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samedi 8 juillet 2017

Beautiful - langues

Beautiful (and the measure of my ignorance) : Greek polis / Sanskrit purī

dimanche 28 mai 2017

Histoires impériales - et minorités

La dynamique : les mouvements pan- et les minorités, ou communautés, ou nationalités (terme qui localise le récit soviétique, internationalisme communiste), et phonies. Selon les angles de l'analyse. Les phonies les plus directement disponibles comme prise pour la poétique, naturellement. + Communal tensions. Musulmans/chrétiens au Moyen-Orient, fronts multiples en Inde.
Ça commence par l'Allemagne : résistance aristocratique, princière, au système de la modernité politique européenne longtemps, et projet ou possibilité historique contrarié/e du pan-germanisme, grande Allemagne, avec l'unification acquise par le côté de Bismarck et la Prusse. Alors les communautés germanophones et "allemandes", dans les sphères politiques des empires autrichien, russe etc.
Décidément il faut que je me mette au clair l'histoire de l'empire autrichien, grande lacune centrale.

Smyrne et la fin de l'hellénisme, 1922. 

vendredi 12 mai 2017

Arabe Grammaire active

Premier contact avec un manuel d'arabe, Neyreneuf et Al-Hakkak, selon recommandation de CG. Affolant ! Juste comme il faut, pour la passion du langage.
Les frayages vont être lent.

dimanche 9 avril 2017

Base suite - différenciations racistes

Wieviorka sur le populisme, dans le contexte de 1993.
Les "différentialisations" racistes, possibles mais aussi non-nécessaires aux populismes selon les situations de marginalisation par la modernité (ici thèse MW),  activées en tant précisément qu'elles ne prennent pas la forme d'une opposition (politique) ni non plus d'une différence/division de classe (sociale-càd-économique). 

Nota : MW parle de la "ligne de race", il me semble assez clairement en ligne avec la color-line états-unienne, Du Bois. MW et l'anglophonie. Ce qui implique aussi, de manière intéressante, un principe de cartographie par les langues dans les mouvances de la sociologie française au tournant des 80s : anglophonie ou non, références allemandes ou pas ou lesquelles.

dimanche 16 octobre 2016

Multilinguisme des dominés

Crystal sur Language Death - un peu gênée de me trouver à chercher dans les ressources de son immense savoir linguistique, mais sur un faisceau de plans si idéologiquement lissé, déproblematisé, apolitique. Air d'innocence et d'équanimité. Toujours en effet un potentiel du linguistique, s'enfouir dans le langage et y devenir sourd au pouvoir, laissant en sillage un écho écrasant de l'acte de pouvoir que cette dénégation à la louche, structurelle, constitue. La naturalité avec laquelle Chomsky sans doute, mais Pinker maximalement, polémiquement, par provoc, dégagent les enjeux, table nette.
Histoire de champs discursifs : mais comment, travaillant immergé dans langues et encyclopédisme, peut-il avoir ce naturel de discours qui fait grincer les dents à un habitué des perspectives postcoloniales, ou de theory ou d'anthropologie critique.
Gêne comme de voir quelqu'un être malpoli dans une situation sociale mal connue par lui et connue dans ses infimités par l'observateur, cramoisi.

Mais donc : insistant pour un 'healthy bilingualism', Crystal note, 88 : "In the absence of this ethos, in most developing countries, there is the irony that the more languages you have, the more likely you are low down in the social hierarchy. Hale... is among those who have observed this, in his work with the Ulwa of Nicaragua: the Twahka people, at the bottom of the social order, need five languages in order to get by."
Question des multilinguismes forcés, et étrangéisations, des dalits en Inde, thèse de Ravi.
Weapons of the weak.
How.

vendredi 8 juillet 2016

Saussure sur l'anglais - mondial

Note, dans le flux des explorations dans l'histoire longue anthropologique-linguistique que conduit Saussure dans le Cours 3 : ici, "rameau anglo-allemand" dans le parcours de la famille indo-européenne, grosse masse dans le "tableau" général des familles de langue "sur le globe" :
Le sort de l'anglais est assez particulier en ce que d'une part il est devenu une langue mondiale encore plus importante que l'allemand. Ce n'est plus une langue germanique pure. A partir de 1200 [...]

samedi 2 mai 2015

Premières nouvelles : les "industries de la langue"

Culled from des dossiers professionnels : les industries de la langue, générées par l'UE entre autres.
Et l'ingénierie linguistique.

