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samedi 3 janvier 2015

Devenirs de la théorie marxiste

Quelques traits de contextualisation, de l'histoire du marxisme dans le dénouement après les Sixties : note de Peter Thomas, dans un horizon d'évaluation de l'héritage d'Althusser, index étant pris dans Western Marxism de P. Anderson en particulier ("Philosophical Strategies: Althusser and Spinoza", 2002), 106 :

. the well-known move towards a nebulous post-Marxism by some former Althusserians (most notably, Hindess and Hirst, Laclau and Mouffe)
. the more general transitional process of Marxism to postmodernism in the academy
. journey from oppositional political formation to academic orthodoxy (ici il s'agit spécifiquement de la situation australienne, telle que rapportée par Althofer 1999). 

dimanche 12 octobre 2014

Critique anti-totalitaire : liberté / démocratie

Castoriadis, rendu et mis en recit par Dosse : le travail d'analyse du bureaucratisme soviétique et ses implications pour une critique profonde du marxisme, entrepris dans SouB, s'approfondit en relation avec Lefort (et Morin - et Gauchet aussi a partir de l'épisode Textures au tournant des 70s) dans une pensée de l'approfondissement de la démocratie. ('Il n'y a de democratie que directe')
Ce qui veut dire reprendre depuis Aristote, et Carl Schmitt, où Castoriadis croise Chantal Mouffe : le politique (pris, par exemple, par la distinction avec la politique).

C'est autre chose que prendre par la liberté. Ligne libérale.
(Ceci noté, paradoxalement, au moment d'évocation de Libre, revue créée en 1977, où se forme et réforme le trio Lefort, Morin, Castoriadis. Dosse p. 234 ff).

Comment s'articule alors la proposition sur l'autonomie ? Et l'analyse des aliénations contemporaines comme 'sociétés hétéronomes' ? 

mercredi 9 mai 2012

Deleuze politique - minoritaire / hégémonie

Est-ce que le minoritaire - travaillé avec Guattari et par Kafka - est une critique de, un engagement de, l'hégémonique / Gramsci?
Quelle histoire des débats marxistes prend-il, plus généralement, en écharpe, et pour quelles inflexions et réagencements?
(Et : pourquoi ce plan de question est-il enfoui? Grosse dépolitisation de ses lectures, par la tradition qui en arrive jusqu'aux milieux littéraires de l'université, et autres usages mainstream).

vendredi 23 octobre 2009

Le régressif dans les post-

Il faut considérer ça soigneusement, le laisser tourner : que le "postcolonial" est aussi un turning away des anticolonialismes (révolutionnaires, socialistes) ; que les théorisations "des sixties", et le structuralisme même, avant de tourner avec Derrida-Deleuze-Foucault(-Loytard), un turning away des engagements anticoloniaux de paradigme sartrien, philosophiques et historicistes ; phénoménologiques et marxistes.
On le sait largement ; on l'a tellement creusé que c'est une plaine toute ouverte maintenant, et même ennuyeuse. Balisée râtissée par les critiques du postructuralism de la theory, du "postmodernism" - Jameson pour garder le marxiste ; Ahmad pour garder ces philosophies de l'histoire. Et des conversatismes de droite aussi, pour des retours divers.
Mais.
Certainement la remise en tension de anticolonial avec postcolonial reprend des effets. On peut commencer par là pour s'infiltrer dans les fêlures d'étranger des postco anglophones et francophones. C. Forsdick & D. Murphy on marquent les étapes toutes récentes - depuis leur territorialisation en 2003 : Francophone Postcolonial Studies.

lundi 10 août 2009

L'intellectuel postmarxiste - moments du politico-culturel

L'intellectuel postmarxiste, aussi.
Le modèle sartrien était déjà une sorte de coup de force par rapport à une orthodoxie idéologique, modèle englobant de la pensée de gauche par le schème marxiste. Déjà une phénoménologisation - dans la même direction que Arendt, par exemple. Ou ensuite que Derrida. Les herméneutiques, les philosophiques, avec Heidegger pour pôle de génération.
Les résistances philosophiques aux philosophies de l'histoire.

Les anti-historicismes "1968-ish" (écrit Keya Ganguly dans le volume de Lazarus, 167, en les indexant à Althusser et Foucault - how does this exactly work?) : les post-structuralismes, et leurs maille à partir, leur partie liée, avec l'historicisme marxiste. Il faut arriver à situer ce rapport.

La question étant celle des enjeux qui bouillonnent dans le rapport entre culture et politique. Et ses déclinaisons historiques. Histoire des nouages du politico-culturel - pour partir, en critique, du noeud que serre P.-A. Taguieff (Les Contre-réactionnaires, 2007).
Je m'intéresse à suivre les régressions critiques en particulier ; l'histoire des régresssions critiques et des réactions associées aux culturalisations ; culturalismes, essais de culturologie de la pensée politique. Par la philosophie (Arendt repartant de Platon, pour une impulsion dans une autre direction et que celle du marxisme et que celle de Heidegger ; Derrida repartant de Platon pour une reconquête du terrain philosophique en tant d'irruption hégémonique intellectuelle de la linguistique) ; par l'anthropologie structuraliste [ ; ...? ]
Il faut voir aussi le libéralisme profond de la linguistique/culturologie de Benveniste - peut-être? Ce qu'il y a là.

D'autres moments de mailles :
. maille Humboldt et les Idéologues ; le libéralisme et le républicanisme [what exactly, the opposite term here? A préciser],
. maille Herder et les Lumières françaises : politicisme [? - non, sans doute aussi un culturalisme, des Lettres ; de la philosophie comme Lettres] universaliste à contrer par culturalisme nationaliste,
. maille Derrida - Young et ses évolutions (de Cixous-poststructuralisme, à la généalogie anti-coloniale et marxiste du champ intellectuel postcolonial). Ici toute la formation discursive, l'arène de logomachie, de poststructuralism/postcolonial/postmarxism. Les débats bien éclairés par l'ensemble des contributions au volume de Lazarus. Les régressions de "theory", ici => et ailleurs.