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lundi 17 avril 2017

Acteur, agency

Ah, just twigged: la sociologie de l'action, qui opère plutôt comme sociologie de l'acteur (Wieviorka explicite sur "retour du sujet") à rapporter à la problématique de l'agency - que je continue à mal cerner. Elastifiée entre déclinaison du sujet libéral (by another name - so what here?) et spinozisme repassé par les lectures des 70s, multiplié par le jeu des passages entre franco et anglophonie de la Theory.

Twigging also, slowly slowly and repetitively, combien la sociologie a été le lieu, ces décennies, de l'accueil francophone des Cultural Studies etc. Mais toujours incertitude sur la part de l'infocom, et interrogation sur l'absence en français de l'intersection avec les lettres.

samedi 18 février 2017

Touraine - situations dans la sociologie

Tiens, Alain Touraine comes into view. With the book I have been looking for : G Pleyers on Alter-Globalization. Becoming Actors in the Global Age (that's 2010).
La ligne d'opposition entre Touraine et Bourdieu, "conservateur" contre"populisme", selon les attaques de part et d'autre, sur la question de l'analyse des NMS - dénégation, ultimately, du social par Touraine. Dans le sens de : il n'y a pas "le" mouvement ouvrier. Référence à Weber et la perpective méthodologique de l'idéal-type, dont je n'ai toujours pas bien compris pourquoi il fait une solution contre le déterminisme, marxiste. Ici, ça se décline au fil des œuvres (très nombreuses) et des décennies depuis 60s, avec des tissages d'interactionnisme, de proche mais distingué du fonctionnalisme de Lazarfeld, et al.
"Le retour de l'acteur". Après s'ouvre toute la question de l'agency - quel fil en francophonie ? Ici point d'observation ?
Et, comme Bell dès 1969 : la société postindustrielle - puisque c'est tout par une sociologie du travail. Mais sans doute, une différenciation ici nette et utile : théories divergentes du changement social - reproduction (et trajectoires et stratégies, champ et structuralisme), et action, et mutations des régimes du social. Plan historique intégré dès l'hypothèse de départ.

lundi 30 janvier 2012

Agent et sujet

JJL et ses notes sur agency ; sur la généaologie du concept en particulier sur le plan de la philosophie analytique. Me reste en repère.
Aussi une marque, une ligne dans le sable : la distinction, profondément méthodologique, entre sujet et agent - tout ce qui se dit quand on pratique ces termes. L'agent, comme nom du sujet économique (L'Economie) - y a-t-il des développements (largement probables) sur un sujet économique? A placer au regard de la typologie des sujets que relevait Meschonnic ("la sujette", etc.)
Reprendre l'article de Balibar et S. Laugier dans le Vocabulaire européen.

jeudi 8 décembre 2011

Notes sur Gramsci - et agency

JJL m'écrit un ensemble de repères et de clarifications pour la lecture de Gramsci (éléments de généalogie et d'intertexte, en particulier), et pour la situation du concept d'agency.

Rappel sur la dérivation de agency dans la philosophie analytique, pour commencer. Austin et Davidson. Individualisme de l'acte de parole ici. "Sujet", et "action", à la mode libérale analytique.

Que agent soit traduisible par sujet, bien. Agency par subjectivation, pas loin - nécessairement socialisation, peuple : non inter mais transsujet.

Puis, situation sur la différenciation entre Althusser / Gramsci. Oui, Laclau et Mouffe passent de l'un à l'autre, s'éloignant d'Althusser sur la question du déterminisme du processus d'interpellation, qui est celle de la liberté du sujet. Oui JJL s'en tient à l'option althussérienne, et la poursuit - en accompagnement de Butler par la "resignification" (hate speech, dans E. Speech) - par la "contre-interpellation" : "le sujet contre-interpelle la langue qui l'interpelle à sa place, cf Interpretation as Pragmatics, & Philo marxiste du langage".
Dans ce sens, dans Gramsci, agency ou plutôt volonté collective s'oppose à structure.

