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samedi 29 juillet 2017

Idéalisme, mais aussi idéalisme

Splendeur et misère - critique et croyance - de l'idéalisme.
Du culturalisme.

Dans la poétique, qui se fie seulement au "tout dans la langue est histoire", la grande qualité spécifique est dans le plain-pied avec les discours qui sont à l'étude. Cette transtextualité, opérateur. Il faut s'assurer qu'il fonctionne pour la critique : alors à quelles conditions. Qu'on trouvera, variant, dans l'histoire.

lundi 5 juin 2017

Culture - carving a space for, 70s

Duh, things becoming clear, and the decades that are required for this at last settling effect!, Clifford Geertz, wriggling to make room for culture in the evolutionary story of postwar behaviorism, 82:
In order to make up our minds we must know how we feel about things; and to know how we feel about things we need the public images of sentiment that only ritual, myth, and art can provide. (emphasis added)
He call rituals, myth and art the processes of the public, or of the cultural (including evolutionary, phylogenetic) nature of man, which conduct affective process, in tandem with intellective ones shaped institutionnally by discursive languages, maths, and experimental routines - which I suppose cover sciences.

samedi 8 avril 2017

Décennie Cultural Studies - France also

C'est-à-dire qu'il y a bien en France, dans des termes spécifiques, un mouvement de la réflexion sociale (les sociologues aiment bien dire "les sciences sociales" - pour faire nombre ? ou pour enregistrer les différences des familles discursives méthodologiques et idéologiques de la discipline ? On sort du couple marxisme/Aron, avec des complexifications qui cherchent du côté du "retour du sujet" très explicités, revendiqués)
il y a bien, donc, un mouvement de la conversation qui court en parallèle reconnaissable avec les Cultural Studies anglaises. La comparaison est ouverte. On y lira très certainement le bouchon particulier que constitue le "multiculturalisme" et la digestion impossible des divisions nationales autour de la guerre d'Algérie. On pourra le cerner ici, dans les textes ; en faire corpus.

Passage de La Démocratie à l'épreuve sur la transformation de la question sociale (58-60, avec invalidation de la force descriptive de la catégorie classe) en la question culturelle, avec la figure coagulée de l'immigration.
(On débouche toujours à nouveau sur ce scénario, on continue à le comprendre, à chercher un chemin  dans la compréhension des mutations pour déboucher sur lui, reconnu, insistant. Décidément. Just a little impatience with this, there´s more to articulate.) 

Racisme 1980s

La Marche de 1983 - date également du "tournant de la rigueur", dont la logique vient finir de se fracasser à ces semaines de désagrégation des partis dans la campagne présidentielle -, activité de Taguieff Wieviorka Balibar/Wallerstein (est de 1989) et al. dont critique de l'antiracisme (récupération, institutionalisation), et maintenant je note aussi : Albert Memmi, me dit Wieviorka, 1982, Le Racisme.

Comment ce temps antiraciste s'est posé et développé en décalage, stratégie nécessairement concertée le contexte étant si explicite et si présent, avec les gauches et les gauchismes anticolonialistes des 70s. Stora explique bien le scénario explicatif des longs effets, de génération en génération, de la fin de l'Algérie française. Temps de la disparition de la référence Fanon : exactement décrit par ma génération de scolarité. Période libérale ou néo, culturaliste si la question est posée par la catégorie du racisme, et occupée à désarticuler l'état de l'échiquier formé par les luttes de la décolonisation, qui sont des luttes politiques. Le postcolonial est tout ce (re)nouage. 

mercredi 21 décembre 2016

Culturalisme et populisme - Amselle contd.

Amselle suite : le culturalisme est un populisme ?

Il appelle "la face cachée du populisme" sa généalogie Lewis Morgan, anthropologie évolutionniste, que reprendra le Engels de L'Origine de la famille etc., et reste d'évolutionnisme dans l'anthropologie, et dans les prolongements du marxisme vers les situations très dérivées de la gauche actuelle (en France - soit : options libertaire, "postcoloniale", nationalisme jusqu'à souverainisme, et al.)

Que dit, que montre exactement, du populisme ?

