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mercredi 7 juin 2017

Anti-intellectualisme : situation

Rappel radio (dans On the Media écouté hier) de non seulement une généalogie de l'anti-intellectualisme (which is a definite thing and talking point in US discursive history - passant par Hofdstadter, 1963) aux EtatsUnis mais aussi, duh, une clarification qui m'échappait gravement.

Que l'anti-intellectualisme, irrité et maximaliste en époque Trump, se structure par la sensation sociale d'un élitisme intellectuel, et d'un excès de pouvoir d'une élite indifférente, ignorante, méprisante.

Mêmes questions structurantes que les populismes : le sentiment social d'une domination, à structure élitiste.
(Or un sentiment social ne ment pas ; pas de pseudo en histoire. L'analyse doit chercher ailleurs ses supports.)

Et non seulement une similarité structurelle : un lien, exacerbé par la nouvelle surface sociale des savoirs et des expertises, en capitalisme cognitif.


mercredi 24 mai 2017

Rancière, peuples

Rancière fait du bien, bien qu'on lui ait forcé la main, et bien que les philosophes et le rôle, etc. Mais En quel temps vivons-nous ?, qui sort en ce moment, passe bien par toute la série des questions qui ont ponctué les derniers mois et les cadre (par l'égalité), les situe, les trie. Bonne reprise, labour.
. question clé de la crise de la politique représentative, qu'il retire aux républicanistes (primaires partisanes, expostulations quant à la participation électorale, croyance dans le jeu 'démocratique' du moins pire pour les présidentielles) comme aux radicalités marxistes espérant l'aboutissement conclusif du délitement.
. question de Nuit debout et des mouvements des places, printemps 2016 partout en France (le désir de communauté n'est pas la même chose que, 1850, la désaliénation dans 'la sociale', toute trouvée dans le travail et son horizontalité).
. question des populismes, plus en-dessous, pris par dedans plutôt que d'accepter le jeu de langage donné, en effet, par 'l'état des choses'. Pris, plutôt, par la question du vrai peuple, quelle que soit la position politique où elle est construite : le peuple étant après, car produit, et non avant le faire politique, ni le peuple décidant de ses représentants, ni le peuple réel de la lutte des classes préexistant aux ou postrévélé par un retournement alternatif ou par la ruine finale du capitalisme.

Pour une pragmatique, au moins, du peuple, il faut au moins un pas de côté hors du vrai et faux (les apparences, l'illusion, la fausse conscience donc). Cf étude sur Taguieff et le pseudo.
Rancière a la sienne.
Elle permet des prises critiques. Je prête l'oreille à celles qui désarticulent, examinent, les radicalités actuellement à l'offre. Comité invisible, mouvements des places, espoirs de la fin du capitalisme par la vrille dernière du postindustriel cognitaire, le biopolitique, Virno et Agamben, sans doute aussi les débats sur l'absence de demands (et la forme-assemblée). Et.

dimanche 9 avril 2017

Base suite - différenciations racistes

Wieviorka sur le populisme, dans le contexte de 1993.
Les "différentialisations" racistes, possibles mais aussi non-nécessaires aux populismes selon les situations de marginalisation par la modernité (ici thèse MW),  activées en tant précisément qu'elles ne prennent pas la forme d'une opposition (politique) ni non plus d'une différence/division de classe (sociale-càd-économique). 

Nota : MW parle de la "ligne de race", il me semble assez clairement en ligne avec la color-line états-unienne, Du Bois. MW et l'anglophonie. Ce qui implique aussi, de manière intéressante, un principe de cartographie par les langues dans les mouvances de la sociologie française au tournant des 80s : anglophonie ou non, références allemandes ou pas ou lesquelles.

vendredi 31 mars 2017

American Affairs

Encore un très bon point par Brice Couturier dans Cultures Monde, cette semaine sur la recomposition des droites américaines autour de la présidence Trump - apparition de la nouvelle revue American Affairs, bien clairement un infléchissement, une réorientation, réécriture, de Foreign Affairs qui a tellement porté le projet hégémonique de plusieurs décennies, temps des neocon, hawks, etc. Affairs garde l'agressivité, un héritage, et American est une attaque antimondialiste.

Dissensions destructrices dans les différentes zones des Républicains et leurs extrêmes sur la droite, qui recouvrent la possibilité d'un conversatisme perdue pendant que durait le combinat avec le libéralisme agressif - effet, capotage de l'abrogation de l'Obamacare, c'est toujours ça pour le moment.

dimanche 5 mars 2017

Perry Anderson sur l'état des gauche et droite et extrêmes : "antisystème"

http://www.monde-diplomatique.fr/2017/03/ANDERSON/57243

Diplo de mars. 