Elements de situation :
- ligne d'opposition aussi entre attentisme (étape préliminaire de la révolution bourgeoise & capitaliste) menchévique ou socio-démocrate (Kautsky) et volontariste bolchévique (révolution prolétarienne), option Lénine.
- critique de la "volonté", "spontanéité", de Sorel et R. Luxembourg. Pour la "volonté collective". Travail intellectuel du parti, comme hégémonisation des spontanéismes populaires dans leurs fragments et leur hétérogénéité. 
- les idéalismes italiens, hégéliens : Croce pour l'historicisme (absolu, libéral) ; Gentile pour "l'actualisme" (l'acte pur, hors individu libéral comme hors structure marxiste)

Ma conjecture sur la traduction d'agency par agencement du coup est fausse, et précisément à abandonner. Par correctif sur le point de puissance conceptuelle : la question du peuple. Du sujet comme involved dans un/des peuple.
Certainement le coeur chez Gramsci c'est la question de la "volonté collective", par quoi son implication du culturel dans.

Réf sur Gramsci : The Gramscian Moment, Peter Thomas, 2009, Brill.

lundi 21 novembre 2011

Laclau, Rancière - peuple, discours


Comment Laclau se positionne avec soin, placement critique, vis-à-vis de Zizek, de Negri et Hardt (Empire et multitude), et de Rancière. Comment par là il me dessine le paysage de la New Left, and "What's Left" of. Plusieurs décennies plus tard, et après l'entrée en régime de Mondialisation. 

Fait apparaître pour moi des précisions sur ce qui freine dans Rancière. P. 246 : "Rancière rightly argues that political conflict differs from any conflict of 'interests' in so far as the latter is always dominated by the partiality of what is countable, while what is at stake in the former is the principle of countability as such. [...] But this means that there is no a priori guarantee that the 'people' as a historical actor will be constituted around a progressive identity (from the point of view of the Left). [...] Rancière identifies the possibility of politics too much, I believe, with the possibility of an emancipatory politics, without taking into account other alternatives" - Fascism coming to mind immediately.
Reprenant pour l'approuver la distinction de Rancière sur police / politique, qui recouvre quelque chose de proche dans Laclau lui-même, sur politique / peuple dans la dynamique constitutive de l'hégémonique. Reprenant très particulièrement, au niveau de l'analyse, le concept de sans-part, et du paradoxe démocratique de part pour le tout. Il pointe vers les lignes de frein donc : la gauche chrétienne de Rancière, qui tisse la démocratie comme politique avec la conservation active du concept de lutte des classes - alors que Laclau l'historicise vers les réalisations multiples, contingentes, reconfigurées par le jeu hégémonique continu -, comme une continuation du concept de pauvres (ceux qui auront à hériter du Bien, ceux qui méritent l'amour d'un don, d'un rendu ; une justice du coeur), et dans le trope automatique de l'émancipation. Un salut. Le pauvre recevra l'émancipation, qui lui est moralement due. Alors qu'il s'agit d'hégémonie : d'articulation, qui peut aussi se combiner de tout bord.
A quoi Laclau répond, en critique de ce sociologisme résurgent : par un (self)encouragement péroratoire, 249-250 : vers "obstinate rigour" (qu'il prend, curieusement à Léonard de Vinci), "never succumb to the terrorism of words" (quelque chose comme l'injonction lacanienne, ne pas céder sur), ciblant "one of the main forms this faintheartedness takes in our time is the replacement of analysis with ethical condemnation." Holocaust, Fascim. L'évocation de l'éthique reprenant par touche les termes initiaux du livre : critique des processus de condamnation du peuple par les psychologues des foules. Contre l'éthique donc - et ici le christianisme actif de Rancière -, l'insistance de l'analyse : "the politico-intellectual task as I see it today" ; "the return of the 'people' as a political category ; et le centrage analytique sur le peuple comme "contingent and particular forms of articulating demands" ("not an ultimate core from which the nature of the demands themselves could be explained").