Amselle 91 : "le populisme anthropologique".
93 : cité JP Olivier de Sardan, sur "populisme méthodologique", avancé pour une anthropologie du développement (2001) en distinction d'un "populisme idéologique".
À mètre en série à la fois avec U Beck, nationalisme méthodol, et Spivak et al., essentialisme stratégique.

lundi 12 décembre 2016

Barbares

Glorious 70s ! Brassens, rappelé par JN Jeanneney dans la Concordance des temps du week-end consacrée aux Barbares : "les imbéciles heureux qui sont nés quelque part", et qui viennent de X, de Paris, "de Sète ou de mon cul". 

vendredi 25 novembre 2016

Histoire commune : contre les civilisations

Me suis trouvée à dire, aussi :
retour à Paris depuis Shimla en novembre 2015 : la Syrie est ici, je le savais, maintenant je le sais, étendue matériellement dans nos vies personnelles et avec médiation par tv réduite sèchement - le sanglant ici - a une chaîne très courte :
academic, cultural, critical response : "the appalling effort" of creating/understanding (toujours cette interface de l'historicité, du contemporary articulé par G Stein) "a common ground between us".

Le travail : radiographier, extraire la géographie, de ce qui fait faire histoire commune, dont celle de la Guerre ou celle de la terreur. Les médiations, historiques et géopolitiques, sont de grande complexité, et leur vue mal favorisée par la shallowness de l'analyse dominante dans le débat médiatique, national, air de conversation et de consensus ou même de polarités et dissenssions dans cet espace. Revenant d'Inde est important : je revenais avec la vue très large, écarquillée par mon séjour d'apprentissage dans la largeur de l'histoire, précisément. Frappée par les limites du regard depuis Paris. Qui m'en apprend beaucoup - puissance de l'expérience de l'étranger, toujours - sur ce qui est limité, bloqué, invisibilisé. 
L'évidence de savoir vivre maintenant dans cette histoire commune, qu'il faut découvrir (avec ses propres ressources, efforts de connection aux réseaux d'information et sources d'analyse, efforts de bibliographie et de corpus, efforts pour imaginer les alliances critiques-actives). Faire et découvrir et faire.

Histoire commune n'est pas l'histoire connectée, ni l'histoire mondiale, même si elle tire d'elle des ressources indispensables et constitutives. Elle doit unearth les médiations, longues, complexes, changeant très vite aussi, et que tous les acteurs ont profit à masquer, relais de situations de domination et de guerre des dominations. Il s'agit de travailler aux rapports. Ce qui permet aussi de rendre repérables les contre-alliances, traverses critiques, contre-blocs possibles, imaginables, utopiables.

La droite française qui se dessine avec l'émergence de la figure F Fillon : plante son repère avec la vision de la colonisation comme aventure culturelle.

La culturalisation va être un processus dominant, il semble. D.où : l'attention aux producteurs de culturalisme

vendredi 6 mars 2015

Fronts renversés - peuples mobiles, et confusionnisme

Excellente excellente conclusion analytique d'Olivir Roy à son Islam mondialisé, sur les questions spécifiques (et majeures) prises et recalculées par le livre.
Mais aussi, ces dynamiques de mobilité des cadres et des termes, qui font les effets de brouillage, de paradoxe (il doit s'appuyer constamment sur ce trope pour souligner les résultantes inédites des transformations qu'il décrit, dans les processus de la déterritorialisation), et de front renversé. (233)
Ce sont ces effets qui rendent les cartes idéologiques ou des valeurs difficiles à lire, et les positions apparemment ambiguës, les choix complexes puisque la grammaire idéologique se transforme, les cartes se superposent.
Voir ces effets de nouvelle illisibilité, qui est le temps de transition des termes et la superposition des lisibilités, rencontrées concernant toute la phase de la New Left - les scissions nécessaires entre SDS et SNCC pour commencer. Puis tous les culturalismes nécessaires par l'évolution de l'histoire de l'immigration en UK ou en France, débouchant tardivement en France sur les mouvements des Indigènes (ayant été bloqué, sans doute, par la phase SOS Racisme, au moment de la récupération de la Marche des Beurs).
Où le travail de grands analystes comme Stuart Hall et al. apparaît toujours plus pénétrant alors que l'histoire en consolide la force par légitimation, conviction, rétrospectives.
Ou du travail comme celui de F. Jameson.
Avoir su faire varier les 'levels', et observer les découplements inédits entre politique, idéologique, culturel, social, religieux etc. Ce qui implique l'effort sans doute crucial : de décompléter, historiciser, le politique. Ni dans le fonctionnement étatique, et ses corps intermédiaires civils, ni dans le registre idéologique.

