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dimanche 29 janvier 2017

Tournants

Les choses tournent, très vite. Ce matin parmi des podcasts du week-end, un épisode du tour du monde des idées - tiens d'ailleurs, chronique philologique : les idées reviennent fort, je me rends compte en notant l'annonce de la nouvelle Nuit des idées, Institut français, qu'elles sont mot d'orde depuis quelque temps, faut-il revoir la trame depuis l'ouverture de la Vie des idées ? -  la citation d'un second d'Evo Morales il me semble, Amérique latine en tout cas et tout récemment, déclarant la fin de la mondialisation. Première note, sous mon radar personnel.
Même si idée dans l'air, consensus de diagnostic, (mais le consensus inverse circule autant), par exemple entendu à Copernic hier sous la forme de :
1. un ancien du PC, 40 ans aux RI, faisant passer compte rendu de lecture de deux rapports du Néolib, Global Risk et Global Trends, lecture comme diagnostic fait par "nos adversaires" sur l'absence de vue d'avenir, crise radicale, (rappel de Gramsci, ancien monde, monde nouveau, monstres, ils sont là), et
2. évidemment nouveauté radicale de la menace climatique, résultat historique directeur glaring de la modernité capitaliste. Qui refait radicalement le rapport politique de temporalité : fonction de l'avenir dans l'analyse et dans les programmes pour l'action.

Les gauches se cherchent. S'essayent par les efforts de convergences des luttes. J'en suis encore à Blockadia, de N Klein, comme meilleur candidat à une stratégie. Question des ZAD, question des chaînes d'équivalences / alliances / convergences - et même "intersectionnalité", discuté hier à Copernic comme un souci, un échec so far, une visée difficile.

lundi 5 décembre 2016

Étranges compagnons d'anti-mondialisation

 Il me semble clair que la signification politique des "populismes" nouveaux (malgré la défaite de Norbert Hofer en Autriche apprise ce matin) est avant tout et structurellement une contre-mondialisation.
Développements, mutations, de la mondialisation : mouvements anti-mondialisation, strange bedfellows, de Daesh, Trump, et Dakota pipeline indigenous resistance - on apprend ce matin la décision du refus de permis. Victoire.
Que penser de, comment penser, ces facettes contradictoires, effets diffractés et communs, qui éclatent encore le phénomène à saisir. Commencer par regarder ce qui reste actif à travers ces renversements : le néolibéralisme alive and well dans les nouveaux alliés dont Trump s'entoure, etc.

mardi 29 novembre 2016

Mondialités d'islam - jalons

Pour les Mondialités d'islam, décidément insister sur "interfaces anglophones et francophones", et du coup les interfaces historiques en effet commencent à devenir claires (lisant Leyla Dakhli) :
. Sikes-Picot au Proche-Orient, France en Grande Syrie, Brits en Palestine et Irak, Jordanie, puis voir Egypte.
. toute l'Inde-Pakistan, souscontinent entier et plus (Burma, et étendues en Malaisie large, Indonésie), du Raj

lundi 21 novembre 2016

Du mondial à

Depuis un an - et alors même qu'une heureuse circonstance tout à fait extérieure vient lui donner une visibilité inattendus - je sais qu'il faut faire tourner "Généalogies du mondial", dans le sens d'une actualisation. Ça pousse par la poétique du peuple. La nouvelle poussée, confirmation éclatante et glaçante vient avec la montée en hégémonie des populismes, glissement de terrain de la mondialisation - par un horizon politique qu'on n'attendait pas, et passéiste, les perspectives de l'opposition par les gauches restant bloquées, pas percées par les altermondialismes/WSF, anarchismes, Occupyism, et toutes autres inventions politiques des 15 dernières années.

Populismes comme actualisation de la mondialisation, certain. Mais prendre par là. Reconfiguration du rapport au national, aux frontières, à l'autre civilisationnel etc. Mais aussi la relativisation du Mondial permet une réapparition, désambiguïsée et sortie de son ombre, mieux détachée, de l'option internationaliste et la valeur du travail sur l'histoire des internationalismes. Rouvre les possibles des rapports de monde. C'est un avantage critique.
Prendre par les migrations et la prolifération des frontières, Mezzadra S Sassen Expulsions etc.

