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mardi 23 mai 2017

à écrire

Notes à faire :
- how to boil the frog : expérience du PIA3
- what unease with queer conceptual/critical culture, in particular with the questioning in postcolonized societies of Western liberalism. The animus, the hexis of it.
- avec le PIA3 et la perspective LMD4 (faut-il vraiment être happé par ce langage) : réfléchir moins radicalement, sweepingly, à mon impatience avec la littérature et ma préparation à la voir disparaître comme territoire, faisant comme poétique un travail plus pénétrant ailleurs que sur l'objet littérature qu'elle a secrété. Reprendre : qu'est-ce que l'acquis d'une tradition et d'une histoire, qu'est-ce qu'une institution (discipline), jusqu'où ses soubassements et avec quels systèmes de soupape, mutation, dissidence, critique. Qu'est-ce qu'on déracine, en culture, socialement.
Me glare in the face so irritatingly les contrepoids sociaux bourgeois toujours plus ramassés sur leur conservatisme, on ne garde que le plus sec, et le plus marqué en classe. La classes est une.

jeudi 30 mars 2017

Littéraires vus

A view with a window : regard de dehors sur les littéraires, une historienne, un soiologue, disent : liberté (d'écriture), santé (conditions disciplinaires à mine florissante), quelque envie au moins comme expression d'un ressenti comparatiste.
Very interesting, intriguing. What is this? Slightly damning praise, which is fair enough, ordinary disciplinary relation. Mais mesure aussi d'un laxisme qui a répond peut-être à en effet la licence littéraire, héritée de la littérature et non des études littéraires. Fil de l'impressionnisme etc.
Mesure aussi, nécessairement, de la pression autrement appliquée, dans les sciences humaines - appliquée par exigence historiquement façonnée d'identité scientifique, par le degré de concurrence professionnelle (la question est alors : ce degré indexe une valeur sociale, "l'importance" du jeu, et donc un système de prestige, qu'on voit fonctionner à la hiérarchie des disciplines), l'ethos ...
Le littéraire choisit donc une marginalité, repayée par une fiction de pouvoir - puissance maximale du symbolique dans son cas -, aura toute empruntée, à plusieurs débiteurs supersposés.

D'où toujours plus confirmé, l'utilité constante de placer la littérature, avec ses discours et ses sciences, à sa place et de la montrer comme telle. Peut-être le seul travail. Au regard du rapport interdisciplinaire en tout cas. Interface de travail. 

mercredi 14 septembre 2016

Ce que je fabrique

Je continue à me demander bien ce que je fais. Pas tant pour le minimiser, ce serait le point de vue individuel - mais essayer de le situer, alors que je lis et j'observe tant et tant d'actes de situation, de soi et des autres lus.
Que peut, ce que, fait/faire un angliciste, un philologue, un 'litteraire', un acteur de sa génération d'une des sciences historiques. Angliciste a, je continue à venir me caler dans cette vue, une situation intéressante, au sens 'chinois' : CS tout naturellement m'en rappelle une qualité en la comparant avec d'autres disciplines flottantes, non disciplinaires, combinaisons ad hoc. Mais par une autre dimension de la question il y a aussi : le manque de moyen et les conditions institutionnelles font la difficulté, ou la rareté simplement, des ambitions larges de recherche, ambitions scientifiques, qui a pu faire entreprendre les Grands Travaux du 19e, etc. Dictionnaires, grammaires, mythologies, histoires panoramiques, immenses dépenses de synthèse et de collecte de matiere et d'analyse en unlikely myriads, puis, dans l'entrée du 20e peut-être, est-ce qu'il y en a une histoire une évolution ?, les ruptures conceptuelles et les inventions radicales de conception épistémologique.
Inimaginables depuis où je suis.
. On peut les prendre par la critique : sans doute les idéologies de la totalité et du positif, etc. Et s'installer à raison dans une pratique, un travail, qui est de l'ordre de la critique. J'y adhère et je ne pourrais pratiquer que dans ces termes (?).
. Il y a la question, le plan de la question, des moyens sociaux : mes disciplines et l'universtité ne sont pas des lieux de science - y en a-t-il jamais ? Càd quelles sont les conditions idéologiques que l'idéalisme de la science ? - mais des lieux de compromis sociaux bien familiers, concours de l'enseignement, massification (dans tout autre régime il est clair que je n'y aurais pas eu accès), fonctions de l'université dans le capitalisme actuel
. mais m'intéresse ici, au près : reste la part qui me revient, l'espace dont je dispose (et j'en ai, beaucoup, donné mais aussi acquis, par des efforts, y compris des douleurs, que je ne minimise pas non plus). Ce que j'en fais. À suivre le bout de la curiosité, à traverser des espaces improbables, à faire sans discipline d'un regard sur ce qui devrait être fait. Par exemple, le scrupule m'en vient, comme une nostalgie, de temps en temps : que l'anglistique, comme philologies, devrait s'occuper de sa tâche de passeur, s'occuper de développer le savoir des productions anglophones par exemple en France, de l'enseigner, de le composer et l'actualiser constamment, de l'instituer dans les coordonnées culturelles d'ici et maintenant : tâche culturelle de l'université et de la philologie. What mirage is this, and yet, and yet etc., tourniquet. Ce n'est donc pas encore ça.
. qu'est-ce que je fabrique ? Et que je m'autorise à tinker about dans mon coin, et qu'on m'autorise (les autorités étant préoccupées de bien autre chose, aussi diverses qu'elles soient). 

