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mercredi 24 mai 2017

Rancière, peuples

Rancière fait du bien, bien qu'on lui ait forcé la main, et bien que les philosophes et le rôle, etc. Mais En quel temps vivons-nous ?, qui sort en ce moment, passe bien par toute la série des questions qui ont ponctué les derniers mois et les cadre (par l'égalité), les situe, les trie. Bonne reprise, labour.
. question clé de la crise de la politique représentative, qu'il retire aux républicanistes (primaires partisanes, expostulations quant à la participation électorale, croyance dans le jeu 'démocratique' du moins pire pour les présidentielles) comme aux radicalités marxistes espérant l'aboutissement conclusif du délitement.
. question de Nuit debout et des mouvements des places, printemps 2016 partout en France (le désir de communauté n'est pas la même chose que, 1850, la désaliénation dans 'la sociale', toute trouvée dans le travail et son horizontalité).
. question des populismes, plus en-dessous, pris par dedans plutôt que d'accepter le jeu de langage donné, en effet, par 'l'état des choses'. Pris, plutôt, par la question du vrai peuple, quelle que soit la position politique où elle est construite : le peuple étant après, car produit, et non avant le faire politique, ni le peuple décidant de ses représentants, ni le peuple réel de la lutte des classes préexistant aux ou postrévélé par un retournement alternatif ou par la ruine finale du capitalisme.

Pour une pragmatique, au moins, du peuple, il faut au moins un pas de côté hors du vrai et faux (les apparences, l'illusion, la fausse conscience donc). Cf étude sur Taguieff et le pseudo.
Rancière a la sienne.
Elle permet des prises critiques. Je prête l'oreille à celles qui désarticulent, examinent, les radicalités actuellement à l'offre. Comité invisible, mouvements des places, espoirs de la fin du capitalisme par la vrille dernière du postindustriel cognitaire, le biopolitique, Virno et Agamben, sans doute aussi les débats sur l'absence de demands (et la forme-assemblée). Et.

mercredi 12 avril 2017

Gouvernance des universités : publication IAUPL-UNESCO 2017




ASSOCIATION INTERNATIONALE DES PROFESSEURS
ET MAÎTRES DE CONFERENCES DES UNIVERSITES
    Organisation Non-Gouvernementale partenaire officiel de l’UNESCO

PUBLICATION DE L'IAUPL - OUVRAGE COLLECTIF
REGARDS DYNAMIQUES ET CRITIQUES DE LA GOUVERNANCE DES UNIVERSITES

L'Association Internationale des Professeurs et Maîtres de Conférences des Universités (IAUPL) a le plaisir de partager un lien de téléchargement vers son ouvrage collectif "Regards dynamiques et critiques de la gouvernance des Universités", qui a été publié en Mars 2017 sous le patronage de la Commission Nationale française pour l'UNESCO

Liens de téléchargement sont les suivants:

Cliquez et Téléchargez ici librement le contenu numérique de l'ouvrage ( archives ouvertes HAL)

Cliquez et Consultez ici la notice de l'ouvrage sur le HAL ( archives ouvertes HAL)

Le contenu de cet ouvrage est composé des interventions des participants au colloque "Gouvernance dynamique des Universités":
- Jean-Dominique Lafay (Economie) et Pierre Gregory (Gestion), anciens Vice-Chanceliers des Universités de Paris ; Gilles Guyot (Droit), Jean-Louis Charlet (Lettres, LSSH), etc.
- Et encore, des contributions de collègues d'Universités étrangères (Maroc, Togo, Italie, Moldavie), membres institutionnels de l'IAUPL.

 
Resumé / Abstract:
L'enseignement supérieur doit envisager son avenir dans un contexte de profonds bouleversements comme la réduction des financements, un environnement de plus en plus concurrentiel ou encore, la diversification de la demande en formation supérieure. La vocation de l'ouvrage consiste à diffuser une connaissance actualisée sur la compréhension du fonctionnement organisationnel des Universités et à donner des regards critiques sur l'évolution des conditions d'exercice des métiers universitaires. Sous la pression des contraintes et des nouvelles exigences, ce livre est un outil de réflexion permettant d'éclairer les choix futurs des universités dans le cadre des nouveaux schémas de gouvernance.