Accord des deux parties sur le Clash de Civilisations : prenant l'islam en fantasmatique et identitaire, de part de d'autre. 232.
Débouche (234) sur : 'Ce qui explique la confusion, voire le confusionnisme c'est le changement du paysage mondial, et non pas un cheminement intellectuel (ex généalogies intellectuelles, laïcité jacobine 233, antisémitisle de gauche, etc). Le brouillage des catégories. 

samedi 14 février 2015

Islam, culturalisme, prolongements du tiers-mondisme

Cette séquence, à construire et éclairer : Roy 121 :
Mais la relecture en termes de valeurs ['un islam humaniste', distingué de l'islam juridiste et prescription, ou mystique, ou social] n'est pas forcément ni automatiquement 'libérale' : elle permet aussi l'émergence d'un culturalisme islamique qui reprend un certain discours tiers-mondiste sur l'authenticité et la différence culturelle, dont les valeurs (entre autres morales et familiales) sont fondamentalement conservatrices. ... Lutter précisément contre la reconnaissance de l'homosexualité et pour la déférense de la famille ; ces valeurs traditionnelles sont aussi portées par une littérature de fiction. [en note, précision sur  des romans édifiants iraniens ou des romans populaires turcs, auteurs femmes.] 


lundi 10 novembre 2014

JL Amselle, rouge-brun, et culturalisation

Jean-Loup Amselle écouté dans la Suite dans les idées cette semaine, sur la base de son Les nouveaux rouges-bruns. Titré par S Bourmeau, 'la zemmourisation de l'espace public'.

Reprise de la ligne de débat de 2002 (?) sur les nouveaux réacs, sans regard en arrière, soit. Lindenberg faisait déjà ce trope des années 30.

Amselle connecte cette difficulté persistante à penser les alliances étonnantes, procédant de glissements de terrains où des pôles idéologiques étrangers se trouvent rapprochés contre la logique droite/gauche : connecte avec 'le primitivisme' (genèse de la discipline anthropologique, coloniale, et malgré ses générations marxistes - Balandier, E Terray -, toujours et nouvellement primitiviste, avec C Lévi-Strauss en figure clé), connecté lui-même avec le relativisme culturel = postmodernisme, postcolonial.

Il en va bien de la dynamique d'engrenage complexe du culturel avec le politique. Passionnant d'en voir encore les reconfigurations et les brassages, complexité conceptuelle épaisse de sens comme l'anthropologique même. J'en étais déjà à ces termes avec Taguieff / Coetzee. Sans oud :::

Interruption par glitch technique : reprendre par 'les divisions apparues' / Traité de Maastricht, Cusset 188 : glissements de terrain, clivages, lignes de front, recompositions, (dynamique différentielle du sens en politique, speech acts à efficace politique). 

Il s'agit des mouvements sociaux, mobile, mob. Des mouvements du social, plasticité
anthropologique, qu'il revient au penseur de suivre, analyser, articuler, dans ses effets d'inédit.
Cf Robert Castel : Métamorphoses de la question sociale, 1995 ?

lundi 6 janvier 2014

Théorie, morale, énonciation

Essayer d'approcher l'intuition, le proto-savoir, autour de la transformation de la 'théorie' comme nom de l'activité et comme mot d'ordre épistémologique. Beaucoup à reprendre, c'est entendu, et je n'y ferais que rejoindre un courant vaste et chargé, de grincheux mais aussi de critiques qui ont travaillé à débloquer ses impasses.
J'y pense en considérant la lecture de The Many-Headed Hydra, et cherchant à comprendre l'insatisfaction, qui me fait replacer la tâche de lecture dans l'espace histoire et information plutôt que dans celui de ma matière. Et préférer reprendre Les greatest hits des Global Studies. Le travail historiographique, constamment créateur de perspectives dans son cours de recherche et d'illumination dans les multiples zones, connues et inconnues, de l'histoire. Par là critique, et dans les cas des grandes œuvres, puissamment, peut-être le plus puissamment ? Quand l'historiographie refait une pensée anthropologique sur elle-même.
Mais. La nature du travail, et la nature de sa matière, comme de sa visée, en deçà de ce dont j'ai soif. What? Désir de la proposition d'une valeur? D'une qualité idéologique? Fibre morale? C'est un peu ce que je devine à moitié et ce que je crains. Les moralités des sixties, celles des gauches et nouvelles gauches.
Désir de la dimension anthropologique, et épistémologique : des dégagements conceptuels. Certainement ça. Actes de libération sémantique-politique, ras du politique. L'enjeu est souvent celui de tenter une politique au ras : moins exactement from below que depuis ici. Valeur de ça, épistémologique et politique ??
Il me reste toujours le passage à la masse, le molaire, à faire. Que le sujet soit social, no prob. Reste à savoir penser le subjectif, le linguistique, l'énonciatif, du peuple. Souvent je l'essaie par le saut à l'histoire, comme illustration de ce que ce jet, cette popul-ation, cette culture, peut être. Ce qui m'amène à remâcher les débats autour du rapport culture / politique, à y orienter des manœuvres, des façonnages, des propositions : bon. L'ensemble des critiques marxistes, et l'ensemble des philologies.