Discours - et discursive approach(es) to the question of social identities"
Foucault, Gramsci, Althusser de manière déterminante à Paris. Je continue à me rendre mieux compte combien. 
Proposition de Laclau dans cette tendance collective : 250, "forms of articulating demands". Intéressant cette dernières formulation, non soulignée comme une avancée encore du propos, et pourtant en constituant bien une, par la nouvelle maille effectuée. A lire dans la continuité de la ligne althussérienne, de l'interpellation (et du discours-pouvoir chez Foucault) : l'articulation comme combinaison contingente de l'hégémonie comme bloc historique [pourquoi il n'utilise pas cette notion?], mais aussi l'articulation comme énonciation. On s'approche de la proposition de l'agencement collectif d'énonciation, qui reste pour moi un cadre opératoire. Toujours par là, le désir de travailler à penser ensemble agency (toute la ligne gramscienne) avec l'agencement. Le sujet politique étant une "identité populaire" nécessairement. Et énoncée. Dans les termes de Laclau : produisant ses signifiants vides.

Possibilités d'une critique du spinozisme / nomadisme de Deleuze ici?, dans le même geste que celle de Negri et Hardt. La limite étant un libertarianisme, qui refuse de penser les articulations historiques - les blocs. A suivre.

jeudi 17 novembre 2011

Colonisation, paradigme pour la Mondialisation

Sur le terrain à Delhi, où l'histoire est encore toute tressée toute présente, il m'apparaît plus clairement combien le continu est utile à dégager : entre le processus du colonialisme - et très particulièrement le britannique - et celui de la Mondialisation. Permettant en particulier d'écarter les automatismes qui recomposent les scénarios idiots de la résistance : le colonialisme n'a pas été plus facile à contrer, sur place et dans le présent, que les invasions du régime de Mondialisation. Force nouvelle, demandant des réinventions forcenées pour construire des réponses, des modes de vie avec et contre.Voir le travail des réformateurs indiens : mouvements et leaders (inventeurs, logothètes) de réformes religieuses, entre autres. De même, d'immenses, intenses, réinventions culturelles - Bengali Renaissance, etc. Et hégémoniquement en fin de processus, le nationalisme.
=> agenda : travailler le colonialisme comme paradigme pour la Mondialisation. Les distinctions qui vont y apparaître, spécifiant. On y verra se définir quelque chose du côté de l'anglais, pour sûr.

Aussi, toujours avec Laclau : que agency est bien un collectif, "acteur historique" émergent. Dont le prolétariat théorisé par Marx est une réalisation historique.
=> agenda : voir agency et agencement collectif d'énonciation. Deleuze-Guattari et Gramsci? Le rapport ici étant dans "l'identité populaire" (Laclau), le "peuple" (Del-Guatt avec Kafka), le minoritaire comme émergence hégémonique.
Le minoritaire Del-Guatt, à relire par les propositions de Laclau, généalogie de ses concepts dans Freud et Lacan - le plebs se revendiquant populus ; le particularisme se haussant à la totalisation hégémonique, articulatoire.

lundi 11 avril 2011

Gramsci

Etonnant, combien la lecture directe de Gramsci (si tant est : lu en anglais pour suivre les généalogies philologiques des Cultural studies et Subaltern studies ; et lu en sélection, par David Forgacs, Reader NYUP) bouscule les attentes par résonances de lecture.
L'index de Forgacs par exemple n'indexe pas "subaltern", for one. A suivre, ça.