Est-ce que c'est parce qu'il est plus simple de s'y retrouver, si le cadre national est réactivé ? Certainement en partie - les masses d'analyse classiques ici sont une sécurité autre que celle des encore-tâtonnements, encore sans canon lissé, de celles concernant le mondial. Repos, souffler, confort, folklore : un rapport au savoir, et à la critique, médiatisé et livresque. Contre une lutte pour discriminer, discerner, jouer de multiples et nouveaux paramètres en essayant les hypothèses etc.
Mais il s'agit, autant pour "populisme" (de quoi est-ce le nom, contemporain ?) que pour "nationalisme", "internationalisme" et "identité" - puisque la guerre qui se déclare se plante sur ce terrain - d'analyser-stratégiser leur fraîcheur historique, nouvel assemblage, à repérer, à situer, dans les recompositions conceptuelles-idéologiques et pragmatiques qu'il instaure.
Oui, quelqu'un du commentariat parle, sur France Culture ce weekend, des outils à inventer pour une gestion politique/économique mondiale qui ne passe ni par la Mondialisation ni par les Nations identitaires : certes. Question d'une imagination politique du mondial en effet. Well so.

Fillon, bah. Avec Thatcher pour modèle - wtf, 35 ans plus tard ?? Ça aussi, déjà un folklore et une modernité de grandmère. Ce qui ne veut pas dire sans réelle malfaisance programmée.

samedi 19 novembre 2016

Histoire longue Nord-Sud - 2000s, 2010s, 1973

Dans la longue formation depuis l'invention de l'Ouest (Occidentalisme, repéré par ex par Mignolo, qui l'indexe à Jefferson pour une formulation, créole et à maturité), stades plus recents :

2000s : CZ me fait apparaître, jeudi soir TR : "Global South" dans la décennie de l'émergence des BRICS, juste. C'est aussi celle de la désagrégation de l'alter-mondialisme, et voir les dates concernant les WSF, après Seattle et Gènes.

2010s : des Printemps arabes, aux anti-mondialisation "populistes". Sera ça ?
2008 un tournant majeur, peut-être lisible ultérieurement comme la fin du néolibéralisme dominant. Steven Erlanger, Gary Gerstle & Bonnie Greer en débat à la LSE mercredi : que les possédants (du Nord, électeur des actuels populismes) se sont bien tirés de la crise mais pas les classes travail ou moyennes. Division de trajectoire.

Juste également, Shalini le suggère à la JE d'hier : il faut commencer à fracturer le raisonnement par "néolibéralisme". Son long usage en lui-même indique qu'il s'est transformé en recours automatique. Le réexaminer, l'actualiser, trouver ses tranchants actuels. Qui peuvent être à son revers aussi. L'anti-mondialisation des mondialisateurs.

Prendre par internationalismes musulmans, et par la généalogie de "peuple" et "peuples".

NB pour rappel aussi, ne pas laisser filer :

1973 : "la Crise". Chocs pétroliers, moment de l'infléchissement du compact fordiste. Des coups successifs viendront : Pinochet, révolution iranienne, (mais décolonisation portugaise en Afrique). Le temps que l'imagination capitaliste se refasse un programme, une décennie pour tourner (faudrait regarder de près, et par exemple du côté précisément des compositions en multinationales,
 ; le traitement du problème pétrolier par la visée de dés-industrialisation financière au Nord qui est encore Ouest à cette époque ; l'état de l'équilibre de la Guerre froide, 1977 est une date), et hop, Reagonomics Hayek et la Décennie de la politique économique idéologique.

jeudi 10 novembre 2016

Color Line - mondialisation en 2016

Trump me ramène aussi à Du Bois, XXIe siècle aussi (parce que c'est l'heure des grandes déclarations morales et coups à l'estomac, j'y vais à la volée), celui de la color line.