. pourquoi les oppositions de droite sont plus successful que celles de gauche, right
. il évite de prendre le terme 'populisme' : le laisse à l'évocation de son emploi, comme stigmate de la part des classes dirigeantes, right, et à l'alarme de la presse, 'danger populiste'
. il regarde les mouvements nés avant, et nés après, la crise de 2008, right
. analyse système-monde des cas UK et US : tous deux par une position impériale particulièrement sensible à inquiéter sous la forme de 'immigration' : UK / Brexit le plus puissant empire européen, et jamais occupé (où la dépossession politique du bas -- encore écrasé par l'inégalisation d'un néolib autrement brutal dans les Iles que sur le continent -- par structuration électorale a poussé à saisir la première chance d'expression, référendum ; expression symbolique, plus que calcul sur l'économique); US / Trump perdant son hyperpuissance absolue dans un multilatéralisme mondialisé possible à prendre comme humiliation du peuple. En distinction des cas d'Europe continentale. Questions d'identité, pouvant primer sur le désespoir économique.
. enfin dernier point bien lancé : le système a déjà produit ses 'anticorps', outre les poussées inattendues de la gauche avec B Sanders et Corbyn : 'l'ordre établi', et "sa capacité à absorber et à neutraliser avec une rapidité impressionnante (vue en Grèce) les révoltes, d'où qu'elles viennent." Les anticorps : jeunes "dynamiques", 'simulacre de contestation contre les impasses et la corruption', Macron et Rivera de Ciudadanos en Espagne.
. enfin note, premier écho de quelque chose qui est déjà bien dans l'air, mais ici saisi : la 'néo-guerre froide' (de Trump en particulier, et dans le mépris de l'OTAN) avec la Russie.

mercredi 1 mars 2017

On y est

En plein : le grand Muslim ban structurant, avec les cafouillages des 30 premiers jours de l'administration, puis maintenant office VOICE, why not, victims of immigration crime engagement.
What do we do - les inventions de Klemperer, l'Ecole de Francfort etc.

lundi 27 février 2017

New term : démocrature

A propos de Erdogan, Trump, Orban, Poutine.
Journal de France Culture ce matin.
Si ce cours, d'où sort le terme ? Enonciateur ?

dimanche 12 février 2017

lundi 30 janvier 2017

Populaire, alliance

Oui, noter aussi, pour une maille locale : "belle alliance populaire".
Qu'est-ce que j'ai manqué dans les conversations au moment de l'énonciation, pour l'entrée sur scène de cet étrange mot de ralliement ?

dimanche 29 janvier 2017

Tournants

Les choses tournent, très vite. Ce matin parmi des podcasts du week-end, un épisode du tour du monde des idées - tiens d'ailleurs, chronique philologique : les idées reviennent fort, je me rends compte en notant l'annonce de la nouvelle Nuit des idées, Institut français, qu'elles sont mot d'orde depuis quelque temps, faut-il revoir la trame depuis l'ouverture de la Vie des idées ? -  la citation d'un second d'Evo Morales il me semble, Amérique latine en tout cas et tout récemment, déclarant la fin de la mondialisation. Première note, sous mon radar personnel.
Même si idée dans l'air, consensus de diagnostic, (mais le consensus inverse circule autant), par exemple entendu à Copernic hier sous la forme de :
1. un ancien du PC, 40 ans aux RI, faisant passer compte rendu de lecture de deux rapports du Néolib, Global Risk et Global Trends, lecture comme diagnostic fait par "nos adversaires" sur l'absence de vue d'avenir, crise radicale, (rappel de Gramsci, ancien monde, monde nouveau, monstres, ils sont là), et
2. évidemment nouveauté radicale de la menace climatique, résultat historique directeur glaring de la modernité capitaliste. Qui refait radicalement le rapport politique de temporalité : fonction de l'avenir dans l'analyse et dans les programmes pour l'action.