lundi 12 septembre 2016

Bullshit

De temps en temps, et ce sont des temps de la santé de la clarté, la sensation ou le projet remonte : enough bullshit. The amount of bullshit dans les études littéraires très particulièrement, leurs autorisations institutionnelles et culturelles, mais aussi, etc. Instants du désir d'une qualité de la recherche : lucidité, qui ne peut pas être une morale, mais l'objet et le résultat du travail. Que les choses posées soient justes - s'il faut, on prendra avec les blocages, les incertitudes, l'état de la réflexion inaboutie et qu'on sait à corriger encore. On prendra par le travail, et l'état des questions. Le travail étant dans l'éclaircissement. Jusqu'a ce que les choses tombent en place comme un pli, dans la simplicité d'une compréhension aboutie. 

mercredi 24 août 2016

lundi 11 juillet 2016

Taine : épistémologie du littéraire

Taine me fait beaucoup travailler. Lu très particulièrement en parallèle, stéréophone, avec le Cours 3 de Saussure. La question toute ouverte est celle de la vie du peuple / la vie des peuples.

L'enjeu : de cette nouvelle épistémologie du littéraire qui se met en place, inflexion dans l'histoire de la critique littéraire, Sainte-Beuve Taine Lanson, introduction dans l'université ; correspondant en Europe au moment Arnold, moment tourné de l'époque Macaulay.
Il s'agit d'une scientifisation, qui va sans doute trouver son assise institutionnelle avec les réformes universitaires des 1870s, post défaite contre la Prusse et post Commune. Mais aussi la position d'une limite au savoir littéraire : la proposition d'un non-savoir qui fait l'humanisme et l'humanistique, la nature culturelle, (crée, dessine, ce plan du culturel), en faisant aussi l'opposition des "sciences morales" avec les "sciences physiques" (Taine Introduction). Ici la mesure est "grossière", il s'agit de "général", de "système" comme non mesurable, "génie" combinatoire des trois dimensions : race, milieu, moment.

Statut nouveau du littéraire : qui fait tourner quelque chose du philologique, où était Renan et l'histoire de la grammaire comparée et tous ces dérivés disciplinaires. Qu'est-ce qui s'introduit par là ? Oui on reconnaît l'histoire de l'esprit humain, et la position dans une histoire de la pensée de l'histoire et de "la tâche de l'historien" (Humboldt, parmi tous les autres de ce fleuve multiple). What?

C'est inscrit programmatiquement (mais ensuite dilué, donc rhétorique seulement - construction idéologique, performatif de quelque chose, cryptage) dès l'entrée en propos :
L' histoire s'est transformée depuis cent ans en Allemagne, depuis soixante ans en France, et cela par l'étude des littératures. / On a découvert qu'une œuvre littéraire n'est pas un simple jeu d'imagination, le caprice isolé d'une tête chaude, mais une copie des mœurs environnantes et le signe d'un état d'esprit. On en a conclu qu'on pouvait, d'après les monuments littéraires, retrouver la façon dont les hommes avaient senti et pensé il y a plusieurs siècles. On l'a essayé et on a réussi. ... et depuis ce temps on voit tout changer en histoire : l'objet, la méthode, les instruments, la conception de lois et des causes. C'est ce changement, tel qu'il se fait et doit se faire, qu'on va tâcher d'exposer ici : (3-4).

samedi 20 février 2016

Littérature objet moderne

Conversation avec C.B., 'iconoclaste' quant aux études littéraires anglaises -
oui, la littérature, objet moderne.
Pour prolonger le rapport à ce que la littérature draine comme problèmes de sciences humaines dans les études littéraires ou la théorie depuis ...., le pas à franchir est, en temps déjà au-delà du 'postmoderne' et autrement culturellement configuré, indentifier les objets, formes culturelles (qui en effet ne seront pas nécessairement langagières seulement), qui en sont le devenir organique dans là global-capitalist culture.