Réflexe : c'est par là qu'il va falloir appuyer. Me tourne comme une évidence vers race, ethnos, formes racialisées ethnicisées des rapports sociaux et géopolitiques. Les peuples comme zone critique, zone de chauffe, du peuple.
Le mondial a tourné. S'exprime en.

vendredi 1 juillet 2016

Mondialisation suite - renationalisations

Les effets de la Mondialisation continuent à se développer, dans des formes imprévisibles (à voir d'ailleurs) ; se modèlent, évoluent, infléchissement la valeur du concept/idéologème ; marquent les tournants dans l'histoire contemporaine :

. 1990s les guerres ethniques en Europe, giving Globalisation and the vision of Global Europe the lie. Expressions de la mondialisation.
. 1999-2001 articulation majeure, Seattle-9/11, War on Terror nouvelle polarisation East-West
. 2008 date nette, crise financière sur le système-monde, répercussions politiques de longues ondes
. 2011 printemps arabes, puis le relais d'Al Qaïda en ISIS
. le Brexit est moins local que systémique, pour raison d'Europe et pour raison de postcolonialité. Il se relie aux années de proliférations des zones de mur et de migrations bloquées enkystées ; se relie à "la montée des populismes" d'Europe (+ autres histoires à connecter). Crise de l'Etat, dans la crise de l'Etat-nation. Question anxieuse du politique, qui s'articule en termes également changeants.
La Mondialisation comme prolifération de la frontière, et des espaces fabriques de l'exclusion.

S Mezzadra parle de renationalisation, conf juin 2016 à Berlin.

vendredi 1 mai 2015

Mondes

. "Monde musulman" ?
. "Monde noir" : voir par Théodore Monod, repère dans n° de Présence africaine.

dimanche 19 avril 2015

Devenirs de la théorie contd.

Écrire ça : qu'en est-il de la théorie dans Theory from the South.
Reprendre avec Intellectuels 1997-2007, avec Cunningham/Rabaté, et actualisation (my god, ce sera déjà la décennie suivante, 2017 proche).
Pourra être un épisode dans un ensemble sur savoir et critique now, Poétique des savoirs dans le bloc historique Mondialisation. 
Voir dans Lyotard, philosophique, ce qu'il peut en être de la théorie - je ne m'attends pas à une vraie séquence. Mais dans Jameson largement plus vraisemblablement. 

Histoire de la critique. Voir Boltanski et Corcuff. 

Chez les Comaroff, théorie : analyse critique des catégories. Réinterrogation, reconsidération, et crucialement réarticulation des catégories, en passant par un travail de leur historicisation - soit : comprendre dans quelle conjoncture elles sont placées ; quel bloc elles forment avec quoi ; qu'elles sont leur co-déterminations. 
C'est pourquoi elle se fait avec-et-contre, puisque re-

dimanche 5 avril 2015

Polis, demos, ethnos - mondialisation comme culturalisation

Toujours quelque chose sur les articulations, à comprendre anthropologiquement par l'observation des tournants recombinatoires dans l'histoire, entre ethnos, demos, et polis.
Les Comaroff aident bien, quant aux 'limites du libéralisme' par les légitimités des rois traditionnels d'Afrique du Sud.
Reprendre par la philologie culturologique de Benveniste, civis et polis. Puis toujours le programme Arendt, et nature des relectures de Carl Schmitt / Chantal Mouffe pour commencer. 

mercredi 4 mars 2015

Global intellectual history

Pourquoi à l'aise soudain dans l'espace historiographique découpé par Global Intellectual History, Samuel Moyn et Andrew Sartori (Columbia UP 2013) ?

D'une part, le débarras d'une certaine glue culturaliste, qui vient avec ses encombrements éthiques et leurs usures, répétitivité - et le brouhaha mélangé avec le sensus communis de la mondialisation comme condition ambiante. Nom des mal-être.
Et de l'autre, l'acuité constitutive qui vient des articulations historiographiques quand elles sont en effet capables d'historicité. De placer le "global" comme "native category", soit, prenons les choses simplement, discours.

