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samedi 19 novembre 2016

Minority news - expérience Global South

L'euphorie de se reconnaître, après l'effort dépensé (S Dufoix, F Cusset, Simon Tabet) pour rassembler ce groupe pour le colloque Théorie critique et Global South : s'y retrouver, your tribe (F Moore Lappé), malgré la dépression qui fait toutes les conversations (état de Trump), et malgré en matinée au moins la maigreur du public : la faiblesse, minorité, du rendez-vous.
L'euphorie : le bien que ça fait de parler à ces niveaux d'analyse, informés, détaillés, internationalisés au sens de la compréhension large et multisituée des questions. La masse d'information et de culture conceptuelle comme humus commun, à partir duquel les vues apportées viennent dégager des ouvertures, tracer ces crêtes, déplacer les lignes, rafraîchir les perspectives effectivement. Partager aussi le mode de vie de gros lecteurs, de travail d'invention dans les textures (soit luttes) institutionnelles, et de circulation dans les locations du savoir.

Il y a la situation française, dans ces effets : francophone d'une part (G Players est dans la même position de conversation), et française en sus (il le souligne, comme notable, spécifique).
Je me sens : habituée de la minorité obscurité minoration d'une part. Et d'une autre : sans adhésion sans investissement particulier, pour cause d'anglicismes, dans la situation française. Je note cette observation. Elle sert : à aiguiser l'attention vers les verrous intellectuels et institutionnels en France, historiquement signifiants dans leur variation pour toute compréhension du mondial. Éclairants. Faut l'analyser.
FC note : pas les collègues par proximité, pas les activistes. Je note aussi, connection manquée avec les zones EHESS et chercheurs hors université. Shalini note : illisibilité, pour regard international, de la scène de la recherche à Paris.

État du speech-act. Activer ces voix dans la "location" français
Aux mêmes dates exactement que "Theory Now" à la nouvelle Colonie, Kader Attia, Lionel Ruffel, la puissance de ces réinventions ré-agrégations etc.

Beaucoup à récolter les travaux de jeudi et vendredi, agenda. 

dimanche 11 septembre 2016

Traduction : Gramsci, Mezzadra-Nielson

Oui, il y a des positions de classe dans la question de la traduction, qui est organisée par la division du travail. Mondiale, évidemment.
Mezzadra & Nielson, 273 : "In a world obsessed with linking and networking, in practices of work and political organization, it is important to remember the relations established in moments of disconnection, discontinuity, and confrontation with the untranslatable. While capital labors so under the illusion of translating everything into its language of value, living labor is continually crossed by discontinuities and differences."
Beaucoup à démêler ici, beaucoup à penser. Le rapport entre valeur et valeur, au profond des systèmes qui évoluent l'un sur l'autre et dans l'autre, du symbolique et du matériel. Des idéologies du langage, et de l'étranger, cosmopolitisme, internationalisme. Des idéologies de la traduction.
Oui Solomon, Sakai etc.
M&N partent de Gramsci partant de Lénine.

Oui, une des stratégies traditionnelles du capital est depuis par exemple l'esclavagisme colonial la séparation des langues, et des groupes culturels et familiaux : "regional, kin/ethnic, and linguistic networks are 'often manipulated by the production machine to create a division of labor and job hierarchies' (274), dans tous les âges du capital.
Type : the motley crew, Linebaugh&Rediker, et alors les créoles, de travail et de résistance.
(Voir la thèse de Ravi sur les situations linguistiques dalit aussi : la stratégie d'exploitation dépasse le seul cas des systèmes capitalistes).
Voir ensuite Schuchardt, sur les croissances linguistiques, créoles et lingua franca, en situations de commerce et d'esclavagisme etc. 

mardi 29 mars 2016

Délinéations de la traduction

Rencontres Columbia autour de développements de la traduction, depuis French, English, Comparative literatures & societies.
Dessins : traduction et réciprocité ; justice linguistique. Astute and on point. Et perspective vers une réorganisation de cursus d'enseignelent supérieur.
Il y a l'histoire à faire de la nouvelle fonction, pratique et théorique/universitaire, de la traduction, check.
Puis la traduction pour comparatisme, valeur critique. On peut le faire depuis la dynamique des G du M. Ou de la question des nouvelles migrations trans-méditerranée. 

mercredi 9 mars 2011

Centre franco-allemand de recherches en sciences sociales

Centre Marc Bloch. Présentation / web :

La création d’un Centre franco-allemand en sciences sociales a été décidée conjointement par les gouvernements français et allemand dès le lendemain de la chute du Mur de Berlin. Fondé le 9 décembre 1992 et inauguré le 8 septembre 1994, le Centre a été placé sous le patronage de l’historien Marc Bloch. L'historien Etienne François en fut le premier directeur, de 1992 à 1999. De 2000 à 2005, sa fonction fut reprise par la philosophe Catherine Colliot-Thélène. La direction est aujourd'hui assurée par Pascale Laborier, spécialiste de sciences politiques.