L'IAUPL qui célébrera cette année le 70ème anniversaire de ses relations avec l'UNESCO, a rejoint par le biais de cette publication l'agenda mondial pour l'éducation que mène l'Organisation pour les objectifs Education 2030 et exprime ainsi les positions humanistes de la communauté universitaire.

mercredi 5 avril 2017

Politique de l'université - décision néolibérale

On peut, il faut aussi, prendre par ce bout : pourquoi l'investissement dans l'enseignement supérieur, de la part de la poussée capitaliste néolibérale - choix de la tertiarisation. Post-industrialiser. Et alors latching onto. Et génération des transformations de l'emploi dans les économies du Nord. Et commodification des savoirs (ou des diplômes, "compétences"). Apparition de l'université (au sens le plus large, toutes ramifications impliquées, jusqu'aux géographies sociales de l'école primaire) comme Frontière de la conquête capitaliste.

(Note prise d'un débat anglophone dans quelque podcast récent, attribution oubliée. Il me semble que c'était dans un contexte commentant l'intelligence politique de Thatcher qui avant d'autres avait saisi la nature des demandes sociales-politiques de classes nouvellement demandeuses - le reste dans le brouillard d'oubli.) 

samedi 1 avril 2017

The Resistance

Mot d'ordre pour le Left Forum de ce printemps 2017 : The Resistance.
On peut avantageusement faire une histoire de ces points focaux successifs, qui racontent une histoire  dans le développement de la mondialisation. Dans les perspectives critiques, vues analytiques, proposées année après année.
Drôle et noteworthy que le visuel pour la page d'accueil cette année soit noir et blanc + iconographie antiesclavagiste et tiers-mondiste. (J'en suis un peu là moi-même alors que je continue à rêvasser à la constitution d'un carnet Hypothèses et ses besoins graphiques.) Ici, noir et blanc des presses des années 20 et 30 (The Negro Worker etc.), et des styles des luttes des années 70, Tricontinentale Black Panthers et al.

vendredi 31 mars 2017

American Affairs

Encore un très bon point par Brice Couturier dans Cultures Monde, cette semaine sur la recomposition des droites américaines autour de la présidence Trump - apparition de la nouvelle revue American Affairs, bien clairement un infléchissement, une réorientation, réécriture, de Foreign Affairs qui a tellement porté le projet hégémonique de plusieurs décennies, temps des neocon, hawks, etc. Affairs garde l'agressivité, un héritage, et American est une attaque antimondialiste.

Dissensions destructrices dans les différentes zones des Républicains et leurs extrêmes sur la droite, qui recouvrent la possibilité d'un conversatisme perdue pendant que durait le combinat avec le libéralisme agressif - effet, capotage de l'abrogation de l'Obamacare, c'est toujours ça pour le moment.

lundi 20 mars 2017

Mondialisme

Nouvelle circulation, et donc nouvelle valeur, du terme "mondialisme".
Depuis que la parole de M Le Pen se majoritarise, dans ces mois de campagne présidentielle.
Nouveau coefficient, et nouveaux enonciateurs. Inclinaison.
Chargé du côté de l'usage, il se resserre évidemment : mot de passe (transformant - intervention dans des champs conceptuels) gelé en mot d'ordre (clivant, et distribuant les camps, pour pragmatique du pouvoir).

dimanche 12 mars 2017

Intellectuels mondialisés

Toujours : à situer en regard de la position des intellectuels postcoloniaux,

1. intellectuels des think tanks et idéologues du néolibéralisme, et des institutions et outils caractéristiques : organisations internationales de "gouvernance" (et outil conceptuel et intellectuel de la "gouvernance" elle-même, posant l'économique en primat du politique), associations mondiales et traités de libre échange, associations de la politique financière

2. intellectuels-activistes type ATTAC, contre-expertise (car il en va de l'expertise en économie politique, et de sa fonction dans la réduction des options politiques à TINA, caractéristiques de la mondialisation). Ici, toute la nouvelle partie de G Pleyers dans sa cartographie des altermondialismes, "the way of reason" : cette option, ce programme critique et militant, est celle du politique (contre le social de la "way of experience") et de la policy, du législatif et de l'information publique, du global (en contraste stratégique avec le local de l'expérience, et ses dimensions individuelles). Autre ingrédient, l'éducation populaire - dit GPleyers. De quel peuple ici justement.
Voir tout de même ce qu'il en est en effet des plans, évoqués et présents, des droits culturels, sociaux, et al.

