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mercredi 22 juin 2016

Des sociétés - et la langue comme usu loquendi

Que des sociétés - en finir avec l'ethnie et tous ses dérivés et cognates, seulement des sociétés et seulement historiques. Les culturalités par accrétion et socialisation, et aux interfaces avec la différence des sociétés - Balibar sur la contradiction de la frontière et de la démocratie.

Toujours à fouiller dans l'ethnisme-épisme de Saussure, et ce devra être en travaillant l'inconscient de la langue : la langue comme socialité de l'usu loquendi, pour reprendre Tullio di Mauro (Notes aux CLG, p. 366).
Que la langue est l'inconscient social d'une société. Une socialité telle que Durkheim la posée comme objet à chercher, à ouvrir une discipline entière à poursuivre, cerner, identifier, faire apparaître à ses propres acteurs.

Sociétés, groupes, association, groupement.
Alors les sociolectes, et les particularisations sociales, avec une part de conscience (distinction comme stratégie).

Voilà, j'ai commandé Schuchardt sur pidgin et créole. Pas regardé les traductions françaises même. À voir.

jeudi 11 août 2011

Césaire, "pédantesque"

Le Cahier, 1939.
A lire en regard de Saint-John Perse (un noeud de colonialisme ici, un point de postcolonialisation, prévisible) -- et des surréalismes ; des modernités poétiques françaises avec ces nouveaux souffles, certaines grandiloquences rondes, qui me gênent. 
Mais la "grandiloquence" (dont la dimension épique : parler pour des peuples, et pour du temps anthropologique) à apprendre à lire aussi dans le sens particulier d'une stratégie du "pédantesque". Qui inclut un rapport épineux, love-hate etc., tel que délicatement analysé par Derrida (hypercorrection symptôme de la pas-toute langue ; pour Césaire une bouche pleine de mots rares, précieux, riche pâte à poésie pour projet de négritude). Ecoutez par là. Je ne suis pas sûre que j'arriverai à y valider ça entièrement au compte du travail de poétique.
Mais certainement ce souffle se lit. On y accepte des déprises, des délires locaux et répétés, qui fait un rapport de lecture à la poésie, certainement.

jeudi 21 mai 2009

Perspective simple : valeur du tournant langagier

Le simple fait que la critique du structuralisme, de ses formalismes (et une partie non négligeable des politiques du structuralisme), repose sur la confusion langue/langage. Que c'est réduire, sémiotiquement, le langage à la langue qui fait déboucher vite sur le "fascisme" qui sidère le Barthes de la Leçon inaugurale.
Et que c'est la même confusion qui assoit les retours, réactions, vindictes, anti-théoriques et anti-langage.
Il faut bien une pensée du langage pour démêler ça, immédiatement. Benveniste et Meschonnic ont fait ce travail. La question de la diversité des langues - qui est la source constante de leur problématisation, par indo-européanisme et par traduction respectivement - étant la dynamique même de cette déconfusion sans larmes et sans drame. Sans reste d'aucune ontologie qui colle.