Le Centre Marc Bloch est un Institut de Recherche du Ministère français des Affaires Etrangères et Européennes (UMIFRE 14). Il est placé sous la tutelle conjointe du Ministère des Affaires Etrangères et Européennes et du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. Il héberge une Unité de service et de recherche du CNRS (USR 3130). Il bénéficie depuis 2001 d’un financement du Ministère Fédéral allemand de l’Education et de la Recherche (Bundesministerium für Bildung und Forschung - BMBF).

Le Centre est doté d’un Comité d’orientation stratégique constitué des représentants des institutions de soutien et d’un Conseil scientifique franco-allemand chargé de définir les orientations de la recherche. Actuellement, ce Conseil scientifique est composé de : Jutta Allmendinger, Michel Dobry, Michel Espagne, Gunter Gebauer, Luca Giuliani, Hélène Miard-Delacroix, Hans-Peter Müller, Christine Musselin, Paul-André Rosental et Gesine Schwan.

Situé dans une perspective pluridisciplinaire, le Centre accueille toutes les disciplines des Sciences Sociales, notamment : Géographie, Histoire, Science Politique et Sociologie.

La dimension d’intégration franco-allemande du Centre est constitutive de son originalité.
Enjeu scientifique, intellectuel et politique, elle s’insère dans une perspective d’extension européenne. Le Centre travaille ainsi avec des institutions et des équipes de recherche implantées dans différents pays d’Europe, notamment en Hongrie, en Pologne et en République Tchèque.

La recherche
Le Centre a pour vocation de réunir des chercheurs, des post-doctorants et des doctorants français et allemands. Il organise pour ces derniers un séminaire de méthode bimensuel, lieu privilégié de présentation et de discussion des travaux en cours. Il suscite des séminaires de recherche plus généraux centrés sur ses axes prioritaires et auxquels sont invités des intervenants des Universités françaises et européennes. Il organise ou co-organise des colloques. Le Centre veille tout particulièrement à la bonne insertion des doctorants dans les institutions de recherche locales

Les recherches du Centre Marc Bloch s'organisent autour des axes suivants:
La formation à la recherche
Parmi les activités du Centre, la formation à la recherche occupe une place centrale. Dès octobre 1992, le Centre a ouvert à l'attention des doctorants qui lui sont rattachés un séminaire de méthode pluridisciplinaire. Il est depuis ses débuts partie prenante à l'Ecole doctorale sur le comparatisme en sciences sociales, organisée en commun avec des historiens, des sociologues et des ethnologues de l'Université Libre et de l'Université Humboldt. En liaison, enfin, avec d'autres institutions françaises, allemandes ou étrangères, il participe à l'organisation d'écoles d'été, en Pologne notamment. Les chefs de projet et les chercheurs qualifiés du Centre assurent, outre leur travail de recherche proprement dit, une tâche de tutorat individuel auprès des doctorants. Les doctorants rattachés au Centre sont par ailleurs associés à la mise en oeuvre de ses programmes et autres activités de recherche

vendredi 12 décembre 2008

Le subalterne : généalogies trans-culturelles

Généalogies à recomposer, pour comprendre quelque chose des enjeux, dans les effets théoriques des 20 ou 30 dernières années, et leur caractéristique trans-culturelle. Pas nouvelle (voir l'humanisme, et jusque, à reculons, la philologie alexandrine etc.), mais c'est rétrospectivement qu'un contemporainéiste le sait et peut commencer à la fouiller.

Il faut arriver à entendre, à l'oeuvre dans la proposition contenue dans le terme de subaltern, la résonance complexe de Gramsci et sa philologie-politique (qui est déjà une relecture de Marx, et une philologie de la philosophie politique ; une critique de l'économie politique par le culturel) ; reprise dans Ranajit Guha pour le Subaltern Study Group indien ; reprise dans Spivak qui le croise avec Derrida (!) et la logique du supplément en fournissant la traduction authoritative de la Grammatologie ; reprise par Bhabha quand on arrive à lui, qui relit Derrida passé par Spivak.
Pour embrayer un travail critique aux implications complexes mais remarquables, actives. C'est le bloc qu'il faut prendre.