Je pense aux travaux des chercheurs, qui sont autrement situés dans les champs institutionnels et disciplinaires : CH, LZ, Sanjay Subrahmanyan, et les savants dont on lit l'histoire avec ce plaisir du désuet, dans Olender par exemple. Et à la nature du travail qui peut se faire, avec mes moyens en tout cas, dans le cadre universitaire : pas la même espitémologie, et il n'y a pas forcément à le regretter. What here? > À poursuivre.


dimanche 8 septembre 2013

Weber : Hindouisme et bouddhisme

Achevé d'écrire autour de 1913, publication entre 1916-17 et 1921.
Introduction approfondie, sur la logique de l'argument et sur la réception, en France, US et Inde nehruvienne et Allemagne.

Une ligne de clivage, entre Weber et Mauss-Durkheim (sociologie du pouvoir, domination, culture [comme] savante, contre sociologie de la cohésion et de l'intégration sociales) ; entre Weber et Dumont, qui se démarque toujours plus nettement : 'En bref, du point de vue dumontien, Weber aurait  mésestimé dans son étude l'importance des phénomènes symboliques au profit d'une mécanique des rapports de force et , au total, son projet de sociologie comparée serait hypothéqué par cet 'ethnocentrisme ... Si caractéristique de la sociologie occidentale'. 59.
Dumont, certainement : 'idéologie', symbolique, (il ne dit pas culturalisme mais) : pour écouter les spécificités des rapports sociaux, et faire la place pour une culturologie du pouvoir, une critique du pouvoir dans ses catégories européennes. Rapports des brahmanes au roi, pouvoir religieux et pouvoir temporel.
Ce qui est relevé comme choquant les sociologues de tradition française : 'matérialisme 'primitif'', 'objectiver les biens religieux et les fonctions qu'ils remplissent, en Inde autant que dans les autres aires culturelles, dans les relations de domination entre les groupes.', 58.

60 : conditions de la réception américaine qui relit Weber en (mauvaise, semble-t-il) traduction anglaise : cadre de la sociologie Talcott Parsons, structuro-fonctionnaliste, et 1960s occupées du containment du communisme, jouant l'alliance avec Nehru contre la Chine et contre l'extension communiste. La question devient : Weber pour comprendre les échecs du développement en Asie. Question de la modernisation, de l'action et de la valeur, de la rationalisation et de la résiste axé à l'industrialisation... Penser les obstacles au développement (et au capitalisme).
'Le sociologue se transformant en expert culturel de la sociologie du développement', 62.

Autre NB : la méthode weberienne est par comparatisme. Des ethos économiques, des religions, de sociologie comparée. 

mardi 23 avril 2013

Histoire du culturalisme

Il y a à faire une histoire, un suivi généalogique, du culturalisme. Et les épisodes de ses rapports (instrumentalisation, alliance, critique...) avec le politique - a prendre également comme relevant d'une histoire.
Les enjeux de ses usages comme repoussoir, ses dénonciations. Pour la faveur de quels opposes, quels plans différenciés par cette opposition, rejet ?

vendredi 28 septembre 2012

Peuple de l'anthropologie, peuple de la science politique

Le politique comme contrainte / le politique comme émancipation : subjectivation et invention de peuple.
Ce qui se joue entre les deux points de vue sur le social : anthropologique par le culturel, politiste par le politique-pouvoir. Le peuple-invention / le peuple (éventuellement, par ex, 'mob', foule, massés, démocratie à l'horizon de Tocqueville) rapport de forces.
Sens et force - et bien toujours l'horizon persistant de la conceptualise Foucault, dynamique savoir/pouvoir et ses lignées paradigmatiques.
Subjectivation et assujettissement. Interpellation et contre-interpellation (JJ Lecercle à partir, dit-il, de Butler sur hate speech.