Tracé de lignes dans les pratiques historiographiques contemporaines, avec quelques vues de recul sur la dernière décennie, et plus. Articulent et distinguent, spécifient.
Toute une série d'objets (pan-islamisme, African past, ...) et de vues travaillées (cosmopolitismes subalternes, global history in its place, ...), pénétrantes.

lundi 2 mars 2015

The global - évolution des concepts

Etonnée que les récoltes de lectures récentes soient aussi fertiles et fraîches, alors que le labour dure, et sans soute que l'impression d'un brouhaha de commonplace est faux, il faudra recaler cette fausse impression donc.

Diachronie, pour commencer : Appadurai 2013, frais, introduit de nouveaux termes, dessine le sillage de 20 à 25 ans de réel parcours. Moyn et Sartori par l'histoire, et l'histoire intellectuelle "globale" : ramènent en prologue en review of the literature toute l'épaisseur de la diversité des pratiques et de la transformation et création des problématiques dans la dernière décennie.

Et des termes frais, également, à mon écoute et mon répertoire donc :
. "global condition", dit Appadurai, "Essays on the". 2013 (date de bout de course ici) a donc installé un temps de périodisation, avec ses mouvements internes complexes, le temps de ses développements, des périodisations vont s'inscrire à l'intérieur. En contraste avec la mondialisation comme nouveauté, effraction, inédit à cerner. La mondialisation est déjà largement dite, énoncée de toute part et quadrillée par les propositions discursives et analytiques, comme par les contre-interpellations politiques. Le travail se présente maintenant comme l'écoute/l'invention des variabilités en elle : variations internes existantes et à l'oeuvre, et variations stratégiques à y imprimer.
. "the global" - curieusement pulls me up sharp, chez Moyn et Sartori. Où ne l'avait-on pas encore entendu, tout lisse et formé, ce syntagme d'appréhension  ? La prise a la simplicité qui vient d'une maturation du travail analytique, polissage et âge, de.
. the global South.
. etc.

. see 'world making', Lydia H. Liu, on intellectual history of China in world. 2004, eg.

lundi 16 février 2015

Collège d'études mondiales - MSH

http://www.college-etudesmondiales.org/

Savoir et critique

L'analyse des savoirs, et du devenir des formes culturelles et institutionnelles sociales du savoir, est donc faite pour la réflexion, d'ordre stratégique, sur les possibilités de la critique.

savoir et critique,
analyse et stratégie.

Jameson, interpellation !

Jameson bien Jameson, et exigeant à sa suite :

"Notes on Globalization as a Philosophical Issue" (1998 donc), appelle "philosophique" l'effort de recadrer la réflexion sur la G° dans une pensée marxiste ample (elle a une histoire large et on peut prendre ses latitudes, pour poursuivre son analyse à la situation actualisée de capitalisme mondialisé) et souple, prête aux déplacements et aux transformations conceptuelles nécessaires. 

Non seulement la proposition, signée Jameson, de la solidarité historique entre modernisme artistique et modernisme politique (grands projets collectifs), et ses démaillages dans le postmodernisme, solidaire du "late capitalism"

mais réflexion de praxis critique, qui a à réinventer également ses stratégies, the Ground having shifted to still unrecognized positions.
Reprenant par Hegel contre Althusser (je n'en comprends pas l'utilité méthodologique ici, c'est trop vite pour moi, qui pense encore la contribution d'Althusser précisément comme celle de l'introduction de la catégorie du discours/énonciation, fine historicisation particulières aux 60s-70s, post/structuralistes - interpellation et appareils idéologiques),
par Hegel donc : Logique de la dialectique (par idéalisme, ici pris comme valeur pour la stratégie) entre Identité et Différence, le couple pensable seulement en terme d'Opposition couplée et finalement en Identité de l'une et de l'autre. "in the most momentous single reversal in Hegel's entire system (76), suddenly Opposition stands unveiled as Contradiction".

