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dimanche 23 juillet 2017

Philologies de 1979

Je n'en finis pas de comprendre et comprendre encore la décennie et son tournant, temps intime et étranger (cf ici).
La chronologie de la Mondialisation décalée de 1980 à 1979, décale du néolibéralisme aux rapports Nord-Sud qui le sous-tendent ; le replace dans sa seconde ligne historique, capitalisme et colonialisme. Non pas seulement la Révolution iranienne et l'Afghanistan soviétique, mais aussi at home l'éruption de violence au Notting Hill Carnival de 1976, la Crise au Royaume Uni (comme celle qui fait pivot en France, elle est géo-économique), les confrontations syndicales, et l'année Punk.

Hebgige (Subculture, 1979) fournit des repères contextuels, philologiques, particulièrement bienvenus pour ma conjoncture.
. il dit, parlant du reggae et de la Jamaïque africaine et immigrée en Angleterre, ses antagonistes historiques : "the Church, the colonial and even some 'post-colonial' governments" (31). La plus ancienne attestation que j'avais pu faire jusqu'ici était dans Jamaica Kincaid, dans les 1980s. Décennies d'installation après la génération Windrush.
. situe, et participe à, l'état de la théorie du moment, sémiologie et référence gramscienne ; soin de sa propre généalogie, refaire son récit, de Marx-Engels en néo-marxisme à Williams Hoggart, Barthes, Thompson et Hall, Gramsci ; trope du subversif dans l'ordre moral du Naturel bourgeois et cadre conceptuel de l'aliénation. (La subversion, avec Genet pour caution, incarnation nostalgique, symptôme, d'une fin de course de l'insurrectionnel des 70s, défaite politique en chemin, la révolution passée dans la sphère rhétorique.)

J'attendais Hebdige sur la culture repensée par la sémiologie et l'hégémonie ; ravie, et je n'aurais pas dû être étonnée, de le trouver sur la color line dans l'Angleterre nouvellement postcoloniale.

1979, date de publication, peut être prise aussi comme temps T pour une autre articulation : les "working-class youths" avec les "black immigrants in Britain. C'est-à-dire que le "jeune" ici est une autre figure que l'étudiant de Berkeley noir ou blanc anti-Vietnam. Et que la scène est celle du pivot, pour l'histoire des gauches contemporaines, entre classe et race, NMS. Quid des femmes et des sexualités alors, tiens, ce sera intéressant alors de le guetter dans la suite du livre.

samedi 22 juillet 2017

Culture, ideology, hegemony - the Theory years

I thought Hebdige would do this for me: cut across from my people and sect train of thought and bring back the 70s line of semiotic critique for a useful, sharp, splice effect. Subculture. The Meaning of Style, missed at the time, but like Policing the Crisis and Resistance Through Ritual (yet unread) and The Popular Arts (read and revived in my current reading mind), identified de longue date as a needed step through.
Very good indeed to retrace the story of Cultural Studies and its own auto-mythical narrative. From "Culture and Society" as retold by Williams, and from Hoggart (like the Frankfurt School nostalgic of working-class sociality and horrified by mass culture), to the Eliot expansion (from literature and literacy to "anthropology" - well, ok, more or less), Barthes, EP Thompson (ooh acid in calling them the "gentlemen amateurs"), Althusser, and through Volosinov, Marx and Engels, Hall, to come and rest in Gramsci. Retracing means, for now and beyond the lyricism of my own (mythical, and in fact missed, precisely : this is were I was not, having taken the generational boat in France, and in the petit bourgeois petite fille general morality) generation, a useful repointing of references.

The processing of definitions though; the story of concepts, perfectly usable now for the mulling over peuple et langage : emergence of the concept of culture, through its history first and in its novel critical application (CS, uncomfortable first, trammelled up in literature and literacy - then more confidently flipped over to the sphere of semiotics and ideological semantics); then the morphing into the problematic of ideology, followed by the Gramsci years of looking at, testing, the criticality of hegemony.
The critical process here is this conceptual transformation of "meanings" into social relations, and cultural forms into power issues. Historical.
The history, again, of conceptualizing the articulation of language (sign systems, discourse) with social history.