3. devenir des intellectuels de générations et blocs existants, qui doivent se repositionner, où se voient repositionnés par the shifting ground. Universitaires ici, des champs déchus par la surpuissance de l'économie (voir laquelle, et voir la participation d'universitaires et de chercheurs publics en elle). Leur activité se mesure aux résistances, et aux réinventions critiques. Repensées de l'articulation, justement, et de la morsure, de la pensée sur l'état de la domination. Et envisagement (il s'agit de la double face : analyse des nouveaux termes du pouvoir et de l'aliénation -- il y faut un travail, un effort d'imagination historique et théorique considérable -- et dégagement des praxis qui y répondent) des modes de la critique. Où faire porter. Comment. Judo.

4. tout l'espace des savoirs pratiques non formalisés sous les étiquettes spécifiées du savoir : grassroots skills and communalities, dont certaines très étudiées et self-conscious (soins des procédures de démocratie directe dans la "voie de l'expérience"), stratégies des gens, etc.

dimanche 5 mars 2017

Perry Anderson sur l'état des gauche et droite et extrêmes : "antisystème"

http://www.monde-diplomatique.fr/2017/03/ANDERSON/57243

Diplo de mars. 

. pourquoi les oppositions de droite sont plus successful que celles de gauche, right
. il évite de prendre le terme 'populisme' : le laisse à l'évocation de son emploi, comme stigmate de la part des classes dirigeantes, right, et à l'alarme de la presse, 'danger populiste'
. il regarde les mouvements nés avant, et nés après, la crise de 2008, right
. analyse système-monde des cas UK et US : tous deux par une position impériale particulièrement sensible à inquiéter sous la forme de 'immigration' : UK / Brexit le plus puissant empire européen, et jamais occupé (où la dépossession politique du bas -- encore écrasé par l'inégalisation d'un néolib autrement brutal dans les Iles que sur le continent -- par structuration électorale a poussé à saisir la première chance d'expression, référendum ; expression symbolique, plus que calcul sur l'économique); US / Trump perdant son hyperpuissance absolue dans un multilatéralisme mondialisé possible à prendre comme humiliation du peuple. En distinction des cas d'Europe continentale. Questions d'identité, pouvant primer sur le désespoir économique.
. enfin dernier point bien lancé : le système a déjà produit ses 'anticorps', outre les poussées inattendues de la gauche avec B Sanders et Corbyn : 'l'ordre établi', et "sa capacité à absorber et à neutraliser avec une rapidité impressionnante (vue en Grèce) les révoltes, d'où qu'elles viennent." Les anticorps : jeunes "dynamiques", 'simulacre de contestation contre les impasses et la corruption', Macron et Rivera de Ciudadanos en Espagne.
. enfin note, premier écho de quelque chose qui est déjà bien dans l'air, mais ici saisi : la 'néo-guerre froide' (de Trump en particulier, et dans le mépris de l'OTAN) avec la Russie.

vendredi 17 février 2017

Reflux de la mondialisation - présents et anciens

Les contre-mondialisations, les revers et freins, au fil des décennies d'hégémonie :
. le "retour du religieux", ça fait longtemps qu'on entendait ça
. les guerres ethniques en Europe, Balkans 90s
. les WSF et alter-mondialisation, ATTAC...
. Al Qaïda puis EI et l'invasion de l'Irak, Afghanistan suite etc.
. le danger du climat et les difficultés des mouvements verts
. crises du capitalisme, 2008 et sa valeur historique
. nouveaux protectionnismes et nationalismes

Il va falloir se mettre à refaire, retisser, cette histoire. Quand la mondialisation tourne, aigre, vers autre chose. Reprendre le courant à ses antécédents, si l'histoire tourne et/ou se radicalise et se crispe. Quelles inflexions. 