Jameson repose donc la visée de praxis : "This is always the point we want to reach in the dialectic : uncover the phenomena and find their ultimate contradictions behind them [sic - ?]... But in Hegel, Contradiction then passes into Ground" [of the categories of thought in use] = the situation itself, aerial view, map of the totality. "This movement of the categories", "producing each other, and evolving into ever new viewpoints." What Lenin reads in Hegel, first weeks of WWI.
Oui : historicité des concepts et idéologèmes, catégories, discours ; performance discursive ; dans une dynamique qui peut être d'interpellation, contre-interpellation, et stratégies de l'interpellation. Contre une logique, alors, non?

Lessons here and now, and programme in a project such as the "Globalization and Culture" conference at Duke, & The Cultures of Globalization 1998 publication :
"to grasp the still ill-defined and ever-emerging effects of that phenomenon we have begun to call globalization."

Interpellation !
Qu'est-ce que je fous là, question à la Depardon à laquelle cette lecture appelle : tentative donc, effort, reconnexion :

G du M, bien une visée de réflexion sur et élaboration, création, de modes de la critique pour les situations présentes. Politiques et théoriques. Il s'agit de la praxis critique, de l'étude de ses transformations, l'analyse des amortissements de ses modes "modernistes" (Jameson) et post ou néo-marxistes (= où se sont faites les pertes, par où les choses se sont vidées de leur énergie de "contradiction", si on veut parler en ces termes, ou critique), et le "appalling effort" (mot d'ordre clé du modernisme pourtant, Woolf) pour trouver où dégager des passages dans les murs du TINA, où pratiquer des amorces, déverrouiller des passages. C'est (ce paradoxe de la modernité, alors, justement, ici G. Stein) trouver / créer des points critiques. Reformer, créer, pratiquer, des points de bascule, et d'accélération  d'histoire.

Ce qui implique un travail de réarticulation (le terme méthodologique, pratique, est de S. Hall ici) : Jameson manipule, de manière un peu cavalière puisque pas son objet direct ici, la catégorie de "levels", soit la question classique marxienne de l'autonomie et l'analyse en structure et superstructure. Ici Jameson distingue, désarticule ("the disentanglement of levels", 69), économique, culturel, social, politique.
C'est à continuer à élaborer.

Généalogies du mondial - parcours - SAVOIR

Suite sur le mondial, parcours de lecture :

. après repères dans Menger en particulier, et lecture qui reste ouverte de Mattelart sur l'histoire cursive de l'utopie planétaire,

. ayant fait un temps sur les développements des postcolonial studies vers les questions du global, Globalization, et leurs approches éventuelles des courants et lieux discursifs des Global studies

. avec un temps particulier sur Spivak, où il me semblait que quelque chose se jouait sur la question du Global South, et certainement les usages de la référence à Spivak pour poser des arguments sur la littérature mondiale et les crises et stratégies du comparatisme contemporain - d'où je retire plutôt la conclusion d'un fil toujours plus derridéen que attentif aux (même si 'attending to' est une pratique annnoncée et soignée) effets de mondialisation

. avec passage par des classiques déjà installés et incontournables : Jameson Miyoshi sur Cultures of Globalization, 1998 et d'autres devront être ajoutés régulièrement,

. et replongée dans les travaux des universitaires analysant et témoignant de la crise de l'université, selon les angles critiques possibles - ici, Traces, travail d'ecoute internationale avec accent sur l'Asie extrême orientale. Le chapitre écrit depuis les US est en attente,

. la soif vient maintenant par la question du savoir et de la politics of knowledge, qui est rare et
désertique et sous-articulée. Nécessité de reprendre par Lyotard maintenant, et par les Comaroff, Theory from the South. Peut-être je ne pourrai pas faire l'économie de Mignolo, Local Knowledges, malgré.

dimanche 21 décembre 2014

Monde de la diversité des langues

Chapitre de conclusion dans N. Ostler, à noter.
'The world's new linguistic order'.
284 : 'In a world not dominated by a single ''global'' language, multilinguality will be much more prominent, and awareness of other languages will be routine.'

