Affichage des articles dont le libellé est école. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est école. Afficher tous les articles

lundi 26 août 2013

Capitalisme cognitif dès la 'consommation'

Les transformations économiques, et donc de fractions de classe, enregistrées par Bourdieu en 1979, évoquent déjà des tropes économiques/culturels qui sont ceux qui continuent à se creuser, à se développer, dans l'économie de la connaissance et de l'immatériel etc., et sa qualité peut-être   idéologique principalement :
Nouvel équilibre de l'économique et du culturel, dans la 'société de consommation' déjà.
Distinction, 361 :
Ce n'est pas seulement la structure interne des fractions dominantes mais aussi la structure des rapports entre les fractions dominantes et les fractions dominées qui tend à se transformer profondément lorsqu'une part de plus en plus importante de la fraction dirigeante tient, sinon son pouvoir, du moins la légitimité de son pouvoir non plus directement du capital économique mais du capital scolaire acquis dans une compétition scolaire formellement pure et parfaite. 

mercredi 19 octobre 2011

Milner - les intellectuels, en France

Séduisant, penser qu'on peut tenir un propos tel que celui de Milner, sur le contrat culturel tacite de la France où l'école (De l'Ecole, 1984) étant construite sur le principe, historique et critique, du savoir (contra les substances politiques que sont la Constitution pour les US, l'Habeas corpus anglais, ou la tolérance néerlandaise) est aussi le point d'accroche social des intellectuels, comme ceux qui "s'intéressent au" savoir.
Séduisante, l'idée d'un absolu inscrit dans les droits démocratiques, où l'intellectuel et sa "passion" participe aux récipiendaires des droits révolutionnaires qui ont à protéger toutes les facultés des individus (Robespierre was it?). Que le droit au savoir est un droit de l'homme, et donc l'intellectuel - là le glissement - ayant droit de statut, place, social/e.
L'idée est donc : celle du "mécénat discret" de l'institution scolaire/universitaire envers les savants et les passionnés du savoir. Après les patronages aristocratiques, dissous.

samedi 5 février 2011

Ecole - savoir et société

Toujours ça à démêler mieux. Quoi, le savoir, par rapport à la fonction sociale de l'école, de l'enseignement? Comme politique publique, sociale?
Quoi, le rapport entre "contenu" (voir, ici) et fonction? Nature, objet, et fonction?
Les rapports extrêmement médiatisés, hyper-cultivés, pour les Lettrés chinois de Weber, toujours un cas limite, sobering. Appui.

Et prendre par Du Bois, et la politique scolaire engagée avec la question de la mobilisation de la "race" émergente. La création d'une middle-class (ce serait la perspective C. Newfield), d'un leadership (plus exactement celle de Du Bois). Les positions discursives d'Obama retrouvant les deux cultures.

jeudi 3 février 2011

Ecole - valeur, et ordre social

Après écoute d'un Grain à moudre sur les "lascars".
Non seulement l'école (enquêtes PISA etc.) dépend de son maillage dans le système social : que l'école coréenne est prise dans une histoire et des socialités tout autres que la française, et que les valeurs, niveaux, politiques, ne sont comparables que sur la base large, toujours à refaire et non à prendre comme cadre naturel-soit-invisible, de l'histoire sociale dans la précision de ses mouvements. Que l'école comme acteur ou secteur, et la formation comme vecteur de mobilité et de changement historique générationnel, soit __ j'ai perdu le fil.
Question de rétablir la direction de la logique : non pas la responsabilité défaillante de "l'école" (qui serait cet acteur institutionnel, découplé du je du regard la jugeant ?, alors que ce je est non seulement le produit d'une zone historique de cette école et géniteur de ses nouvelles promotions - il n'y a pas de dehors, absolu du moins -, mais aussi la traduction sociale qu'on attend de la sortie du système scolaire, et de l'entrée dans lui, etc. Des valeurs qu'on y place, qu'on y retire ; des fonctions qu'on y change. Actants de la responsabilité, et des défaillances : commencer par cette analyse. Elle est à faire : c'est une théorie de la culture, comme point de départ pour une théorie de la société, et une pratique de politique nationale. Et elle se fait tous les jours, tous les jours mouvante, déterminante, en modernité - avec l'anxiété d'en suivre les sens et les incidences complexes.

Mais : l'école est interdépendante de la structure sociale du travail et de la restructuration continue des inégalités et classes et ordres sociaux. Que son rôle soit sans cesse façonné par, pour, un ordre social qui se modèle, imprime ses pouvoirs, façonne l'instrument scolaire dans les configurations nécessaires à l'ordonnancement des classes, des inégalités, des distributions des parts et des non-parts.