Theory and social day to day

A good stage last night, at the U of Kent lecture opportunity, for the question to arise, just the right path there, fortuitous terms in the flow of conversation : how do we connect this theorizing, and the rereading of a sequence in intellectual history (not this Saussure but that), with present concrete situations.
The chain of mediations is long but.
. each of the terms which we have available to think about cultures, nations, languages, peoples and the people, are heavy with the sedimentation of theoretical and ideological discourses, illuminating the layers and philologies is making the whole resonances avaible in each of their re-enunciation. Articulate a listening and refine the possibilities for debate, clarify the stakes, and the speech-acts within those mobile coordinates as they come. Saussure, and the successive denegations of Saussure, are woven into the DNA of much of these discursive arenas; clarifying all around those particular ties affords much light on the most general issues. (Of course also the simple reminder that any discussion of practice is shot through with theory, a matter of understanding where and how to look for it.)
. moment of shift in the age of Globalization. We are all sensing the change, media is full of the recognition and suspended sense of perplexity as to what is changing, what is happening, and where things are going. How to read, how to plan for. My take is to look at the shift around the moyeu that is the relation of culture to politics, with its Global age characteristics - a certain nouage working as stress force on the nation-state form - and what is happening to it in this populist moment. The new articulation, which of course will rehearse old discourses (reminiscences of the 30s, and many more available points of comparison etc.), but will be novel and do require observation, analysis, and strategic thinking.

mardi 31 janvier 2017

Etudes de migration

La semaine de Culture monde sur la marche, après les manifestations mondiales de la Women's March du 21 janvier, excellente. Travaux des études sur les migrations très articulés, sophistiqués et fins, à connaître. Une vraie culture collective. Suivre. Sociologies je pense.
Hyperlieux (Musso ?), réinterprétation de la ville contemporaine, choix actifs et projets des migrants, stratégies logistiques, participation à la mondialisation par jeu sur les différentiels de l'économie capitaliste, etc. Modernité portée, détromper l'Europe sédentariste sur le lieu et les acteurs de la modernité. Etc.


dimanche 29 janvier 2017

Tournants

Les choses tournent, très vite. Ce matin parmi des podcasts du week-end, un épisode du tour du monde des idées - tiens d'ailleurs, chronique philologique : les idées reviennent fort, je me rends compte en notant l'annonce de la nouvelle Nuit des idées, Institut français, qu'elles sont mot d'orde depuis quelque temps, faut-il revoir la trame depuis l'ouverture de la Vie des idées ? -  la citation d'un second d'Evo Morales il me semble, Amérique latine en tout cas et tout récemment, déclarant la fin de la mondialisation. Première note, sous mon radar personnel.
Même si idée dans l'air, consensus de diagnostic, (mais le consensus inverse circule autant), par exemple entendu à Copernic hier sous la forme de :
1. un ancien du PC, 40 ans aux RI, faisant passer compte rendu de lecture de deux rapports du Néolib, Global Risk et Global Trends, lecture comme diagnostic fait par "nos adversaires" sur l'absence de vue d'avenir, crise radicale, (rappel de Gramsci, ancien monde, monde nouveau, monstres, ils sont là), et
2. évidemment nouveauté radicale de la menace climatique, résultat historique directeur glaring de la modernité capitaliste. Qui refait radicalement le rapport politique de temporalité : fonction de l'avenir dans l'analyse et dans les programmes pour l'action.

Les gauches se cherchent. S'essayent par les efforts de convergences des luttes. J'en suis encore à Blockadia, de N Klein, comme meilleur candidat à une stratégie. Question des ZAD, question des chaînes d'équivalences / alliances / convergences - et même "intersectionnalité", discuté hier à Copernic comme un souci, un échec so far, une visée difficile.

lundi 2 janvier 2017

Histoire du politique

Boomerang de la mondialisation, embrasements des peuples (dès les 90s), et crise du politique, non seulement celle du périmètre des États.

samedi 31 décembre 2016

Appel du Monde, mars 2016 - option philosophie politique

Le texte "Pas d'alternative : droit d'asile, ou barbarie", du 11 mars (une semaine avant l'accord avec la Turquie), est très dans les clous du politique, quant à lui. Signé par Agier, Balibar, Tassin (les philosophes), Butler (tiens ?), une figure du directoire PC, et al., "un collectif international d'intellectuels", il s'adresse à l'UE, la Commission, l'ONU, aux parlements nationaux et européen, au HCR, a la Cour européenne des droits de l'homme.
Y va de la barbarie. Le genre veut ça, et sans doute ce plan doit être occupé. Ce feu entretenu. Des voix des intellectuels posées et placées. Le texte est impeccable dans l'exercice. Jeu de langage, pour toute sa ressource pragmatique réelle. Il faut jouer ces coups, car cet échiquier est bien impliqué. Pour les coups suivants, pour les autres joueurs et les prochaines phase de la partie, il est nécessaire.