mercredi 7 juin 2017

Situation de Geertz - anthropologie US 1970s

Étonnement de sentir ces effets de situation.
Geertz vient bousculer un paysage, état de l'art.
Il tourne la page de l'anthropologie d'après guerre, j'ai l'impression. Et il se positionne pour bloquer les dominations acquises ou flambantes de champs et thèmes de disciplines qui menacent le territoire de l'anthropologie : philosophie de mind, béhaviorisme, psychologie expérimentale et positive, cognitivismes, positivismes des sciences sociales ; sciences sociales sur les sciences humaines. Époque de T Parsons / Lazarfeld (qu'il n'évoque pas).
Mais aussi ante : on n'est pas encore dans le retour de culturalisme qui va s'imposer avec les poussées des Minorités et gauches nouvelles des 60s.
Il défend donc creuse élargit construit une sphère épistemique pour la culture en la dégageant des accusations de mentalisme en particulier.
Il y a donc des coordonnées politiques nettes dans ces options et ces temps, presque générations. Et donc encore : des acteurs collectifs. L'après-guerre se met en relief vraiment dans une agressivité positiviste qui semble fait tout un avec l'hégémonisation des EtatsUnis, et la géopolitique hawk, Nixon, CIA etc. Industrial militaro epistemic complex.
Le retour de la culture, largement au-delà de l'élargissement soigneux de Geertz, avec les pressions noires et étudiantes, mouvements des Minorités, protestation contre la guerre du Vietnam, contreculture, critique des sciences et idéologies de la cold culture. Ah voilà, the nail

Ce n'est que sur ce terrain changé que peuvent se développer les Cultural studies, avec tous les conflits et les ambigüités qui les accompagnent.

Ce à travers quoi je tâtonne en considérant Geertz, avant d'en arriver à l'islam comparé : exploration de la sensation hexis de cette époque et famille scientifique, américaine, en fin d'après-guerre, au moment où les choses vont finir de tourner out of the Sixties, pivot de 68 alors. Ce qui me fait grincer les dents de ces affects intellectuels, du bouché, de l'obtus, de dépolitisé positivé qui est une idéologie dure. Entrer dans, cerner, pour ne pas me fier à cette révulsion et historiciser, pour pouvoir tracer les enjeux et les différenciations.

samedi 8 avril 2017

Décennie Cultural Studies - France also

C'est-à-dire qu'il y a bien en France, dans des termes spécifiques, un mouvement de la réflexion sociale (les sociologues aiment bien dire "les sciences sociales" - pour faire nombre ? ou pour enregistrer les différences des familles discursives méthodologiques et idéologiques de la discipline ? On sort du couple marxisme/Aron, avec des complexifications qui cherchent du côté du "retour du sujet" très explicités, revendiqués)
il y a bien, donc, un mouvement de la conversation qui court en parallèle reconnaissable avec les Cultural Studies anglaises. La comparaison est ouverte. On y lira très certainement le bouchon particulier que constitue le "multiculturalisme" et la digestion impossible des divisions nationales autour de la guerre d'Algérie. On pourra le cerner ici, dans les textes ; en faire corpus.

Passage de La Démocratie à l'épreuve sur la transformation de la question sociale (58-60, avec invalidation de la force descriptive de la catégorie classe) en la question culturelle, avec la figure coagulée de l'immigration.
(On débouche toujours à nouveau sur ce scénario, on continue à le comprendre, à chercher un chemin  dans la compréhension des mutations pour déboucher sur lui, reconnu, insistant. Décidément. Just a little impatience with this, there´s more to articulate.) 

dimanche 5 mars 2017

"Culture" : dépolitisation, repolitisation

Comment "culture" a été retourné en critique, par la génération de R Williams et autres élèves de Leavis puis de Thompson et Williams themselves - de Arnold à la "culture du pauvre" : soit, la qualité de dépossession politique (économique) en régime capitaliste dans sa longue construction. Réduction à une classe exclue, politisation par les mouvements ouvriers, mais l'hypothèse des Cultural Studies : indépendance politique construite et effective, dans la sphère sociale, qu'appeler "culturelle" place stratégiquement comme point de vue, point de départ, pour une révision critique des partages. Revendication de culture : repolitiser de partage culturel (les termes ici sont en "histoire sociale", "popular arts"), identifier l'effet de classe de la Culture, ouvrir l'espace pour la reconnaissance d'une culture d'en bas ou par le bas, et retourner le concept de culture en social et politique, non plus morale et moralisation. (Eagleton sur The Rise of English toujours pertinent. Voir son livre sur le concept de culture, toujours.)

Situations coloniales : réduire, par l'anthropologie et la philologie avant elle, les peuples politiques en cultures : déshistoricisées, primitivisées, altérisées.
Situation thatchérienne : comment les CS ont tourné, après la défaite de Labour et la fin du zeitgeist d'après-guerre, vers une critique du néolibéralisme autoritaire (Policing the Crisis) et vers l'émergence de la catégorie race, postcolonial, multiculturalisme. Il y a une transition que je ne retrouve plus bien ici.