Puis : la critique néo-marxiste, critique de l'économisme, de Gramsci ne se fait pas dans le biais du minoritaire, comme j'avais mal deviné. Le prisme qui fait lecture pour moi étant, avec surprise, celui du stato chez Machiavel. Le Machiavel du Prince exclusivement peut-être, à quoi ma lecture se réduit aussi (mais il y a des ouvertures vers la question du peuple - voir les Discours). Enfin quelque chose se dégage pour la compréhension du continu conceptualisé par le marxsime mais ses théories compagnes également, sur l'appareil d'Etat et la société civile etc.
Gramsci pour l'ordre, l'organique ("national-populaire"), intéressé aux formations de l'hégémonie, jusqu'à adhérer, au moins rhétoriquement, à toute force "historique", "progressive" : simplement par la qualité de son décisif, son organique. Amène à des rencontres frontales : l'américanisme (dont sa mise au pas "psycho-physique" des travailleurs, prohibition et moralisme sexuel, et l'épreuve de la "crise d'adaptation" : le "new man" disciplinant son nouveau corps, ou étant socialiement - ou jusqu'à physiquement - éliminé), et la critique de la stupidité européenne qui le critique sans entendre son propre philistinism ce faisant ; le fascisme, comme césarisme et force progressive, si lu comme la relève de la guerre de mouvement par la guerre de position, et la construction hégémonique, concentration de la "forteresse" machiavelienne. Sa thématique des groupes parasites (l'Europe lourde de son histoire, rémanences et niches, qui lui pèse et l'embarrasse dans sa tâche d'histoire).
Energisme
- assez éthiquement neutre comme chez Machiavel : ce scandale performatif, historique. Critique chez Machiavel, c'est la fonction même de son intervention, et de son usage, dans la tradition de la pensée politique (justement par autre chose que la rhétorique classique, discours classique du politique - Fournel & Z : invention d'une nouvelle "langue" du politique - et ses dérivations dans la philosophie politique). Mais à suivre, jusqu'au pied de l'éthique, de l'enjeu. Du peuple.
Et énergisme qui est d'époque aussi : futurisme, modernismes, etc.
Et le jacobinisme : par concentrisme. Par faveur de l'état.
Couleur de ses propositions sur l'organique.

La finesse critique, l'incisif, ne se trouve pas où je l'attendais. Concentre plutôt ailleurs la proposition critique, fait "forteresse" ailleurs : du côté des propositions décoiffantes de Trotsky sur la militarisation du travail et de la production. Productivisme radical. Même critique de la formule de la "révolution permanente" : garde le concentrisme (tiens, Beckett, échos politiques donc), qu'il propose comme un organicisme, des tendances "dictature du prolétariat". Qu'il infléchit non pas contre la "dictature", mais pour le stratégique : guerre de mouvement / guerre de position.
C'est une situation de défaite (période 1917-1929) qui fait le fond de la pression vers ces rethéorisations.

L'incisif : dans l'extension, par exemple, de la notion d'intellectuel. Propositions pour l'histoire des intellectuels : critique d'une sociologie, et exigeant une Kulturgeschichte. Voir.
Voir : comment les Subaltern studies s'y sont branchés? Comment les CS?

lundi 4 avril 2011

Comment du politique

Avec Machiavel, avec Gene Sharp, avec Gramsci : une rage, de chercher comment.

Machiavel : les modes, et nuovo modo. Ce que Fournel & Z soulignent : la recherche des nouveaux moyens d'actions politiques.
Sharp : les self-help révolutionnaires. Cf aussi Lappé, self-help démocratique. Alinski. Dictionnaire des mouvements sociaux.

Le politique, par l'agence. Le sujet par la crise, le mouvement, le changement, l'historicité. D'accord.

je-tu, peuple

La passion est toujours celle de trouver les continus qui permettent d'envisager, de pénétrer (d'y vivre) les zones d'articulation où plèbe devient peuple, par exemple (Laclau), où "seulement individu, volontariste, idéologisme" (Gramsci) s'associe en collectif "organique". Ces tiers espaces de la formation (EP Thompson). Agencements de l'agence.
Et la nécessité de partir de Mrs. Brown, Woolf - oui la bourgeoisie intellectuelle libérale issue du grand victoriannisme lettré, oui le "snobisme" fawning around aristocracy, l'antisémitisme latent, l'isolement apolitique dans un milieu Russel Keynes Fabians Webbs L. Woolf etc. , mais la rue moderne, (les foremothers et Judith Shakespeare éventuellement). Partir de la désolation de l'individualisme, et de l'incompréhension des masses socio-démocrates : la nature de l'association, du rapport médiatisé en tiers politique qui transforme le je-tu social en agencement politique. Partir, comme une ressource radicale, un tranchant d'épreuve : du bas, de la maille, du "terrain" (Gramsci). De la colle. Ses miracles, ses contre-ontologies continuelles. Et de l'irritation à ne pas arriver à comprendre ça, à digérer ça dans un corps à réflexe politique. Apprentissage impossible. Ou toujours apprentissage. Urgence, étude, "recherche historique" (Gramsci).
Partir de l'incompréhension radicale du politique. Comme jeu de masses, excluant.
Partir de l'expérience répétitive, comme un échec quotidien, à sensation psychologique, de l'impossible politisation. Du je n'y suis pas. Et alors la direction par : le peuple qui manque. Et la fuite. Nécessairement cette option.