Phrase de la péroraison : "l'Europe à confrontée à l'un des grands défis qui changent le cours de l'histoire des peuples".

Reste, eh bien tout le reste. Je continue à comprendre la multiplicité des acteurs et des options prises, humanitaire plus et moins organisé, et simplement l'aide sur le terrain, et des dissidences comme La Chapelle en lutte. On est dans un autre plan de référence. On appelera ça radical.
Tiens, Agier par exemple, et Nicolas Jaoul. Options différenciées.

vendredi 30 décembre 2016

Peuples de la mondialisation

Ça peut être : peuples de la mondialisation - culture et politique après 2008. Par exemple. L'ère du peuple (Mélenchon), l'ère des multitudes. Quel angle du bloc présent on veut prendre, ou mettre à l'avant-scène.

lundi 26 décembre 2016

"Migrants"

Approche de l'énoncème "migrants" : un tout premier repérage récapitulatif web, quelques reflets de surface laissés par les titres de journaux des 18 derniers mois, depuis la photo d'Aylan en septembre 2015 disons, donne immédiatement la question de l'État, et des tensions et positionnements différenciés - il s'agit donc, ici, à l'ici du territoire accueil, de cela - de la proche collaboration (France Terre d'asile - mandataire pratiquement, pour les CADA) à la défiance militante, Réfugiés de La Chapelle en lutte, tendance ZAD.
Parfaitement compréhensible, et fait carte du champ politique et oppositionnel actuel. Repérer, alors, la gauche communiste ou NPA etc.? Voir les déclarations, qui ont été produites, par Michel Agier, Balibar, etc. Badiou peut-être ?
Pratique et lutte de la frontière, exactement. En terrain de ça.

lundi 19 décembre 2016

Culturalisations de la mondialisation

J'en suis toujours à ce marécage précis des culturalisations dans le profil de l'histoire depuis 1945, disons. De Mattelart, je prends un premier sondage de la valeur postWW2 et post-Auschwitz de la culture, qui va construire l'UNESCO, faire Malraux et l'invention d'un ministère de la Culture, les maisons de la culture en France etc. Une histoire de la culture, de ses institutions et institutionnalisations dans la sphère sociales, sa constitution en sphère - au moment où Arendt travaille à ressaisir la sphère politique. C'est sûr que nazisme et fascisme en avaient totalisé les articulations exactement. Arendt aussi, nécessairement d'ailleurs, sur les distinctions et articulations entre sphère privée et sphère publique. Et toute la réflexion post et néo-marxistes sur l'autonomie relative des sphères, économie et superstructure, production et reproduction.

Amselle, sur la racialisation, ethnicisation de la France, sur base d'import du "paradigme multiculturel et postcolonial", indique quelques pans ou quelques points - où il vient poser ses bagages avec amertume, et avec des perspectives faibles pour la construction de la contradiction, faiblesse du polémos.
D'une part, la question de la mondialisation et du nouveau protectionnisme, qui allie en effet des bedfellows étranges : "décroissants" et M Le Pen etc. Oui. Alain Caillé contre le nomadisme deleuzien et " sa version libérale chez Jacques Attali, pour s'opposer au cosmopolitisme" 23. Et alors louanges des sociétés traditionnelles pour modèles d'entraide et de solidarité (Clastres non mentionné mais répère pour moi disons, valeur de l'anthropologie anarchiste). Thèse du primitivisme de gauche, MAUSS, localisme. Critique déclarée, sans trope de précision pour identifier des discours, de l'anthropologie marxiste, dans sa tradition commet dans ses affiliés présents, pour même primitivisme : il y aura ensuite un chapitre consacré à elle, dans "La face cachée du populisme". Donc bien : valeur contemporaine propre à la société mondialisée (qu'il discute ici dans la tasse de thé du débat français : qu'est-ce que c'est que ce geste, trope polémique justement ? Même réduction du champ dans
Taguieff).
D'autre part, les culturalisations propres au présent politique français. D'abord une importation (culturelle, culturalisée , si prise comme "anglo-saxonne") de postco. Une dénonciation du lâchage de l'internationalisme (qui n'équivaut pas, d'où ambiguïté, à sa défense comme projet).