La culture, pour l'articulation et pour la désarticulation au politique.
Ce jeu. Sur les sphères semi-autonomes. "Social spaces", dit Asad. Comment on les fait valoir, comment on les découpe et les distingue. 

samedi 31 décembre 2016

Cultural studies : critique en thatchérisme

Il faudrait aussi arriver à repérer - le travail à évidemment dû être fait, recherche biblio nécessaire - le rapport exact, branchements et engagements critiques aux moyeux, du thatchérisme avec les Cultural Studies dans sa deuxième génération, S Hall. Les inventions disciplinaires et méthodologiques, conceptuelles, réinvention de la critique surtout.
The Popular Arts, de 1964, est déjà lui (avec Paddy Whannel, note quant aux positions en ethnicité, soit histoire coloniale - au passage : cette équivalence est assez simple, face et pile de la color line, l'enjeu est le flip, son comment, ses conditions et ses coûts sociaux). Puis Policing the Crisis peut-être (collectif, de 1978 - qu'en est-il du thatcherisme avant la lettre pour une publication à cette date ? Voir.) ? Puis ethnicity ?
Quelle compréhension de la lutte venant, et quels programmes engagés. Quels outils réarticulés - le mot est particulièrement approprié ici, les CS et Hall en particulier ont fait de l'articulation, en relisant (lisant, à l'époque il me semble) Gramsci, un outil critique et théorique majeur.
Travail diagnostique. C'est la tâche ahead pour nous.


vendredi 15 octobre 2010

Rapports des disciplines : l'anthropologie menacée

Partha Chatterjee se soumet de bon gré à l'ethnologie, proposée sous concept d'ego-histoire, par Assayag et V. Bénéï, dans Les Intellectuels en diaspora, L'Homme 156, 2000. L'entreprise est une exploration des termes actuels de cette question réflexive de l'anthropologie - celle en particulier qui est américaine et ici lectrice-de l'américaine (Assayag, qui reprend dans Miroirs transtlantiques, L'Homme 187-188, 2008), ici la maille à partir - qu'est le rapport de l'observateur avec son observé, le savant des cultures avec son informateur.
P. Chatterjee parle de point sensible touché, pour rendre compte de la réception hostile des Subatlern Studies par les intellectuels de la gauche nationaliste indienne. Quelque chose faisant mouche. Voir, à propos des "très fâchés" de la controverse actuelle sur les poco chez les politistes français (Bayart-Mbembe etc.).
Mais autre point à relier : la discussion sur l'hypothèse d'une menace sur l'anthropologie, annoncée et examinée dans ses histoires et ses implications par les anthropologues américains (et anglais? voir), et rejetée par les français : JL Amselle, ici. Et Assayag-Bénéï. Deux pressions dans cette "menace", telles que caractérisée par Amselle pour y répondre : l'en-voie-de-disparition des sociétés "sans histoire", objets traditionnels et fondateurs de la discipline ; et la mondialisation des disciplines qui diluent l'anthropologie dans un ensemble extensif de disciplines se mettant à prendre en charge la question de la culture et du rapport des cultures. Mmh.

Que dérouler de ça, éventuellement, pour faire sens du phénomène polémique dans la réception française des poco? Constitution d'un sentiment d'attaque disciplinaire? De rivalité, soit de territoire? Où la mésentente, ce talus qui sépare les interlocuteurs du non-dialogue - plateaux discursifs hétérogènes (dissensus Lyotard, c'est quelque chose comme ça ?) -, qui se cristallise, se forme en abcès, autour d'une confusion entre l'objet définitoire d'une discipline, producteur de territoire (partage des savoirs), et la disciplinarité : mode de l'analyse, et histoire discursive de la "conversation" de ses inventeurs réinventeurs et acteurs.
La surdité particulière aux disciplinarités : sur l'indissociabilité du littéraire avec les poco studies, sur la texture contextuelle particulière des cultural studies et de la Theory, du "postmodernism" et "postsctructuralism" même. La surdité est la connue : aux discursivités. D'où par exemple, tranquillement, l'absence de rivalité, la co-présence fertile, d'une sociologie de la connaissance avec une poétique des savoirs sur la culture. Avec une anthropologie américaine, et française.
D'où le pénétrant très particulier, encore une fois vérifié comme still small voice, de la perspective d'une poétique de l'étranger : que les discours sont tissés par des histoires, mobiles et infiniment réticulaires. [ceci parce que j'ai Amselle dans l'oreille, et ses propositions sur le branchement, le network à opposer au fieldwork, l'historicité de l'anthropologie à dégager par l'attention aux réseaux].