Peuple des philologies (généalogie allemande contra géopolitique culturelle de la France classique), peuple des philosophies politiques (généalogie grecque, c.-à-d. dominante au national européen) et des sciences de l'exercice du pouvoir (science po et ses antécédents autrement distribués dans la texture sociale de formation : sciences du temporel, dira une sociologie bourdieusienne).

Reste le cadre : culture et politique.

On dira aussi, on a dit, : créativité / production.
Où se situent et se délimitent mutuellement, lignes tracées de différenciation idéologique : les marxismes y compris de méthodologie sociologique, et les spinozismes contemporains. Dans leurs rapprochements problématiques avec le libertarisme néolibéral.

lundi 5 décembre 2011

Inde par séjour : déculturaliser

A quoi sert un séjour [en Inde]. (Institutionnellement, épistémologiquement, à quoi sert un séjour d'étude ; et à quoi les sciences humaines ont besoin de budgets épais, équivalents aux dépenses des sciences, contrairement à, etc.) : à déculturaliser.
A déprendre les romantismes de l'ignorance, propres aux savoirs de l'étranger (d'autres zones non exclues du même effet, mais c'est un autre problème). Qui sont des culturalismes. Fonctionnant sur des identités : donnant à croire qu'une identité est ce qui joue. Alors que jouent :
1. d'une part des dynamiques de fissures - plus précisément, des dynamiques de clivage (et conflits) - et de polarisation,
2. des historicités (plus précisément, des labilités qu'un travail sémantique obstiné s'acharne, quand c'est le cas, à quadriller, à symboliser, à conceptualiser, à produire comme sens),
3. des matérialismes sociaux toujours plus archéologiques sous les pieds : qu'il y a toujours à gagner sur les romantismes, sur les croyances aux identités, de tout poil. Sous les pavés, l'économie politique - sous la lutte pour les droits politiques, les "intellectuels" nationalistes et urbains mal maillés à aucune base sociale ou nationale ou économique (Sunil Khilnani sur "Temples of the Future", dans The Idea of India) ; et la socialité locale, immédiate, maille par maille (Surinders S. Jodkha ed., Contemporary Discourses on Culture and Politics in India ; Dipankar Gupta sur "space", soit l'identité sociale et politique localisée au max, au plus ras).

Travaux des social scientists Indiens sur culture et politique. Avec le pb du système des castes au regard de l'Etat-nation de l'Inde, pour commencer.

lundi 14 novembre 2011

New Left suite - culturalisation du marxisme

Cette recomposition que je vois se refaire en prenant par Laclau, dans l'histoire de la New Left, point also :
la culturalisation du politique, - certainement du marxisme -, orientation déjà imprimée dans ce projet. Gramsci inflexion après Marx et les marxismes ; intérêt britannique pour Foucault ; développement du Western Marxism ; le Maoïsme en France.
Culturalisme. D'où la connexion des Cultural studies (R. Williams, EP Thompson comme point de repère).

samedi 15 janvier 2011

Internationalismes, culturalismes

Non seulement la série des Congrès panafricains, puis Conférences, Festivals, et toutes les déclinaisons, recomposées pour partie dans la chronologie de Gradhiva, Sarah Frioux- Salgas, commissaire scientifique de l'expo sur Présence africaine à Branly.
Mais aussi prendre, avec Hannah Arendt dans sa généalogie de l'antisémitisme dans Origins of Totalitarianism, par les congrès du sionisme. First Zionist Congress, 1897.

Et les "world concept[s]", Arendt : des pan-movements continentaux contemporains et concurrents des impérialismes 1884-1914.
Et la forme culturelle du "Congress".

lundi 13 décembre 2010

La colonisation "catastrophe culturelle" - Polanyi

Avec Polanyi, prendre par : non (Said) l'imposition culturelle, la force politique des représentations [au risque de culturaliser, soit de faire fonctionner une croyance et non une histoire de la force culturelle], mais par la colonisation comme attaque des systèmes intégrés sociaux, culturels et économiques des sociétés. Désintégrer les systèmes, disloquer les institutions, casser les liens de l'homme, la terre et la production ; séparer l'économique, créer des marchés du travail, du loyer et de l'industrie, et provoquer par là les "catastrophes culturelles" effets de la colonisation.