dimanche 26 avril 2015

Civis et polis - Benveniste philologue

Reprise de la philologie de Benveniste sur les modèles inverses de civis -> civitas et polis -> polites ; inversion effacée dans l'histoire par cité -> citoyen dans une série de langues, certaines par apparente variation phonétique (sans doute français, comme italien ou arménien), d'autre par apparente initiation de modèle (analogie : russe).
280 Problèmes 2 : 'Toute l'histoire lexicale et conceptuelle de la pensée politique est encore à découvrir.'

samedi 15 novembre 2014

Globish et Langlishes

Oui sur les plans de débat autour du Globish, du devenir de la diversité des langues dans le monde, des nouvelles configurations de domination linguistique, des thématiques maintenant travaillées en commonplace du contemporain, il y aussi à ses donne les moyens de ne pas dire n'importe quoi.

Les articulations fines, tranquillement déroulées par l'assurance d'une compréhension large et profonde de la dynamique des langues, présentées par N Ostler, le rappellent, et fournissent des moyens, en plus des informations précises et indispensables.
Sa clé toujours la distinction des intérêts linguistiques, et ses sentiments linguistiques des locuteurs, entre native tongue et lingua franca. Déterminant des capacités à penser les effets de 'Langlishes', et faire des hypothèses quant à l'avenir de l'anglais mondial. (Taglish, Manglish, Singlish, Hinglish...). 

dimanche 31 août 2014

Langue identité / langue histoire

Emmêlée dans l'affaire des rapports entre langue et peuple : expliquer qu'il s'agit de prendre le rapport par le sens inverse à celui dans lequel il est posé par l'habitude nationaliste :

non l'identité culturelle, nationale, ou 'ethnique', appuyée sur la doctrine d'une essence - d'une définition - linguistique du peuple (cf Hobsbawm dans N and N, ou l'histoire de l'Inde nehruvienne, unitaire et citoyenne, qui se contrarie en fédération d'Etats sur lignes linguistique, puis toute la suite communaliste, déjà imprimée à la Partition, et à l'électorat musulman séparé obtenu dès les pourparlers des années 30 - ? Check date)
non la langue pour les identités culturelles

mais les langues pour leur plastique du peuple et des peuples. B. Cassin, plasma, qui n'est pas seulement une machine de guerre contre l'ontologie philosophique, mais aussi contre la politique philosophique du culturel : contre une tradition (en repérer les contours, les voix, les évolutions reprises et transmutations) pensant le culturel, le social dans ses différenciations historiques anthropologiques. Anthropos, ethnos, ces fils. Prendre, ici, par Benveniste sur civis / polis ?

Les langues pour une anthropologie ; une anthropologie linguistique pour l'institution : non prise à sa résultante, nommée, mais à son énonciation, en opération.

Reprendre par Benveniste sur catégories de langue catégories de pensée, concernant le grec? Toujours en repasser par là..

Cogitations pour l'instant sans accroche matérielle, d'où l'impatience, sur Meillet et Benveniste, le fil Saussure et l'indo-européen. Que fait Benveniste sur le Vocabulaire, pour y planter une culturologie (à vérifier, le terme apparaît là, en introduction, je crois me rappeler : marque une distinction vis à vis de l'anthropologie, de la linguistique, de la grammaire comparée, de la psychologie - puisque cet espace existe comme terrain pour Benveniste -, de ??? : oui, la philologie), après que Meillet ait mis en place toute les précautions de l'étude de la linguistiques historique - je suis en pleine Introduction à l'étude comparative des langues indo-européennes, et au chapitre sur le vocabulaire spécifiquement.

Que fait Benveniste après Meillet, pour l'anthropologie, et par l'énonciation et l'institution - comme figure politique, sociale, anthropologique au sens où il est précisément question de peuples, de l'énonciation. 

mardi 22 juillet 2014

Études de langues

La profonde absurdité d'avoir situé les études anglaises (ou toutes LLCE, en France) en une place qui résulte de leur généalogie pratique (cf MF Pouly, enseignement linguistique ; et pénétration universitaire à la faveur d'une massification qui a aussi transformé la fonction de l'université, et ses possibilités scientifiques ; les développement de LEA, 'dida', traductologies - dont les histoires sociologiques ont pourtant une partie de la qualité du mineur, même si en projet mal sympathique de majorisation) : qui les pose en isolement de leurs terrains théoriques, épistémologiques, dans l'anthropologie et la philologie avant elle. Qui fragilise leur statut, effrite, et rend superficiel.
Structure de l'enseignement pratique ; structure française des concours, projetée sur la formation des enseignants.
Irritation de la grande surdité disciplinaire sur ces contextes constitutifs. Tension et bataille de chaque instant, pour tenir quelque chose contre la marée institutionnelle, et 'réformatrice'.
La contradiction du statut universitaire des études de langue, sauf à.  C'est là que ça devient épuisant. 