Former les objets, les dégager des pratiques sociales, qui sont les 'littératures' du temps, par le même 'appalling effort' que celui du CCCS en son propre temps inventif. La différence qui saute aux yeux est dans les conditions sociales d'un tel effort : et l'état des ressources critiques, en sujet collectif et état des rapports de force dans la culture.
Le nerf pour le CCCS et l'élaboration des Cultural studies est dans l'élan travailliste, mais aussi c'est vrai cassé par l'arrivée de Thatcher, et l'acuité de la guerre de classe de ces décennies. État critique pas si différent alors. Voir. Prendre modèle, chercher les attitudes analogiques imaginables.

1. les 'littératures' seront à la fois reproduites et étendues toujours, marché mondial de, domination de la forme roman, nouveaux entrants de, croissance de l'alphabétisme et de la classe moyenne lectrice etc.
2. et : dépassées, par mutation des points où le présent social global glocal se noue à des formes culturelles. Musique, image dont on nous a beaucoup parlé, hypertexte et sa culture hypermobile et avalancheuse. Réseaux sociaux etc. Il faut encore - même si ce travail est conduit, avec des pans de réalisations déjà substantiels - indentifier ces mutations, ces ruptures.
Chercher les 'littératures' (ie forme organique) de la mondialisation (et commencer par se méfier du réflexe d'aller les chercher du côté des littératures-de, littératures postcoloniale diasporiques migrantes et tutti quanti : elles seront plutôt de l'autre côté du segment : plutôt de-la-mondialisation), et chercher ces mutations de forme dans leur double valeur prévisible encore :
- ses formes hégémoniques - les médias s'attachent activement à les saisir, études de communication, visual studies, objets séries tv, film, réseaux sociaux, écriture texto, état de l'école, etc.
- ses poèmes. Beaucoup plus fine attention nécessaire, et une connaissance des terrains culturels mobiles que certainement je n'ai pas et que le travail universitaire sera peu capable de suivre. Ils émergent nécessairement à la fois de l'invention de nouvelles chimères (poésie digitale étudiée à P8 par ex) et de poussées du dèmos (poèmes dalits mais à voir. Poèmes des inventions politiques, Chiapas Marco, places des révolutions arabes, etc, prises de parole peuples indigènes, cette ligne à poursuivre.

mercredi 19 février 2014

Littérature mondiale en formation discursive

David Damrosch parmi les entrepreneurs disciplinaires les plus actifs et les plus visibles. Une énergie de formation d'un champ de question et d'un corpus assez époustouflante.
En jeu dans ces grandes manoeuvres : les gestes de la disciplinarisation (bien qu'ici elle doive faire allégeance au littéraire et au comparatisme). Textes fondateurs théoriques, et leur valeur de programme : mots d'ordre. Les anthologies de corpus - venues très rapidement il me semble, il faudra repasser l'histoire exacte et l'échelle de temps en particulier, et les manuels ; et les anthologies de "theory" maintenant. Proto-discipline, proto-"Studies" s'auto-anthologisant. Recension des débats. 
(Venuti avait fait son Translation Studies Reader : voir à quelle latence, de même, et à quelle contemporanéité).

Lieux de cette culture, formation culturelle - qui est aussi une proposition pour l'avenir des études littéraires. Une prise de terrain pour un positionnement en Mondialisation. Voir les termes exacts et les dynamiques effectives.

Voir quelles lignes de débat. Et le rapport anglophonie / francophonie qui y joue, curieusement, passant par Casanova (comment on lit la présence française, dans l'université américaine, et la sociologie bourdieusienne dans la NLR).

Comment Moretti, intellectuel organique de la littérature pour la NLR. Among which other voices?

samedi 7 septembre 2013

Agenda : savoirs littéraires dans Coetzee

Regarder Age of Iron en particulier (Classics), et Disgrace.
Puis, pour les "public intellectuals" : Elizabeth Costello (et donc Slow Man), "Strong Opinions" dans Diary of a Bad Year.

samedi 13 mars 2010

Durkheim et l'histoire des lettres

Durkheim a la dent merciless en reprenant les généalogies des lettres à l'université, dans L'Evolution pédagogique en France. The glee of these traditional comforts being seen through, in some clear light of history (and the social science perspective which can well be forgiven him).
Il a une dent contre la Renaissance, et contre les humanismes, Erasme et son orientation idéologique qui fait passer la scolastique comme "culture logique" (Durkheim), et met en place une hégémonie littéraire indissociable des ses affiliations et allégeances aristocrates, et détermine des siècles de pratique de la politesse (goût, gloire, brillant, société, salon comme extension des cours) au détriment du développement des savoirs.
Humanisme, humanité, l'honnête homme, les humanités : reprenant le seul corpus existant, lettres classiques, mais pour leur littérature/humanité : leur raffinement, leur cultivé, leur beauté, leur valeur pédagogique pour le bien parler/briller. Les lettres seront toujours classiques (nécessairement telles, tant que la "culture" vernaculaire n'aura pas pu rivaliser avec l'excellence antique reprise, à contre-coeur, par l'Eglise médiévale d'où s'arrache progressivement l'université), mais elles deviennent des lettres. Durkheim ne dit pas : "mondanité".

Les résonances tout à fait contemporaines de ça, au moment, encore un moment, de crise des lettres comme discipline. La perspective est très-nécessaire.

jeudi 26 février 2009

Le littéraire comme politique

A la suite d'une séance de grève active à Paris 8 hier :
la question est de sentir où la littérature - et tout le fil "études littéraires", lettres langues et sciences humaines, puis culture générale, puis simplement école, et république... c'est bien le fil entier qu'il faut tenir, et c'est en déniant la continuité de l'écheveau que se constitue et se confirme la stratégie d'attaque des politiques du savoir du présent gouvernement, et ses relais populaires éventuels - sentir donc où la littérature fait une question politique ; rassemble, concentre sur elle un noeud politique, devient elle-même le lieu d'un rapport de forces politique.

Certainement, donc, pas par ce qu'elle est mais parce qu'elle charrie et mobilise, dans l'état social. Son enracinement social par les institutions de l'école, Education nationale ; son enracinement dans la fonction publique qui est une vision et une pratique de la république (historiquement d'antécédence assez brève, il faut compter avec ça aussi, ici aussi la mesure du fluide, du rapide, dans l'historicité culturelle et ses formes réalisées) ; son bagage historique de plus long terme qui porte encore les rapports de force anciens du pouvoir par les Lettres et des savoirs des Lettres avec leurs institutions et leurs forces sociales (histoire du Catholicisme français et des guerres de religion, histoire du rapport de la bourgeoisie à l'aristocratie au peuple, histoire architectonique des passages du féodal politique et religieux à la modernité bourgeoise, histoire de la bataille des langues et des cultures sur le territoire de France, histoire du style français, sa culture de cour et sa politique de monarchisme absolu, et son hégémonie culturelle et jusqu'à militaire napoléonienne puis de nouveau artistique poétique sur l'Europe, histoire de la montée des Lumières et sa francité dans ses rapports avec son européanité, etc.).
L'étude pourrait commencer par recomposer une histoire du "déclin" des Lettres - les étudiants du groupe ont beaucoup souligné le point de débat qui se joue actuellement autour du terme "mépris". On s'engage alors avec des histoires comparées avec les Culture Wars américaines par exemple ; avec les politiques des langues et des lettres-cultures travaillées et mises au jour par les postcolonial studies ; et bien d'autres. En Grande-Bretagne, à voir. Question aussi, parallèle, de l'expansion florissante du marché, mondial, de la littérature - littérature internationale d'une bourgoisie internationale, où le comparatisme est fin à dégager les sociologies et les histoires politiques.

Toujours le fil : dégager - puisqu'il faut l'inventer, chaque fois, et que cette fois les changements sont ébouriffants - où se joue la socialité, et le caractère politique, de la littérature.

samedi 20 décembre 2008

Modernité de la théorie - France

Oui, modernité de la "théorie" - théorie littéraire, scientificité propre aux questions du littéraire - en France est à chercher du côté d'une histoire et d'une actualisation des disciplines. Le regard à embrasser radicalement plus large : les conditions de la pratique. Conditions de l'énonciation théorique - politiques, culturelles, sociales, théoriques.
C'est l'exercice d'un arrachage à un temps, par l'histoire. On perce un plan d'énonciation, qui s'est aplani comme champ d'énoncé, en surplace - the vivisective spirit (Joyce) étant ce qu'il y a à chercher. Et qui fait déboucher - on respire - sur le courant vif de simplement la pensée, le travail ; espaces des débrayages et des embrayages.

Un exercice d'énonciation, comme les exercices spirituels, étant possible à conduire par des pratiques de terrain, sans l'effort d'une transcendance, mais celui d'un quotidien local, un travail. Travail de bibliographie, par exemple ; travaux ordinaires des sciences de la culture, et en avant à la Rimbaud. Ce sont ces tâches, ordinaires et inédites à la fois, qu'il y a à constituer.
J'ai très envie, hâte, d'aller striking out dans les discours du coaching, du management quand il se met en particulier à parler de l'art et de la créativité (et des langues et de la communication, depuis plus longtemps) etc. Où l'art, et le langage, et les langues, et la culture, interviennent comme modèles, de pratiques mais aussi de transmission (un enseignement) des pratiques.