Les gauches se cherchent. S'essayent par les efforts de convergences des luttes. J'en suis encore à Blockadia, de N Klein, comme meilleur candidat à une stratégie. Question des ZAD, question des chaînes d'équivalences / alliances / convergences - et même "intersectionnalité", discuté hier à Copernic comme un souci, un échec so far, une visée difficile.

samedi 28 janvier 2017

Populisme, classes, parti unique - Algérie

De populisme encore - B Stora dit, à propos du FLN et de sa doctrine fixée en 1956 (congrès de la Soummam) : "s'appuie d'une façon plus particulière sur les couches sociales les plus nombreuses..pauvres..révolutionnaires" mais aussi qu'elle exige "tous les patriotes algériens, de toutes les classes sociales, de tous les partis et mouvements" ; "il s'agit de gommer les différenciations sociales".
"Le FLN se veut représentant d'un peuple". (Comparaison tirée par Stora, contraste avec la stratégie du front patriotique vietnamien, 150.) "le terme de 'parti' est lui-même discrédité. conception de l'unité impliquant un projet de parti unique. Mohammed Bedjaoui dira, 1961, "parti-nation".

Plus, dans ce cas, la lutte contre les anciens partis nationalistes (messalismes, assimilationnismes démocratiques, oulémas etc) se fait en forçant l'adhésion au seul FLN représentant total de l'unité nationale à titre individuel, et non organisationnel, mouvements et doctrines.


dimanche 22 janvier 2017

Énonciations du populisme - President Trump

Textbook populism. Populism textbook. Le discours d'inauguration du président Trump.
Il faut garder ce texte en repère, pour sa limpidité.
"You". Logique John Wayne de law into one's own hands, d'où right to bear arms. Pouvoir direct et négation de l'Etat, aplatissement à 0 du volume politique des médiations, ni représentatives ni sociales. Et pour forme juridique, the possy, avec la certitude de la majorité, identifiée en peuple, unique. Espace de la Frontière même.

(P Rosanvallon invité de l'Atelier du pouvoir hier : populisme repéré, pour sa forme contemporaine, à Perón ; gouvernement de la majorité (une fois faite la distinction entre rhétorique populiste et gouvernement populiste, et .. j'ai oublié) soit privilège du référendum (PR dit "magie des élections") et dénégation du pluralisme ; disqualification des et attaques contre les juridictions constitutionnelles, qu'on peut prendre au sens large de l'ensemble des institutions qui médiatisent, pluriellement, la souveraineté du peuple. Et alors, conclut Rosanvallon : étendre la démocratie, élargir cette surface de médiations, autorités indépendantes, etc.)

Populisme / socialisme.

Pendant que, JL Mélenchon, L'ère du peuple de fevrier 2016, tâche de construire un mot d'ordre électoral par peuple : le nombre (pression démographique planétaire, et ses distributions inégales, qui faussent la "mondialisation" idéologisée et lui constituent sa réalité matérielle), la ville comme multitudes urbanisées, productrice de causes et conditions communes où les phénomènes de peuple peuvent se générer. Va falloir finir de lire ça, malgré la qualité de flou qui laisse la lecture en aérophagie - comme avec le programme de la "France insoumise", conditions d'énonciation propres à l'adresse, électorale et partisane, au "peuple français" ; comment lit-on ça.

Pendant que, réjouissances de M Le Pen et alliés européens réunis en Allemagne (cringe), à la perspective d'un effet domino des "patriotismes" entamé par le Brexit. 

samedi 24 décembre 2016

Populisme Amselle - interpellatif

S'agissant du populisme, encore faut-il distinguer. Gros boulot et complexe, le terme étant par nature un polémisme.
Amselle appelle populisme une prise anthropologique par la supposition de l'existence d'un peuple, objet alors d'une défense possible, "multiculturaliste" ou même simplement culturaliste si à l'intérieur d'une nation. Un populisme méthodologique disons. Mais comment celui-ci se pose-t-il par rapport au populisme de la démagogie (paternaliste, et interpellé into existence, et pastoré, par un chef charismatique), le populisme de révolution conservatrice qui est une interpellation à une élite, et le populisme révolutionnaire de la simple démocratie (type Laclau, contre le type révolutionnaire Lénine, qu'Amselle rappelle : le parti des intellectuels détenant la pensée juste du peuple classe "en soi" et non "pour soi". Mais aussi type souveraineté du peuple.) 
À poursuivre à clarifier. Ces places dans le curseur de l'ensemble-notion ("populisme", terme interpellatif, non dénotatif, justement), à distinguer, dans leurs plans sémantiques propres exactement, et à comparer pour les conclusions d'éclairage quant aux rapports entre culturel et politique. 

Qui dit peuple. Qui interpelle en peuple.