samedi 13 mars 2010

Prolétaires et subalterns

Rancière, La Nuit des prolétaires : toujours de la gauche très pénétrante, étonnante, dans Rancière. Qui est à lire à la fois dans l'histoire du gauchisme des années 70 puis 80 (le livre sort en 1981, posant bien ses contemporanéités avec les jeunes turcs socialistes qui s'apprêtent à prendre le pouvoir, et les "nouveaux philosophes"), puis post-89 (l'avant-propos date de 1997, et compte le décalage depuis la première parution : celui à se digère la fin de l'URSS et la fusion des deux courants pré-cités en un seul dominant) -- à la fois dans l'histoire des gauchismes français et leurs affaires avec les gauches dominantes (marxisme, déterministe) donc, mais aussi avec ce que je connais mieux, par l'autre bord, anglophone.
Rancière et Bhabha ont des rencontres répétées, et je comprends mieux comment. Comment aussi des résonances avec les travaux des critiques britanniques du marxisme (mais aussi ses nostalgiques d'une gauche de la vérité "populaire" : Hoggart semble positionné exactement là) : Cultural studies, EP Thompson, culturalismes anti-économistes etc.
Autre résonance qui m'intéresse : la détotalisation du "populaire", des "masses", du "prolétaire" comme vérité du présent ou vérité de l'avenir, avec le travail de critique du nationalisme indien par les subalternistes. Rentrer des coins dans les récits théoriques ; splinter, récupérer les lignes de failles, "contradiction" (opération marxiste toujours?), la non-unité.

dimanche 3 mai 2009

Mob, et peuple-historicité

L'histoire des mobs anglaises, de la forme mob - reprise par exemple, au politiquement sérieux, par EP Thompson dans The Making of the English Working Class. The mobile ; de mobile vulgus. Une mobilité, mais penchant vers la manipulabilité, de la foule la masse le groupe le prolétariat le peuple (ces déclinaisons sont l'histoire). The excitable crowd, the moveable crowd. Volatile.
Question de agency (political), et question de mouvement social, soit historicité-peuple ; agencement-collectif.
Pour agency : la question que cherchent à récupérer, pour le discours historien, et sa face vaincus (Benjamin), les Subalternists dans les années 80 et un historien de gauche comme EP Thompson qui travaille pour une perspective de gauche en temps de Guerre Froide et orthodoxies libérales-économistes-"empiristes" (60s - qu'il marque comme un aujourd'hui droitisé après l'époque d'après-guerre). Agency d'un peuple, ses révolutions, ses cultures, ses poids dans la détermination de l'histoire et des valeurs de l'histoire. Peuple dans la nation, des Relations internationales, guerres mondiales et décolonisations.
Pour mouvement social : la notion d'un peuple-historicité : à observer, mettre en lumière, recomposer dans l'archive, à partir des temps de fracture ou "lieux de la culture" (Bhabha) - "insurrection" pour R. Guha (et "counter-insurectionary"), "riot" et Dissent et custom, tradition, "structure of feeling", "articulate"-ness, pour Thompson (et "counter-revolutionary"). Ouvrant vers le plan ouvert des Cultural studies. Moments du shifter.
Le peuple-agencement collectif d'énonciation (Del&Guatt) : cette intuition du peuple-comme-histoire, qui est également histoire-comme-peuple. Le politique comme ni l'état(-nation) d'une philosophie politique, ni le groupe en états [ce n'est pas ça, ici - quoi alors exactement? Il y a bien un ni à identifier ici - l'économisme-matérialisme marxiste?, la classe exactemenet?], mais le social, comme "mouvement" - histoire-peuple, rythme-anthropologique.
Le peuple est se qui se forme. Avec l'historicité d'une énonciation, qui fait que Thompson y contribue.

Puis les différentiels de pouvoir, champ électrique, des tensions entre nation et peuple.

dimanche 15 mars 2009

Culture et politique : Cultural studies

Toujours campée à ce carrefour, à voir ce qui passe, nombreux : du rapport entre culture et politique, et de l'enjeu des transformations de ce rapport depuis : 1989, 1945, 1947 (Sétif, Sartre), 1980 (la "Décennie", les révolutions Thatcher/Reagan), 1968-1980, etc. Toutes ces ponctuations. Enjeu capital pour le présent.
Les Cultural studies de Birmingham, les tournants pratiqués par la génération des élèves de F.R. Leavis, ont fait ce geste théorique fort : reprise du marxisme, en temps de New Left, par une culturologie. Qui impliquait, d'un même geste - c'est ce qui se découvrait - la distribution d'un autre rapport entre High culture et popular culture. Promotion de ce concept : popular culture, autre chose folkore ; actualisation de la pensée romantique de la culture. L'arrachement au politologique (plutôt : le pouvoir nu, et ses jeux aux coordonnées dogmatiques - à voir), et à l'économisme, vers un wéberien, un gramscien, (un Frankfurt School? peut-être pas) de la société : révision du noeud infra/superstructure. Placer une perspective quant à the politics of culture.
Et la création d'un espace universitaire hors carte, et l'invention pratique de modes de travail fresh.