Il reste intéressant de noter, d'interroger, la prise anthropologique sur la mondialisation. La sienne, et plus généralement, parmi les discursivités en pratique sur le mondial. C'est vrai que je ne l'ai pas trop considéré en tant que question propre jusqu'ici, et qu'elle est nécessairement éclairante. Voir comment T Asad montre la prise particulière sur le séculier, par exemple, et comparativement par exemple, constrastivement, avec la religion comparée, puis ses disciplines venues en succession (- à suivre précisément). Comment l'anthropologie, sollicitée sur son terrain traditionnel mais terrain transformé et à recartographier, devant la sociologie, première active il me semble, si on ne veut pas prendre par les initiatives directes du côté de l'économie néolibérale.
Voir les disciplines, toujours. Comment l'anthropologie était prête et se reconnaît, comment est doit se réinventer et pratique sa concurrence par les autres plans de discours. Les disciplines du politique, ici, à situer aussi dans leurs positionnements et stratégies. Relations internationales, géopolitique, philosophie politique (plenty there : tient, comme les crises et échauffements disciplinaires font signal pour des mutations des objets et des conditions), études de migrations (géographie humaine)...

lundi 5 décembre 2016

Étranges compagnons d'anti-mondialisation

 Il me semble clair que la signification politique des "populismes" nouveaux (malgré la défaite de Norbert Hofer en Autriche apprise ce matin) est avant tout et structurellement une contre-mondialisation.
Développements, mutations, de la mondialisation : mouvements anti-mondialisation, strange bedfellows, de Daesh, Trump, et Dakota pipeline indigenous resistance - on apprend ce matin la décision du refus de permis. Victoire.
Que penser de, comment penser, ces facettes contradictoires, effets diffractés et communs, qui éclatent encore le phénomène à saisir. Commencer par regarder ce qui reste actif à travers ces renversements : le néolibéralisme alive and well dans les nouveaux alliés dont Trump s'entoure, etc.

mardi 29 novembre 2016

Sexualité mondiale

Gay Pride à Delhi : expérience sociologique, et mondialisée, cosmopolite plutôt qu'indienne. Images frappantes. Effet, avec goût de malaise, de clique. Comprendre ça. Connaught Place choisi comme lieu d'inscription.
L'étranger toujours comme aiguillage sociologique, compliqué du national.

vendredi 25 novembre 2016

Internationalisme - décolonisation commune, for one

Je me demande ce qui de l'internationalisme (les, historiquement variés par les situations évolutives de l'expansion mondiale du capitalisme) n'est plus disponible pour les situations présentes.

Ça commence évidemment par l'évolution de la forme nation comme dépositaire du politique, et des valeurs idéologiques du nationalisme - outre l'histoire européenne nationale-coloniale, ses valences dans la Décolonisation étant une chose, ses répercussions plus longues dans les situations postcoloniales autoritaires ou de guerres civiles étant une autre.
Que la Mondialisation ait façonné d'autres valences, extrêmement complexes et diffractées, de la forme Etat-nation est un point de départ et non une conclusion. Que les populismes les plus récemment arrivés à hégémonie font basculer des planchers entiers des compréhension, de même.

Voir :
. carrière de la délégitimation du "tiers-mondisme" de guerre froide
. carrière de l'alter-mondialisme : sa dilution. Voir avec G Players. Il faut en particulier que je tire ça au clair.
. carrière des BRICS et nouveaux horizons de multi-latéralisme, 2000s - et régionalités de libre échange ?
. effet mondialisé de 2008, histoire commune s'il en est. Démaillages mais persistances.
. utopies du Blockadia, et celles du local : presque un situationnisme : Dakota pipeline en ce moment-même, Notre-Dame des Landes etc. Dans l'ex-TM ?? Luttes contre les barrages, Inde et Chine, that's for sure. And.
...

Il semble évident que la direction pour l'Europe est une décolonisation profonde et commune. Une internationalité (Il faudra trouver un, des, termes qui pourront remplacer celui-ci qui est lié, aux siècles nationaux, contre-géopolitique de la Mondialisation en basculement).