Aussi : le peuple incarné, comme sujet historique : début de Rouges-bruns, et Anthropologue et politique 45 : CLS "fait de ces sociétés des sortes de sujets pensants, dotés, en quelque sorte, d'un libre arbitre."
Ce peuple qui est mis en action dans le concept de droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, si difficile à manier. Le peuple comme producteur de décision collective sur une redistribution nationale, désarticulation d'un État en place. Désagrégations des empires austro-hongrois et ottoman. Histoire romantique de la Grèce. Dans la poursuite des Printemps des peuples et des peuples révolutionnaires de 1848. Ces peuples sont de dêmos, le national y est une revendication de dêmos. Où vient jouer, stratégiquement il me semble, l'ethnos ? Nationalités de stratégie. (Et après ? Problème posé par Fanon. Il y a donc une erreur, d'ordre stratégique, de la part du projet révolutionnaire. Il y a donc à penser des débouchés dans la stratégie.)

vendredi 23 décembre 2016

Amselle - départs critiques

. "rétrovolutions" (R. Essais sur les primitivismes contemporains, Stock, 2010) : "à l'abandon du vieux schéma marxiste et 'classiste' qui prévalait dans les années 1960 et 1097 et à son remplacement par une philosophie 'new age' qui recourt au répertoire autochtone.", L'Anthropologue et le politique 33. Culturalisme - lui dit primitivisme, et catégorie de l'ethnie pour l'Afrique en particulier - et culturalisation du politique.
La question est logiquement et historique capable de retournement : politisation (classisation) du culturel, soit des sociétés (éventuellement identifiées et éventuellement distinguées par la guerre, ou le rapport, marchand, exogame, colonial, etc.). Pas exactement ça - revoir, les séquences historiques où la politisation est à l'oeuvre, sur les identifications de groupes sociaux.

. "chaînes de sociétés", et alors "signifiants flottants", processus de catégorisation, et enjeu de la "nomination des peuples". 31-32. Développé, note-t-il, dans Logiques métisses (1990). Ici Saussure exactement. Quelle possibilité en conclure quant à la position idéologique de l'un et de l'autre, par l'anthropologie et sa sémiologie ? Comment éclaire le politique chez Saussure ? Ici une mince accroche possible.

. critique de "l'essentialisme stratégique", avancé par Spivak, dans L'Occident décroché. S Hall en fait autre chose, avec soin, dans "Cultural Id and Diaspora", dans les 90s.

. "Du marxisme au chamanisme" (JP Sarrazin 2011), du marxisme à l'indigénisme. Amérique latine.

jeudi 22 décembre 2016

Subalterne, peuple, populisme - pose Amselle

Amselle, dans L'Anthropologue et le politique (2012) cette fois : pose nette : "La question de la 'voix des sans voix', de la parole du peuple et donc du populisme" (25). Il poursuit, par sa prise : "est au cœur des études postcoloniales, en particulier des études sur les subalternes (subaltern studies)."

(D'où la possibilité d'une analyse par la déconstruction des primitivismes, et du rôle de l'anthrologie dans. Alors Michéa d'une part, et Dumont (holisme), Le Goff ("totalitarisme villageois"!), E Terray, Messailloux, Clastres etc.)

Puis, après dénonciation de Substuds (Guha direct) pour maoïsme, note de méthode : " - ce qui impliquait donc à son tour que ce peuple existât." Trope Amselle ici, juste, même si injuste quant au performatif critique de la proposition de "subalterne". Opérateur.

mercredi 21 décembre 2016

L'anthropologie contre les peuples - Amselle

Comme Taguieff prend pour cible les antiracismes dans un travail de fond sur le racisme, polémicisant la problématique, Amselle zoome sur le populisme "postcolonial" et anthropologique (discipline alma mater) comme excès et retournement réactionnaire sur la ligne de la critique des "notions qui divisent l'humanité" (102), racisme, évolutionnisme racialisant, primitivisme, sacralisation des cultures comme identiques à elles-mêmes.

Traverse l'objet pour s'en prendre à ses expressions 1. contemporaines, exigeant reconsidération (qui sont structurellement, historiquement, post-coloniales en donc déterminées par les problématiques des minorités et asymétries - le culturalisme, de tout bord qu'il soit, est bien postcolonial au 21e s. pour une part à extension maximale du monde), 2. dites réactionnaires. En excès, en retour ("back" - cf argument des réparations), en solidifications sacralisées, qui menacent le jeu du politique cosmopolitique et le regard scientifique universaliste, ici dirigé vers une gauche qui soit de gauche et sans effets de "transfuges" (ou par elle, car en dehors des références prises dans L'Huma, et l'évocation des internationalismes passés, les options politiques pour le présent ne sont pas dessinées explicitement - quel politique envisager, projeter, générer par l'utopie de la critique ?).

