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dimanche 3 mai 2009

Mob, et peuple-historicité

L'histoire des mobs anglaises, de la forme mob - reprise par exemple, au politiquement sérieux, par EP Thompson dans The Making of the English Working Class. The mobile ; de mobile vulgus. Une mobilité, mais penchant vers la manipulabilité, de la foule la masse le groupe le prolétariat le peuple (ces déclinaisons sont l'histoire). The excitable crowd, the moveable crowd. Volatile.
Question de agency (political), et question de mouvement social, soit historicité-peuple ; agencement-collectif.
Pour agency : la question que cherchent à récupérer, pour le discours historien, et sa face vaincus (Benjamin), les Subalternists dans les années 80 et un historien de gauche comme EP Thompson qui travaille pour une perspective de gauche en temps de Guerre Froide et orthodoxies libérales-économistes-"empiristes" (60s - qu'il marque comme un aujourd'hui droitisé après l'époque d'après-guerre). Agency d'un peuple, ses révolutions, ses cultures, ses poids dans la détermination de l'histoire et des valeurs de l'histoire. Peuple dans la nation, des Relations internationales, guerres mondiales et décolonisations.
Pour mouvement social : la notion d'un peuple-historicité : à observer, mettre en lumière, recomposer dans l'archive, à partir des temps de fracture ou "lieux de la culture" (Bhabha) - "insurrection" pour R. Guha (et "counter-insurectionary"), "riot" et Dissent et custom, tradition, "structure of feeling", "articulate"-ness, pour Thompson (et "counter-revolutionary"). Ouvrant vers le plan ouvert des Cultural studies. Moments du shifter.
Le peuple-agencement collectif d'énonciation (Del&Guatt) : cette intuition du peuple-comme-histoire, qui est également histoire-comme-peuple. Le politique comme ni l'état(-nation) d'une philosophie politique, ni le groupe en états [ce n'est pas ça, ici - quoi alors exactement? Il y a bien un ni à identifier ici - l'économisme-matérialisme marxiste?, la classe exactemenet?], mais le social, comme "mouvement" - histoire-peuple, rythme-anthropologique.
Le peuple est se qui se forme. Avec l'historicité d'une énonciation, qui fait que Thompson y contribue.

Puis les différentiels de pouvoir, champ électrique, des tensions entre nation et peuple.

dimanche 1 février 2009

Hind Swaraj - éthique, culture, politique

Texte du Hind Swaraj, de Gandhi (1910).
Ethique, culture, politique : ces redistributions conceptuelles, auxquelles abouchent les travaux des cultural studies indiennes, postcolonial studies, et autres redistributions disciplinaires nécessairement aussi. Ashis Nandy (psychologie + sociologie), Fanon déjà (psychanalyse et politique), Subaltern group (historiographie critique, étude des discours - Barthes-Foucault-Marx relu). Gandhi y figure aussi : le spirituel, qui n'est pas encore tout à fait la même chose que le religieux, au sens de Marx (relu par Guha).

vendredi 12 décembre 2008

Poétique du politique : objet de "postcolonial"

Important : je fais ces lectures (champ du postco) de manière délibérée, et avec effort, comme un discours à appréhender, dans un rapport historique. Rapport culturel. Ce qui me laisse le désir de distance (même si je compte repasser par le serré de Said, Bhabha et le collectif sur Nation and Narration, Young, Guha, je ne sais pas si j'aurai le courage de l'effort pour Spivak, puis les déroulements vers bad writing, et les réceptions américaines et françaises), c'est la sensation d'une territorialisation. D'un : en vue. Où les concepts tendent à se prendre en masse, et le travail à être difficile, comme l'érosion d'un ruisseau.
Me rend mieux perceptible ce qui m'intéresse, que je cherche : que j'ai rencontré, par exemple, dans les défenses que Said a à opposer au politically correct du multiculturalisme universitaire américain des 90s, sous la forme de la distinction, marquée par Fanon, entre national consciousness comme projet anti-colonial et la social consciousness comme projet politique d'une nation qui a gagné sa souveraineté ("The Politics of Knowledge"). Que j'espère, aussi, rencontrer et travailler dans la lecture de la sociologie historique de Guha.
Qui est : dans le fin du politique, où les catégories du politique sont affinées par les problèmes du culturel et de l'éthique et des frayages locaux et civilisationnels (ces deux dimensions étonnantes de l'anthropologique, en tant qu'elles ne sont qu'une dimension - qui est l'histoire) du langage comme les langues et les oeuvres. Poétique de.

Le subalterne : généalogies trans-culturelles

Généalogies à recomposer, pour comprendre quelque chose des enjeux, dans les effets théoriques des 20 ou 30 dernières années, et leur caractéristique trans-culturelle. Pas nouvelle (voir l'humanisme, et jusque, à reculons, la philologie alexandrine etc.), mais c'est rétrospectivement qu'un contemporainéiste le sait et peut commencer à la fouiller.

Il faut arriver à entendre, à l'oeuvre dans la proposition contenue dans le terme de subaltern, la résonance complexe de Gramsci et sa philologie-politique (qui est déjà une relecture de Marx, et une philologie de la philosophie politique ; une critique de l'économie politique par le culturel) ; reprise dans Ranajit Guha pour le Subaltern Study Group indien ; reprise dans Spivak qui le croise avec Derrida (!) et la logique du supplément en fournissant la traduction authoritative de la Grammatologie ; reprise par Bhabha quand on arrive à lui, qui relit Derrida passé par Spivak.
Pour embrayer un travail critique aux implications complexes mais remarquables, actives. C'est le bloc qu'il faut prendre.