dimanche 9 décembre 2012

Comparatisme - langues et discours

En sillage de la lecture de L. Ruffel, et de ses explorations du comparatisme :

le comparatisme, dans ce que
non pas les discours sont des langues, mais : que les langues sont des discours.

La libération critique immense que ceci constitue.

mardi 18 septembre 2012

Langue, enseignement, ici

Savoir ce que c'est qu'une langue.
Savoir qu'en enseignant une langue on est capable d'empêcher un locuteur de se situer comme sujet dans une langue - en ne commençant pas par le continu radical d'une langue avec son activité et son histoire de situation énonciative. Et de créer ces confus qui restent à son bord et en cahot entre ses structures, silenced, plus dépossédés qu'instruits. Qu'on peut amener des locuteurs à se perdre, dans une langue et entre les langues.
Simplement prendre immédiatement (la "grammaire" comme médiat, hyper-fétichisé) par le milieu ; par le noeud de la situation d'énonciation. Prendre par où est le sujet dans les langues. Par l'ici.

vendredi 25 novembre 2011

Macaulay sur l'Inde : littérature et modernité

GJV Prasad reprend l'histoire de la Minute de Macaulay (1835), en la rapportant historiquement à la pétition adressée par Raja Rammohun Roy au Gouverneur Général (Lord Amherst) de 1823 :
que Macaulay prend position en faisant une relecture, infléchissement, de la 1813 Charter : monies set aside "for the revival and promotion of literature and the encouragement of the learned natives of India, and for the introduction and promotion of a knowledge of the sciences among the inhabitants of the British territories".
Sa critique : "It is argued, or rather taken for granted, that by literature, the Parliament can have meant only Arabic and Sanscrit literature, that they never would have given the honorable appellation of a 'learned native' to a native who was familiar with the poetry of Milton, the Metaphysics of Locke, and the Physics of Newton." (cette gradation est donnée à lire comme un continu littéraire, propre à la modernité : critique de l'idée de la littérature comme objet d'archéologie.)
+ tourner vers l'instruction en anglais et en français : "and in all the sciences to which thoses languages are the chief keys."

Indian English and 'Vernacular' India, GJV Prasad & Makarand Pranjape eds, Noida, Pearson, 2010.

mercredi 9 novembre 2011

Clarice Herrenschmidt - anthropologie de l'ecriture

Rencontre au JNIAS de Delhi.
Livre repere : Les Trois Ecritures. Langue, nombre, code, Gallimard 2007.
Bio-biblio sur wikipedia - "la puissance civilisationnelle du fait graphique" ; question disciplinaire de "l'anthropologie de l'antiquite".

vendredi 22 juillet 2011

Les internationales africaines - vecteur langue

Les internationales africaines.
Prendre par la comparaison, et les simultanéités, avec les Internationales communistes (Padmore, et al.) ; les internationalismes de l'après-guerre (ONU après SND, et tous les déploiements UNESCO etc. - le "mondial") dont leurs tâches de décolonisation ; et le rapport critique avec une autre perspective historique qui choisit la diaspora pour modèle. A situer avec précision, à dater, à particulariser dans ses discours, et par tant ses projets.
Plus radicalement : les nationales africaines. Question des "nations" pré-coloniales, qui ont eu leurs inventions politiques propres (des royaumes, des sultanats possiblement, des "nations" comme familles de tribus et sociétés, et tout ce dont je suis ignorante). Question des luttes anti-coloniales par le nationalisme (le modèle algérien est fort, mais il masque méthodologiquement nécessairement d'autres situations et d'autres formes de déroulement). Et question des "nouvelles nations", avec les situations postcoloniales effarantes de l'Afrique. Achebe, Ngugi.

Au-delà, mais plus précisément simultanément, en synergie anti-coloniale : les appuis mutuels "afro-asiatiques" (ce couplage caractérisé de la période Tiers-monde : il est en relief dans la trajectoire des discours de Présence africaine), pour commencer par Gandhi en Afrique du Sud, et l'étendue immense des autres pans de cette histoire complexe.
Et la Tricontinentale.

