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mercredi 5 avril 2017

Politique de l'université - décision néolibérale

On peut, il faut aussi, prendre par ce bout : pourquoi l'investissement dans l'enseignement supérieur, de la part de la poussée capitaliste néolibérale - choix de la tertiarisation. Post-industrialiser. Et alors latching onto. Et génération des transformations de l'emploi dans les économies du Nord. Et commodification des savoirs (ou des diplômes, "compétences"). Apparition de l'université (au sens le plus large, toutes ramifications impliquées, jusqu'aux géographies sociales de l'école primaire) comme Frontière de la conquête capitaliste.

(Note prise d'un débat anglophone dans quelque podcast récent, attribution oubliée. Il me semble que c'était dans un contexte commentant l'intelligence politique de Thatcher qui avant d'autres avait saisi la nature des demandes sociales-politiques de classes nouvellement demandeuses - le reste dans le brouillard d'oubli.) 

dimanche 13 septembre 2015

Généalogie de la gouvernance

Sandbrook sur le Post-Washington Consensus : 'second-generation reforms', 'heavily institutional' - is that the emergence of governance ? (42)
And the export of Democracy in its complex wave?
Histoire, donc, du rapport à la dérégulation, État et économie de marché. Ce que ça modèle pour l'Etat. Jamais un rôle absent, mais toujours un rôle historiquement spécifié. Il y a un avant de la gouvernance, néolibéralisme dur, WashConsens pur.
Libéralisme économique et politique (cette articulation toujours problématique, souvent déphasée).
Tournant des années 2000. Premiers mots d'ordre 1998. Digestion vers 2003 (cf supra 42).

A partir de là aussi 'sustainable development', 'social capital'. 42. 

dimanche 17 mai 2009

Noeuds du savoir-pouvoir en capitalisme cognitif : I. Garo

Un titre à ajouter peut-être aux repères dans l'archive "nouveaux réacs" : l'analyse d'Isabelle Garo (La Fabrique, 2009, 182 p.), L'Idéologie, ou la pensée embarquée.
Projet du livre: (je cite un entrefilet du Monde diplomatique, par Michael Löwy - mai 2009) "revisiter le concept marxien d'idéologie à la lumière des débats actuels autour de la 'pensée unique'" ; ausculter l'hégémonie du néolibéralisme, "discours idéologique à géométrie variable mais à visée constante" (I. Garo), et ses modes d'imposition "à travers la marginalisation de la pensée critique par une police idéologique soft, avec l'aide d'une pléiade de "penseurs rapides" qui on fait de la diabolisation de tout projet alternatif leur fonds de commerce." (M. Löwy).
"Ce qui permet de sortir de l'idéologie [conclut M.L.], ce n'est pas 'la science' en abstrait mais l'engagement dans la lutte contre l'aliénation. La grande majorité des producteurs d'idées, qui ne sont pas des idéologues à la solde des dominants mais des salariés soumis à une nouvelle taylorisation et d'embrigadement disciplinaires, joueront sans doute un rôle dans se combat."

Où la question de l'université prend bien sa place au coeur de ce cyclone de capitalisme cognitif.