Meaning that :
281 : 'a global lingua-franca will not longer be needed: Language technology will take care of interpreting and translation, and foreign-language learning will become an unnecessary chore, except for specialists and enthusiasts.' (contd.: 'Active communication with speakers of other languages will no more require a special skill than is currently needed to read a foreign text in translation, or to follow the subtitles of a foreign-language video.'
And 285 : 'in the near future [2050], global communications, incorporating elements of langauge technology, will make this a routine possibility for everyone.'

Tools : text corpora and speech databases, morph analysers and parsers ('this quantitative knowledge', 262) - for dictation and vocalization, spell-checkers and grammar-checkers, interpreting, multilingual document search, machine (-aided) translation, computer-aided language-learning... (table 263).

Conclusion : 286, 'Cultural diversity, and diverse linguistic loyalties, are ancient and persistent traits of human societies. This is a social order created by mother tongues, where each community has its own language, as if by nature. A wider uniformity of language is, by contrast, hard-won and needs enforcement. That has long seemed to be a price worth paying, since through much of knoN history a forged unity has been conducive to strength. ... But a lingua-franca, even the most universal, is a burden.'
'One day English too, the last lingua-franca to be of service to a multilingual world, will be laid down. Thereafter everyone will speak and write in whatever langauge they choose, and the world will understand.'

(Ce qui révoque un peu en doute la machine entière qui a été mise en orchestration dans le livre, de linguistique donc, une certaine linguistique malgré tout.)

mardi 9 septembre 2014

Fred Cooper on : Africa in the World, 2014

Africa in the World: Capitalism, Empire, Nation-State, Harvard UP, 2014 (130p)

Review dans La Vie des idées, par Alden Young :
http://www.booksandideas.net/IMG/pdf/20140901_african_independence_reconsidered_edits_1_.pdf

mercredi 27 août 2014

Époques du mondial - 1990s multiculturalistes

Hobsbawm conclut Nations and Nationalism sur un chapitre ajouté dans l'actualité de la crise de l'URSS, pour publication en 1992 je crois. Prolongement nécessité par les développements nouveaux, et qui permet une clarification nouvelle, appronfondissant la théorisation, l'hypothèse historique longue élaborée dans le cours du volume.
Le chapitre est, comme les autres, en perspective cavalière, et évite (ne s'intéresse pas à) une définition, une caractérisation, de la nouvelle époque du nationalisme. Évitant par là de la fixer. Épingler. Mais il le semble qu'on est ici dans la nouveauté du multiculturalisme, et avant celle de la mondialisation : des époques qui se sont marquées autour de ces termes lieux communs historiques, périodisants.
Il parle beaucoup du Canada, symptomatiquement peut-être. Et des entités politiques devenues, comme condition présente, multiethniques et multiconfessionnels (? À revoir). Par la reprise des grands brassages de migrations, après l'immobilisation nationaliste de l'entre deux guerres (check - cette période de sédentarité, repli après les grandes extensions du libéralisme international du 19ème.)
Même s'il utilise aussi l'argument des nouveaux caractères multinationaux (le terme y est-il ? À voir) et transnationaux (il y est) des entreprises.

Il y a donc un moment, c.-à-d. une configuration historique, un bloc historique, où le mondial apparaît comme multiculturalisme : quelle historicité de ça ? Quelles lignes de front idéologiques autour de ça? 

mardi 20 mai 2014

Par le mondial : anthropologie du savoir

Le grand bénéfice immédiatement mis en possibilité par les premières dimensions du champ 'Généalogies du mondial' est, en cassant l'échine du littéraire, d'ouvrir directement, simplement, sur la nature du travail : ce sera bien une anthropologie, qu'on cherchera à faire la plus historique-critique, et qui sera bien une anthropologie du savoir.