Mais aussi : les internationales par les langues. Coloniales nécessairement puisque c'est la colonisation qui a modelé cette carte géopolitique ; cette distribution des entités mondiales.

L'américanité, toujours problématique. Et le relativement peu d'hispanophone, de latino-américain, dans Présence africaine.

jeudi 2 octobre 2008

Rapport Maalouf : "multiplicité des langues", Europe

Le Rapport Maalouf, intitulé Un Défi salutaire. Comment la multiplicité des langues pourrait consolider l'Europe : et "Proposition du groupe des intellectuels pour le dialogue interculturel constitué à l'initiative de la Commission européenne" - Bruxelles 2008.

Noter aussi : le site de l'Observatoire européen du plurilinguisme.

jeudi 14 août 2008

L'Allemagne paradigme de l'étranger

La solution, en toute fin du livre (M. Espagne, Le Paradigme de l'étranger), la dernière page : 354, "L'Allemagne devient ainsi le paradigme de l'étranger. Or le XIXe voit s'élaborer toutes les disciplines de sciences humaines modernes qui, à des degrés divers, sont liées à cette fenêtre sur l'extérieur" ; dans toutes les formes culturelles et universitaires qui s'instituent, donc, "une mémoire allemande", "qui s'est fixée dans les structures mêmes de compréhension et d'analyse des aires culturelles extérieures."
C'était donc une autre valeur du "de" : paradigme qu'est l'étranger, j'avais lu - mais entendre aussi cette proposition première : le paradigme que constitue l'Allemagne pour la globalité de l'étranger, nouvelle question.

Note sur l'Anglais : "Seule l'Angleterre paraît dans une certaine mesure échapper à ce schéma, car son empirisme philosophique est déjà une référence dans la pensée française des Lumières". Mais Taine, passe par la science culturelle allemande pour passer par l'aire culturelle anglaise pour ne pas trouver la nationalité littéraire française. L'Anglais est au schéma aussi, qui a en effet une autre histoire, et marque une autre période. Faudrait voir : ce qui devient de la référence anglaise au moment des Idéologues, et de la pensée de l'histoire des cultures après la Révolution. Burke, par exemple ; on peut commencer par là et M. Espagne l'a noté. Aussi : le relais qui se fait entre la référence philosophique du côté de l'Angleterre, et celle de la philosophie idéaliste allemande. Y situer le sensualisme de Condillac - et par rapport à la question des cultures historiques prise, ouverte, par les post-révolutionnaires en France.

L'Allemand, philologique, a certainement formé le savoir américain - sur les littératures et cultures étrangères mais plus totalement sur l'ensemble des objets universitaires.
A voir aussi l'histoire correspondante de l'influence philologique sur la constitution de English (Arnold passe par la IIIème République, il me semble?), et des Modern Languages.

lundi 11 août 2008

Sciences européennes - suite

Michel Espagne, germaniste, doit passer par "toutes" les disciplines des Langues pour faire l'histoire de l'une d'elles : cette indifférenciation initiale, justement. Sort commun des Langues-et-littératures, issues du même mouvement de singularisation simultanée des nationalités européennes et des sciences de la nationalité-culturalité : études littéraires, études anthropologiques, et toutes "sciences de l'homme".
Leur différenciation est le coeur problématique commun - l'émergence de la question du national et donc de l'international comme processus ; il y a culture, offerte à une science, quand il y a différenciation culturelle et moyens de penser la diversité des cultures (même chose pour la littérature, concept du romantisme allemand ; voir L'Absolu littéraire) - de l'étude : une histoire des Langues (des chaires) comme faisceau d'histoires, avec leurs vitesses différentes mais liées.

Puis : la culturalité des modèles scientifiques qui ont orienté les disciplinarisations, encore (nouveau pli de complexité) : le modèle allemand philologique, comme invention de la disciplinarité de la culture et de la littérature ; un modèle français structuraliste partiel mais puissant (puissant, comme le philologique, de re/configurations des champs, internationalement : il a été à son plus productif dans le milieu anglais-américain, créateur d'inventions disciplinaires fourmillantes, exploseur des cartes établies en recontrant les mouvements déjà locaux) ; maintenant un retour de la Theory qui pousse en France, enfin lentement audible et traduite.