Argument : valeur miroir (= "back") des antiracismes, "postcoloniaux", etc. 112 : "Si la perversion [trope polémiste, qui plante une identité répère droite et morale et saine - et index de l'argument par miroir] du 'dieudonnisme' [trope polémiste le plus classique, celui-ci : isme-isation] tient à la transformation du social en ethnico-religieux, le rejet du racisme anti-Blancs assimilé à l'antisémitisme en constitute malheureusement l'exacte figure symétrique et inverse." Soit également un populisme-culturalisme, paradoxal [trope, etc.]. Où se marque alors la "négation de la différence gauche-droite". Et alors ?

Culturalisme et populisme - Amselle contd.

Amselle suite : le culturalisme est un populisme ?

Il appelle "la face cachée du populisme" sa généalogie Lewis Morgan, anthropologie évolutionniste, que reprendra le Engels de L'Origine de la famille etc., et reste d'évolutionnisme dans l'anthropologie, et dans les prolongements du marxisme vers les situations très dérivées de la gauche actuelle (en France - soit : options libertaire, "postcoloniale", nationalisme jusqu'à souverainisme, et al.)

Que dit, que montre exactement, du populisme ?

Amselle 91 : "le populisme anthropologique".
93 : cité JP Olivier de Sardan, sur "populisme méthodologique", avancé pour une anthropologie du développement (2001) en distinction d'un "populisme idéologique".
À mètre en série à la fois avec U Beck, nationalisme méthodol, et Spivak et al., essentialisme stratégique.

samedi 10 décembre 2016

Chapes - mutation des ordres du discours

Expérience des écrasements hégémoniques : vivre plusieurs décennies rend possible autrement que jamais sans cela une traversée du phénomène historique et une sensibilité aux rééquilibrages, lents ou extrêmement rapides, des conditions. Mesure, cet automne politiquement terrible, de la mise en place fracassante de nouvelles acceptabilité et inacceptabilité des discours (cf Faye sur la République de Weimar). Mesure immédiate du poids nouveau, et par là mesure comparative du pesant qui était en place sans qu'on en prenne conscience autrement que par une évidence réflexe, topos d'opposition d'époque.
Le poids croulant de la dénégation raciale et postcoloniale en France et en Europe, parfaitement pesé donc, pour commencer. Et on pourra entreprendre (on le fera obligatoirement, bitter and incontrovertible experience) un répertoire des possibilités et flux discursifs càd politiques déniés verrouillés et tout simplement inaudibles, ovni, exorbitants.
Dans un plan particulier et qui m'est professionnellement intime, sont comprises les formations discursives de la théorie et du langage même, mais je les note simplement comme index, sans en faire valeur allégorique particulière. (Quoi que, etc.)

Je patauge pour saisir ici, c'est très fluet, ça demande saisie, écoute. Invention d'une écoute, qui plus est (déplacement de Klemperer hors de ses réflexes de philologie romanistes, mais aussi invention par le CCCS et Hall en particulier de cadres pour donner à entendre le thatcherisme et ses socialités, Policing the Crisis etc. 'Appalling effort' once again.).
Je note les déclarations de diverses instances démocratiques de société civile aux EtatsUnis, qui se mettent en ordre de bataille pour la lutte qui s'engage, Democracy Now, ligues etc.

Parmi les coordonnées des nouvelles chapes discursives : l'ethnicisation du politique, trope promis à une carrière spectaculaire dans les années qui viennent.

lundi 5 décembre 2016

Étranges compagnons d'anti-mondialisation

 Il me semble clair que la signification politique des "populismes" nouveaux (malgré la défaite de Norbert Hofer en Autriche apprise ce matin) est avant tout et structurellement une contre-mondialisation.
Développements, mutations, de la mondialisation : mouvements anti-mondialisation, strange bedfellows, de Daesh, Trump, et Dakota pipeline indigenous resistance - on apprend ce matin la décision du refus de permis. Victoire.
Que penser de, comment penser, ces facettes contradictoires, effets diffractés et communs, qui éclatent encore le phénomène à saisir. Commencer par regarder ce qui reste actif à travers ces renversements : le néolibéralisme alive and well dans les nouveaux alliés dont Trump s'entoure, etc.

dimanche 4 décembre 2016

Cornel West sur neofascism

Cornel West sur neofascism aux États-Unis, entretien avec Amy Goldman sur Democracy Now, jeudi je crois, bien.
Pouvoir avoir ce répère, bien.