Que l'école n'est pas (seulement) acteur, mais avant tout zone d'intervention, instrument de modelage social. De politique de l'inégalité, ou de la diversité simplement. Des différences. Des structurations, distributions ; la question étant celle de la souplesse de la redistribution possible en elle.
Que le débat soit empesé de confusions, efficaces : qui renversent le sens des débats, la charge de la preuve et celle de la responsabilité. Qu'on propose de résoudre les soulèvements universitaires LMD par, Chirac, un débat national sur université et emploi. L'emploi même, comme argument : la confusion générée précisément par le terme, par la perspective qu'il fixe pour le débat.
Ces renversements des questions. Prendre l'école comme un avant, une cause, ses défauts, alors qu'elle est machine toujours ajustée, servant à, pour une si large part.
Trouvé chez A. Renaut une intelligence de ce renversement, avec chez lui le cynisme non seulement caractéristique de sa position (en ce sens sa qualité est celle d'un jugement), mais plus interestingly (ici, celle d'un point de vue), une proposition de perspective analytique : que l'université serve socialement, d'antichambre à l'inemploi des "jeunes", de sas générationnel au chômage, etc. de plus fin dans le détail. Distribution des places, et alibi social. Autre chose que sa fonction éducative, culturelle et critique. Un performatif social, pour lequel j'ai toujours besoin d'une ressource dans les Lettrés chinois de Weber, histoire d'en tenir le rappel.

Je lis Du Bois sur Education et la formation à la vie et la "culture" du "college-bred Negro", 1903 dans The Souls of Black Folk. Cela en tête. The fashionings, and the social performance that they effect. Shaping.

jeudi 11 novembre 2010

Sur l'école

J'en reviens finalement au cadre que propose Charlotte Nordman sur l'école - après avoir été déçue de ce qui est construit dans le petit pamphlet d'Amsterdam : la double fonction de l'école, difficile à square (parce que de l'ordre des compromis historiques : l'école forte pendant les périodes où les compromis sont stables?, Troisième République?, juste post-68?) :
- l'école opératrice de distribution sociale, distribution des places, reproduction (Bourdieu) et production, clearing house de la mobilité sociale quand la mobilité sociale était un mode majeur du compromis fordiste (et avant, de la République en compromis temporaire avec le mouvement ouvrier?). L'école en fonction d'intégratrice, articulant au travail et à "la société" : table de valorisation des diplômes, "conventions collectives", système (on sait que c'est un système, à déterminations historiques, parce qu'il diffère dans les différents contextes nationaux - voir la Grande Bretagne comme comparatif ordinaire) de l'articulation aux métiers et aux collectifs et cultures de la production,
- l'école comme formatrice. Comme éducatrice. L'enseignement, comme pratique socialisée de la subjectivation et comme socialisation.

Les romantismes de prendre l'un pour l'autre. Et pourtant les deux fonctions coopèrent, dans des modalités variant historiquement. C'est ce nouage qui est difficile à penser, sans se prendre dans les pièges symétriques : cynisme (disons pour aller vite - ce qu'Alain Renaut écrit sur l'université), et humanisme (ses retours un peu piteux, tristes - moralisation qui mesure une incapacité à absorber la politicité de l'enseignement.)

samedi 2 octobre 2010

Jacotot, présenté par Rancière

"Apprendre quelque chose et y rapporter tout le reste."

Intuition culturelle et politique - disons : sociale - du sens comme rapport, et du milieu sémantique dans ledit quelque chose qui n'est pas n'importe quoi, dans la pratique : le Télémaque, en version bilingue quand il est cité dans La Nuit des prolétaires (dans Le maître ignorant, faut que je vérifie). Enseignement de l'enseignement, entre les langues.

lundi 15 septembre 2008

Etat des forces (et des indicateurs) - OCDE, MEN

Informations transmise par l'AMUE :

Regards sur l'éducation 2008 > les indicateurs de l'OCDE
L’OCDE publie l'édition 2008 de ses "Regards sur l’éducation" qui propose une série d’indicateurs actualisés et comparables sur les résultats des systèmes éducatifs. Les indicateurs montrent qui participe aux activités éducatives, quelles dépenses leur sont affectées, comment les systèmes éducatifs fonctionnent et quels sont les résultats obtenus.
A lire >
regards sur l'éducation 2008

"Regards sur l’éducation" dans la presse :
Les études supérieures, utiles mais longues et mal adaptées au marché, Le Monde
L'OCDE pointe le mauvais financement des universités, Le Figaro
L'OCDE appelle la France à payer plus pour ses facs, L''Expansion


Repères et références statistiques > enseignements, formation et recherche
Le MEN publie un ouvrage de références détaillant statistiquement tous les domaines de l'éducation nationale. L’édition 2008 propose une nouveauté avec le chapitre « Les étudiants » qui offre de nombreux chiffres sur l’évolution des effectifs, la population universitaire par département et académie, ou encore les étudiants étrangers dans les universités.
A lire >
repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche