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samedi 8 août 2009

L'intellectuel postcolonial - et Coetzee

Agenda : Il faut travailler la question de "l'intellectuel postcolonial" ; c'est-à-dire faire un travail de situation de ce quelque chose devenu majoritaire dans le contemporain ; le replacer outre évidence dans ses plans historiques et idéologiques. Avec toutes les contributions du volume de Lazarus comme bons points de référence et de départ, par exemple.
Comme l'une des incarnations des champs de force politiques contemporains du savoir-pouvoir : l'intellectuel mondialisé, acteur des mondialisations. Multiplié autant qu'elles.

Ici, prendre, brancher sur, avec Coetzee. Comme facteur, poétique, de décentrement de la question. La question étant posée comme critique le plus souvent par le versant d'une exigence d'histoire et de sociologie politique. Ici, le versant critique et poétique, qui permet bien de laisser en jeu l'ensemble des plans, sans pouvoir ignorer l'idéologique, les réactions et régressions, les houles éthiques, etc. Prendre par Doubling the Point, Giving Offense.

mercredi 22 juillet 2009

Agenda : His man

Note : il faut écrire les rapports entre Mrs Brown, figure fictionnelle de la dispensation moderniste (de même, le "she" de Mrs Dalloway et les "three Mary's" de A Room), et Friday, ou plus précisément peut-être "his man" de Coetzee. Pour une actualité de la minoration (de l'apartheid, la censure, mais aussi, plus fin et postcolonialement, de la nation et ses récits de philosophie politique ; ses discours de démocratie). Justement comme pas des allégories, mais bien des personnages et des modes du personnage. Tropes romanesques profonds, qui déracinent des natures du roman ; pour le moderne ; pour le ?? - quoi, dans le cas de Coetzee?

#2. His man est aussi, par contiguïté, writes-his-man, et this-man-of-his. (Nobel lecture).

#3. Il faut voir en rapport avec la civility suggérée comme point d'attention par Bhabha - avec le personnage et le sujet dans Coetzee. En rapport avec une actualité de la question, par ses émergences dans les formes mondiales de undocumentedness. Friday ouvrant par là une série où viennent peut-être se placer la jeune Barbare et certainement Michael K, la Marijana croate de Slow Man ; autrement la femme, latino-américaine?, du Diary - et une fonction poétique de l'Australie - puisque qu'elle est inscrite dans l'oeuvre à partir de Slow Man, puis dans le Diary.
Susan Barton, féminisation du rapport de fiction de Robinson Crusoe, était déjà une expérience du déport de la civility ; par ici aussi, une série (Martha, Elizabeth Curren, Elizabeth Costello, les femmes (la femme aux chiens) de Disgrace?)

vendredi 12 décembre 2008

Shame : crux postco du politique-culturel-éthique

Quelque chose a l'air de se composer, dans le temps où je traverse des textes de la littérature contemporaine, et des zones théoriques du postcolonial, autour de shame.
Shame de Rushdie, sur le Pakistan ; l'exploration éthique de Coetzee (Diary, les animaux, la culture en temps d'une violence politique qui fait boutoir contre les cultures) ; shame partout dans Naipaul, dignité et effondrements culturels ; l'exploration éthique de Conrad (qu'il y a absolument à faire résoner avec le travail contemporain de Coetzee).
Le postcolonial, comme travail poétique, lame de fond culturelle - comme critique de la philosophie politique, et ses pensées du pouvoir, de l'autorité, et de la subjectivité politique. Critique des paradigmes de la pensée, ou des conceptions, du politique. Critique, directement, du politique comme catégorie d'une anthropologie. En y faisant entrer les coins de la culturalité comme vie de la différence sociale, et de l'éthique comme vie de la différence sociale. Rentre dans l'arène aussi alors, emmêlé de chacun des pans : la question du savoir, qui est celle du sens ; le rapport anthropologique comme rapport de sens et rapport de forces, toujours.

Toujours, reprendre par : la nation, dépolitisée (la citoyenneté mise en question - Bhabha et "sly civility") par le fait de l'empire. Et le travail de politique culturelle, nécessaire, pour des nations impérialistes qui ne peuvent pas faire leur vie nationale en termes politiques ; mais doivent se dérouler, pour l'empire, en politique de moralisation et d'éducation ; par la Littérature anglaise ; par la formation aux manners anglaises, par la "civilizing mission", et la dépolitisation des sujets coloniaux qui n'en sont pas.
Le culturel et l'éthique sont bien des (les) forces souterraines du politique (leur visage public, réalisation) - où se tiraille une immense histoire (française en tout cas - il faut voir au UK, mais aussi en Allemagne, cas particulier et éclairant) des rapports entre droite culturelle et gauche républicaine et laïque et coloniale héritière de la Révolution par exemple. Histoire de la liberté française, à tenir en comparatisme avec celle de la Liberty anglaise (et ses prolongements américains).
Il faut aller travailler à l'éthique du politique : et c'est là la force poignante, politique, du travail de Naipaul et de Coetzee.

lundi 25 août 2008

Repères sur Spivak

sur le site de Columbia:

Title: University Professor
Director, Center for Comparative Literature and Society
Specialization: 19th- and 20th-century literature; Marxism; feminism; deconstruction; poststructuralism; globalization

Bio:
Gayatri Chakravorty Spivak is the Avalon Foundation Professor in the Humanities and the Director of the Center for Comparative Literature and Society at Columbia University. B.A. English (Honors), Presidency College, Calcutta, 1959. Ph.D. Comparative Literature, Cornell University, 1967. D. Litt, University of Toronto, 1999; D. Litt, Univeristy of London, 2003.
Fields: feminism, marxism, deconstruction, globalization.
Books: Myself Must I Remake: The Life and Poetry of W. B. Yeats (1974), Of Grammatology (translation with critical introduction of Jacques Derrida, De la grammatologie, 1976), In Other Worlds: Essays in Cultural Politics (1987), Selected Subaltern Studies (ed., 1988), The Post-Colonial Critic: Interviews, Strategies, Dialogues (1990), Thinking Academic Freedom in Gendered Post-Coloniality (1993), Outside in the Teaching Machine (1993), Imaginary Maps (translation with critical introduction of three stories by Mahasweta Devi, 1994), The Spivak Reader (1995), Breast Stories (translation with critical introduction of three stories by Mahasweta Devi, 1997), Old Women (translation with critical introduction of two stories by Mahasweta Devi, 1999), Imperatives to Re-Imagine the Planet / Imperative zur Neuerfindung des Planeten (ed. Willi Goetschel, 1999), A Critique of Postcolonial Reason: Towards a History of the Vanishing Present (1999), Song for Kali: A Cycle (translation with introduction of Ramproshad Sen, 2000), Chotti Munda and His Arrow (translation with critical introduction of a novel by Mahasweta Devi, 2002), Death of a Discipline (2003), Other Asias (2005), Red Thread (forthcoming). Significant articles: "Subaltern Studies: Deconstructing Historiography" (1985), "Three Women's Texts and a Critique of Imperialism" (1985), "Can the Subaltern Speak?" (1988), "The Politics of Translation" (1992), "Moving Devi" (1999), "Righting Wrongs" (2003), "Ethics and Politics in Tagore, Coetzee, and Certain Scenes of Teaching" (2004), "Translating into English" (2005).