Les déplacements opérés par les Postcolonial studies ont une autre dynamique. Dominique Combe (papier sur Said, pour le numéro de Littérature sur Les écritures postcoloniales) rappelle bien la situation de Said en philologie ; une continuation de comparatisme européen. Puis les usages de Said.
Il faut voir donc : l'apport de Stuart Hall, spécifiquement ; l'intervention de Spivak et Bhabha dans la scène universitaire américaine ; les développements australiens et leur situation. Le plan du scholarship indien devrait aussi permettre de mieux situer le phénomène des Poco - comme histoire universitaire américaine, ses mondialisations ; ses rapports d'hégémonie culturelle.

vendredi 6 février 2009

Lettres

Après avoir vécu maintenant longtemps avec "culture", réaccepté comme terme et objet, pour la poétique, je me trouve avec ce nouvel archaïsme qui se met à résonner autrement, sautant par-dessus les décennies de dénégation - de relégation aux générations à faire passer -, et allant fouiller dans les implications historiques plus longues, d'une histoire philologique européenne : Lettres.
Petit coup d'étranger. La ligne ayant passé aussi par le déport - indien-anglophone à l'occasion de la mission à Delhi et Hyderabad de janvier - des Humanities, encore en circulation vive, institutionnelle et disciplinaire-scientifique.
Ce que ça déloge est une réduction de l'horizon de la littérature, au circonscrit et culturellement marqué de la redéfinition romantique. Il y a aussi à penser, et maintenant spécifiquement, le rapport culturel de l'art littéraire aux lettres - et à toutes leurs formes émergentes, déclinantes, en transformation. Cultural studies, et culturologie de la poétique.

jeudi 15 janvier 2009

Public Culture

Public Culture. An Interdisciplinary Journal of Transnational Cultural Studies. From the website presentation :

About the Journal
Public Culture is a reviewed interdisciplinary journal of cultural studies, published three times a year in Fall, Winter, and Spring for the Society for Transnational Cultural Studies by Duke University Press.

In the twenty years of its existence, Public Culture has established itself as a prize-winning, field-defining cultural studies journal. Public Culture seeks a critical understanding of the global cultural flows and the cultural forms of the public sphere which define the late twentieth century. As such, the journal provides a forum for the discussion of the places and occasions where cultural, social, and political differences emerge as public phenomena, manifested in everything from highly particular and localized events in popular or folk culture to global advertising, consumption, and information networks.

Intellectuals, activists, and artists, as well as both well-established and younger scholars, from across the humanities and social sciences and around the world, present some of their most innovative and exciting work in the pages of Public Culture. Among recent contributors are:

Asef Bayat: "Islamism and the Politics of Fun"
Dipesh Chakrabarty: "The Public Life of History: An Argument out of India"
George Chauncey: "How History Mattered: Sodomy Law and Marriage Reform in the United States"
Joshua Comaroff: "Terror and Territory: Guantánamo and the Space of Contradiction"
Achille Mbembe: "Passages to Freedom: The Politics of Racial Reconciliation in South Africa"
Michael Watts: "Baudelaire over Berea, Simmel over Sandton?"

Public Culture has recently published special issues on The Public Life of History, Cultures of Democracy, and 100 Years of The Souls of Black Folk: A Celebration of W. E. B. Du Bois.

Editorial Vision
Public Culture reports and reflects current research on: the cultural transformations associated with cities, media and consumption, and the cultural flows that draw cities, societies and states into larger transnational relationships and global political economies.
Public Culture seeks to:

- establish an international network of scholars committed to research on public culture issues and debates, and on such cosmopolitan cultural forms as cinema, sport, television and video, restaurants, domestic tourism, advertising, fiction, architecture, and museums.
- explore the cultural implications of such processes as migration, the internationalization of fiction, and the construction of alternative modernities.
- situate these forms, flows, and processes in their historical and political contexts.
- publish excerpts from ongoing scholarly work (including recent ph.d. dissertations), news clippings and media material as well as correspondence from our readers.
- announce recent publications, and encourage network members to facilitate their acquisition or exchange, particularly across national boundaries, for colleagues who have problems with foreign currency.
- encourage contributions from intellectuals both inside and outside the academy.