Ces butées, comme problèmes politiques.
Par la photo : qu'est-ce que je fous là (Depardon), ou : est-ce que donc j'y suis? J'y suis pourtant bien? Ou, même question, regarde comme je n'y suis pas et pourtant il y a la photo, politiquement amusée des déserts. Expérience anti-dramatique des ras du politique.
On y est déjà, comme ça.

samedi 19 mars 2011

Agency

"Capacité d'agir", puissance d'agir, apparently, en traduction importation.
Je fouille toujours dans ces zones. Cherchant à éloigner le mode du Que faire? : comment.
- Saul D. Alinski, Rules for Radicals, 1972. Fun. And historical. Depuis la création de la CIO, les épopées ouvrières syndicales de 1939, jusqu'à Nixon et le Generation Gap, et "the current race crisis" [1972]. Focus, may in : building power - for change. Analysis, pragmatic and current ("people"s experience"), of "power patterns". Il finit, après avoir parlé beaucoup en termes de "universalities" et "rules", "principles", sur une historicisation : comme un mouvement nécessaire du livre. Vers la "second American Revolution", ok. Mais spécifiquement : sur l'actualité de la middle class, et le revirement pratique à effectuer, par les "radicals", vers les alliances avec elle et l'attention à elle, la mise en latéral avec elle. La péroraison ici, on la trouvera sympathique pour sa carastéristique : "revolution of the soul, great Am dream, the dawn of a beautiful world ; we will see it when we believe it" and all that.

- Machiavel's Prince now. Gramsci toujours.

lundi 7 mars 2011

Agence, critique

A lecture de De la critique, Précis de sociologie de l'émancipation, Boltanski 2009.
Plutôt que l'émancipation, l'agence.
Et l'agence (le travail, la tâche, la fonction, - cf Bruno Latour sur la tâche du scientifique, Le Métier de chercheur, 1994 - la "rose des vents" du pragma scientifique ressemblant fort aux fonctions du langage, Jakobson ; sans le langage... ) : produire les triggers. Les inventer, les façonner, les positionner. Trouver les zones mobile, les points d'articulation. Spring them. : Décatégorisation, désectorisation. D'accord.

Latour sans le langage, sans le discours, et avec Callon : suivre le concept de "traduction", et son micro"scandale" (Venuti) : la traduction sociale de plan à plan de discours, pensée sans les langues. Suivre.

dimanche 20 février 2011

Carrières, trajectoires du sujet

Les culturologies, les philologies, sont des terrains rassurants, narcissisants (subjectivants) parce que socialisants : je ne suis pas seul, et : j'y suis déjà. J'y fais déjà. Il y a des déterminations, reçues et produites. Mais cette société, toujours plus épaisse et ressource, aux lectures.
Les sociologies.

