light on the new logics of ideocide and civicide, our best CPUs comes from the world-wide growth in the ethnic cleansing of minorities.' 118. 'This globalizing of internal scapegoats'.

lundi 20 avril 2015

Ecrire et expliquer

Dans les batailles discursives que sont le quotidien, professionnel ou pas, difficile de façonner des temps et des conditions pour pousser le travail des conséquences, le squeezing (appalling effort) de Woolf, appuyer soigneusement contre un tuteur de proposition et avancer, percer, laisser les choses de déplacer et se défaire (combien il faut de temps de démaillage pour comprendre librement la logique historique des nationalismes - des apprentissages crus sont disponibles en temps de commémoration, donc d'instruction, centenaire, Arménie, et logique du génocide : comment un peuple est interpellé, comme ennemi et comme fiction de menace pour un autre qui s'interpelle par là et se hisse du col).

On lâche infiniment facilement les maigres jalons péniblement discernés, dessinés.
Qu'il n'y a pas de cultures mais seulement des temps de la culture, avec ses figements (en dynamique hégémonique). Pas de langues mais l'infini des poèmes ; pas d'identité mais seulement du trans-sujet. Et peuples mobiles.
Oui alors : rechercher, puis expliquer. Deux temps de l'écriture, c'est sans doute ce qu'il faut prévoir. Dans quelles circonstances sociales cependant, du travail intellectuel. 

Ambivalence : trans-sujet

L'ambivalence chez Bhabha : trans-sujet. Ordinaire, constitutif, de la situation d'énonciation. Avec ses effets immédiats sur le rapport culturel.
J&J Comaroff se trouvent à poser régulièrement des configurations de paradoxe. (Par exemple en tout dernier paragraphe de Theory from the South, 190 : 'To return to Agamben, AIDS epitomizes the paradoxical coexistence of inclusion and exclusion, human emancipation and inhuman neglect.') C'est, come dans la rhétorique de Derrida, un index de limite. Mais. 

dimanche 19 avril 2015

Devenirs de la théorie contd.

Écrire ça : qu'en est-il de la théorie dans Theory from the South.
Reprendre avec Intellectuels 1997-2007, avec Cunningham/Rabaté, et actualisation (my god, ce sera déjà la décennie suivante, 2017 proche).
Pourra être un épisode dans un ensemble sur savoir et critique now, Poétique des savoirs dans le bloc historique Mondialisation. 
Voir dans Lyotard, philosophique, ce qu'il peut en être de la théorie - je ne m'attends pas à une vraie séquence. Mais dans Jameson largement plus vraisemblablement. 

Histoire de la critique. Voir Boltanski et Corcuff. 

Chez les Comaroff, théorie : analyse critique des catégories. Réinterrogation, reconsidération, et crucialement réarticulation des catégories, en passant par un travail de leur historicisation - soit : comprendre dans quelle conjoncture elles sont placées ; quel bloc elles forment avec quoi ; qu'elles sont leur co-déterminations. 
C'est pourquoi elle se fait avec-et-contre, puisque re-. 

Devenirs de la théorie

Toujours cet étonnement de ce qui se passe rétrospectivement avec la délégitimation de la théorie, sa dénaturalisation abrupte, qui rend le terme même curieusement insituable, dans le présent discursif, dans l'université et dans le débat - mais aussi rend étrange sa valeur historique, interroge donc sa genèse : comment c'était déjà ?

Où et dans quelle conjoncture, alors, le terme de théorie vient-il se centrer, autour de la théorie littéraire, dans les tournants structuralistes et post. A la fois regarder le fil du programme marxiste, qui y apporte un discours en lui-même composé et chargé de ses associations propres (qui peuvent s'en détacher donc quand l'aimant ne tient plus), et celui des savoirs et... théories des littératures, du langage, et des champs connexes, à identifier précisément. Formalistes russes, importés par les traductions et anthologisations, passages, Kristeva Todorov et reprises parisiennes vigoureures.

Voir les articulations dans les sémiotiques etc., toute l'épaisseur des innovations des 50s 60s.

D'où la curiosité quant à, une fois ses parcours dans la postérité anglophone repris en compte, Theory from the South et le type de théorie qui y est en action, càd en invocation, en autodésignation combative, jusqu'à polémique. Par quelles reconstructions successives, long travail transcréatif, on en passe pour cette équivalence proposée, de cette pratique comme théorique, et du Sud global comme lieu de la pertinence jamais lâchée de la théorie, comme urgence critique ordinaire.

Écrire ça : qu'en est-il de la théorie dans Theory from the South.
Reprendre avec Intellectuels 1997-2007, avec Cunningham/Rabaté, et actualisation (my god, ce sera déjà la décennie suivante, 2017 proche).
Pourra être un épisode dans un ensemble sur savoir et critique now, Poétique des savoirs, 

jeudi 16 avril 2015

Social change, here and now

Depuis This Changes Everything je me trouve à penser beaucoup au social change, (tiens, comment la question est-elle travaillée en français, sous quelles formulations ?). J'essaie de revenir aux expériences faites, de les rendre sensibles, les reconsidérer. Depuis un état de certitude acquise d'une immobilité amorphe, générée par la complexité mondiale qui fait un noeud coulant pour la France depuis la fin des gauches. Tout ce qui a changé et été accepté, rentré dans les mœurs, par les générations. Toute les couleuvres avalées, that is, majoritairement. Blocages, desperation, ZAD.
Beaucoup à ré-imaginer ici, et cette mobilisation de la mémoire/histoire (Les Années, A. Ernaux) bonne à entreprendre.

Il n'y a, bien sûr, pas de société mais seulement des mouvements sociaux, et des états de figements. Exactement de même que des langues dans leur variabilité contra la langue. Et ici, les rapports de force entre mouvements.