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vendredi 16 décembre 2011

Economie politique du savoir - Stiglitz

Marché et information : le travail de Stiglitz, la perspective qu'il trace : sur les imperfections du marché, par le paramètre de l'information. Les différentiels d'information. Incluant la question instrumentale, entre autres, de la transparence (et ses débats et ses utilisations pour accumulation de pouvoir - argument FMI for shifting the blame on the East Asian 1997 crisis, etc. cf p. 211-12).
Oui : less information, higher returns, since more risk. Logical system.

C'est autre chose, une autre dimension, de / que la question de rapport entre savoir et économie, ou économie politique du savoir - soit termes contemporains de l'économie de la connaissance.

Stiglitz se situe dans les 3 décennies de théorie économique travaillant sur les market failures
Question de l'information :
- que le marché soit un système d'information (formation des prix) : doctrine de Hayek.
- que le marché dysfonctionne en tant que système d'information : par l'imperfection, du marché-information.
- que les économistes sachent - mieux que les marchés ou avec eux - la valeur de l'information. L'information produite par les marchés, et celle qui est mal produite par eux.
- que le FMI et autres instances du Consensus de Washington pendant les grandes années 1990s, aient eu l'hubris de croire qu'ils savaient mieux - que les pays, que les économistes aux vues alternatives (simplement hors doctrine du "market fundamentalism", dit Stilglitz), et finalement mieux que les marchés? Prétention arrogance : pointe de la critique de Stiglitz, en tant qu'elles sont des fermetures autoritaires du débat.
Faillites, at the end of the day, de leurs outils de risk management.

=> information et débat. C'est à dire travail de valorisation, d'interprétation, de l'information. Son sens, non sa vérité. (Mais aussi un libéralisme un peu toothless, appui mou contre)

- note, 219 : les marchés et les gouvernements souffrent d'imperfection de l'information. Tous les acteurs. D'où la logique de demander du débat entre économistes et the various stakeholders. Dont question de corporate governance.

samedi 27 novembre 2010

Information, suite

L'information : sa qualité est dans le temps réel. Etat du marché, à l'instant si possible. Surveillance des points d'équilibre à tout moment.

Son rapport est à la concurrence : la qualité de l'information est corrélative à la perfection de la concurrence. Perfection de son jeu, sur les marchés où la loi de l'offre et de la demande, soit celle de l'équilibrage continu du marché.

Son calcul : il s'agit de la cotation du prix. Fixation du prix : le calcul en temps réel des niveaux des équilibre.

How you square this with the massive infrastructural determination it implies for societies. Its determinations of culture.

How a polity can be viewed from distinct, but also rival, points of view : society, nation and State, economy. Private and public and transnational.

jeudi 25 novembre 2010

Société de l'information - économie politique

J. Généreux, Introduction à l’économie (1992, et un peu hors du temps peut-être, cette sensation très légère), me met en place un point d’entrée pour comprendre et engage with la question économique de l’information : il s’agit de la rapidité de l’information concernant la fixation des prix et l’état des marchés. Comme une économie planifiée doit attendre l’info sur les pénuries et les surplus, en regardant les bilans de l’année et de l’année suivante. Comme une économie de marché fait son ajustement d’équilibre, son équilibrage du prix, en continu ; en réaction immédiate. Pratique de l’équilibre, de la variation.
Comment l’économie de marché a besoin de toujours plus de rapidité, responsiveness, d’où peut-être le schème de l’« adaptation », de la « modernisation » ? Parmi les 5 conditions idéales de la concurrence libre, et de son activité d’équilibrage invisible : l’information parfaite (p. 118).
C’est autre chose que les humanisations qu’on entend, journalistiquement, dans la notion de société de l’information. Oui, tiens, information, ça paraît bien, il nous faut ça. S’informer.
La « société de l’information » recouvre désigne en fait un marché par l’information, un régime de marché : soit une économie de l’information (parfaite). Qu’elle ait des conséquences et des solidarités nécessaires, co-dépendances, en socialité (esprit de ce capitalisme), est nécessaire. Qu’elle détermine un mode social. Mais c’est la nature du processus de co-détermination qui est à penser. Nature de la médiation. Théorie de la culture.
119 : L’information est parfaite = « transparence » du marché. Colore du coup la notion de « transparence » quand on la translate en politique. Que le rapport politique se fasse par équilibrage en temps réel des offres et demandes, fixation des prix et des quantités ? Quel rapport ici ?
Tous les concepts du débat public qui sont des concepts économistes. Plus large que je ne savais. Apprendre. Penser la société comme un marché.
Qualité d’une information : que tous les agents connaissent instantanément et sans coût toutes les infos utiles concernant les échanges. Pour : fixation libre des prix. Pour concurrence idéale. Indicateurs. Le prix comme signal.
L’information de valeur : l’état des prix. Les variations de prix.
L’agent destinataire de cette information : l’agent économique.

Pourquoi le cadre national ? On compte par la comptabilité nationale (PIB), les pouvoirs publics sont agrégés au marché dans le même cadre de la nation. Alors même que mondialisation toujours plus interconnectée.
A quelle disposition de marché a correspondu son histoire commune avec l’Etat-nation ? Et le colonialisme, avec des 3 âges ? Capital et nation (ou disons, pour l’instant, marché et nation). Libre circulation mais douanes (Révolution américaine), prélèvements écrémages aux frontières. Usages, utilité, de la frontière dans ces systèmes-mondes successifs ?
La théorie économique, et la "rationalité économique", courent aussi après les vitesses du marché, et les mutations continues du rapport de production et du rapport de marché. En retard elles aussi, en freinage, de leur propres modernité. Freinant, friction, de la vitesse des "grandes transformations" continues. Schèmes en mutation, accélérant (par loi? Par quelle dynamique?)