Mesure du culturalisme des postcolonial studies, de l'orientation imprimée par Said, depuis une position sociale où "culture" est une force de classe. Une force d'énonciation, performante de politique (le discours sur la culture, les accords sociaux scellés dans les discours sur les Lettres et sur la Rhétorique), plutôt que désignant une force historique effective. Il continue à manquer une théorie de la culture donc, on continue à profiter de l'élan de contrats culturels qu'on prend pour naturel alors qu'il est profondément spécifique, historique - si largement qu'on peut s'y laisser prendre. Part non interrogée de culturalisme, on s'y appuie. Restant à travailler, à dégager : les fonctionnements sociaux qui se maillent dans le culturel. Le culturel (l'anthropologique dans ses spécifications historiques, ses variations donc, ses "transformations" si on utilise la "théorie du changement social" de Polanyi même) comme systématicité, organicité (il utilise le terme - voir ses résonances), d'un tout social. Fait social total - Durkheim?, Mauss?

Culturalisme contre économisme : il y a peut-être une histoire du 19ème siècle et ses lectures ultérieures, par exemple pour un présent néolibéral à penser au-delà de l'époque d'écriture de Said, à lire dans ce jeu d'implications, et le déroulement de ses enjeux mondiaux.

Balandier positionne le point d'observation beaucoup plus précisément que Said - et d'ici on peut suivre toutes les conséquences de cette divergence.

lundi 12 avril 2010

L'Anglais : point d'émergence

Toujours l'immersion - longue et donc le séjour approfondissant, formant en profondeur, trickling right down to unsuspected roots - dans MP Pouly, et L'Inscription scolaire de l'Anglais en France.
Avec l'Anglais, on a évidemment, c'est connu-couru, toute la mondialisation, les (et une nuée de discours qu'il m'ennuie d'avance d'imaginer devoir traverser) ; mais aussi, bien : l'histoire, par exemple française, des classes en techtonique mouvante entre la Cour et le négoce, le libéralisme et le socialisme, la diplomatie culturelle bourgeoise et la professionnalisation petite-bourgeoise, etc. Les drames 19ème du libéralisme et du républicanisme ; les drames 20ème de l'après autonomisation des champs intellectuel et scolaire, leur fonction dans les gauches, etc.
Histoire de valeurs de l'Anglais. Et de l'étude de l'anglais. Right.

Le plan qui m'intéresse : le rapport entre les champs du social/politique et de l'intellectuel/culture : on pourra, on a pu dire, aussi entre base et superstructure ; entre économisme (marxisme) et culturalisme (marxisme contre libéralismes). Le pouvoir dans le culturel et non seulement dans les modes de productions. Culturalité du pouvoir. Alors prenant en écharpe : Foucault et Bourdieu, mais toute l'histoire même des sciences sociales et des critiques marxistes du marxisme - Ecole de Frankfort, Weber, Cult studs, Jameson, Gramsci, postcol, etc. Mao même.
En face des libéraux du culturalisme, leur philosophisme [contre le pénétrant de l'historique, que ce soit par l'histoire ou par les langues] : Herder [libéralisme sans doute pas le bon descripteur ici], Arendt, Derrida même, Humboldt, KK. L'anthropologie, l'ethnologie? Dans le prolongement inconfortable avec les sciences coloniales?

Histoire des valeurs de l'Anglais (+ spécifier la perspective ici : l'Anglais comme étranger - il y ira autrement, épaisseur encore, avec l'English, et ses histoires de Eng Lit et de englishes). Pour désabsolutiser, mobiliser. Situer les drames actuels.
Mais aussi : l'Anglais, la littérature étrangère, les Langues, comme (possibles) sciences de la culture. Sciences historiques et critiques (FdS : lire en contexte). Plan critique où travailler les points de bascule des orthodoxies actuelles : où travailler la "vivisection" (Joyce) d'une nappe culturelle/.idéologique. Quand le culturel devient instrumentalisé comme nouvelle machine de guerre politique du capitalisme. Ses nouvelles fonctions, qu'il faut continuer à explorer - pas fini ni avec "industries culturelles" d'Adorno-Horkh, ni avec ... etc.