La libération, l'émancipation : Boltanski le donne comme point de référence pour poursuivre la théorisation sociologique de la critique, histoire sociale de la critique : De la critique, Précis de sociologie de l'émancipation, 2010. Gallimard.
Il me semble que l'émancipation - sans parler, avant de lire, de la charge historique, théorique-dogmatique très chargée dans le concept, est-ce qu'on peut encore marcher sous ce poids, pour les déplacements lightfooted required? - n'est pas l'horizon critique proprement, mais l'agency.
Quelle différence? Quels enjeux dans cette différence? Pas "Que faire?", mais.

lundi 7 février 2011

Théories de l'élite

Des théories de l'élite, des élites, zone critique à entreprendre, pour poursuivre sur le savoir-pouvoir. Zone d'enjeu, rencontrée systématiquement.
Du Bois et le "Talented Tenth". La méritocratie. Les Héritiers et le capital culturel. Et le pouvoir des faibles, pouvoir des dominés (Bourdieu : cette proposition toujours porteuse, laissant durablement rêveur).

L'élite par le savoir : drôle de construction historique.
Des pans entiers de l'enseignement où les institutions de formation n'ont pas produit des sachant mais des gents, par ex. Des techniques de l'adoubement, de l'initiation (cf Eton...). Dans la lignée de la formation aristocratique (voir Durkheim, ces deux traditions distinctes, pour prendre ce premier grand embranchement). De la sélection, autre mode.

Il s'agit de théories du pouvoir par le culturel. Le culturel comme vecteur politique. Et comme lieu (une des familles de lieux) de formation des agencies.

mercredi 29 juillet 2009

Agenda : agency & agencement

Est-ce que je l'ai déjà noté ici? A faire à calculer à mettre à l'épreuve : le rapport entre agency et agencement. Voir ce qui se passe quand on rapporte l'une à l'autre les perspectives de Deleuze-Guattari-Kafka, et Bhabha (mais il n'est pas exactement le point d'origine : par lui, y remonter. Généalogie dans les relectures postco des théories de l'idéologie : Althusser? Spivak, Perry, Slemon).
Passer aussi, pour la petite histoire et le symptôme, par la traduction de Bhabha (et Spivak) en français.

dimanche 3 mai 2009

Mob, et peuple-historicité

L'histoire des mobs anglaises, de la forme mob - reprise par exemple, au politiquement sérieux, par EP Thompson dans The Making of the English Working Class. The mobile ; de mobile vulgus. Une mobilité, mais penchant vers la manipulabilité, de la foule la masse le groupe le prolétariat le peuple (ces déclinaisons sont l'histoire). The excitable crowd, the moveable crowd. Volatile.
Question de agency (political), et question de mouvement social, soit historicité-peuple ; agencement-collectif.
Pour agency : la question que cherchent à récupérer, pour le discours historien, et sa face vaincus (Benjamin), les Subalternists dans les années 80 et un historien de gauche comme EP Thompson qui travaille pour une perspective de gauche en temps de Guerre Froide et orthodoxies libérales-économistes-"empiristes" (60s - qu'il marque comme un aujourd'hui droitisé après l'époque d'après-guerre). Agency d'un peuple, ses révolutions, ses cultures, ses poids dans la détermination de l'histoire et des valeurs de l'histoire. Peuple dans la nation, des Relations internationales, guerres mondiales et décolonisations.
Pour mouvement social : la notion d'un peuple-historicité : à observer, mettre en lumière, recomposer dans l'archive, à partir des temps de fracture ou "lieux de la culture" (Bhabha) - "insurrection" pour R. Guha (et "counter-insurectionary"), "riot" et Dissent et custom, tradition, "structure of feeling", "articulate"-ness, pour Thompson (et "counter-revolutionary"). Ouvrant vers le plan ouvert des Cultural studies. Moments du shifter.
Le peuple-agencement collectif d'énonciation (Del&Guatt) : cette intuition du peuple-comme-histoire, qui est également histoire-comme-peuple. Le politique comme ni l'état(-nation) d'une philosophie politique, ni le groupe en états [ce n'est pas ça, ici - quoi alors exactement? Il y a bien un ni à identifier ici - l'économisme-matérialisme marxiste?, la classe exactemenet?], mais le social, comme "mouvement" - histoire-peuple, rythme-anthropologique.
Le peuple est se qui se forme. Avec l'historicité d'une énonciation, qui fait que Thompson y contribue.

Puis les différentiels de pouvoir, champ électrique, des tensions entre nation et peuple.