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dimanche 25 juin 2017

Discussion - MI # 1

Beaucoup commencé à apprendre avec la première séance MI cette semaine. Non seulement parce que quelques jours ont été trouvés pour commencer à rassembler mes lectures et mes idées de ces derniers mois et années, tissant la bibliographie. Mais aussi par la discussion, les retours, les questions. ALM et MD présentes, très lucides et synthétiques dans leurs reprises (plaisir de ces intelligences ! compagnie), relançant. Et le fait méthodologique de la séance, et du projet, à trois, CG et HQ.
Une question, parmi la multitude de continuations dont je sais qu'elles vont se développer, ressort de ces réfractions : la traduction, traduction culturelle, l'intraduisible, qui se relie encore à celle du dedans / dehors. Travailler depuis ; lieux de la critique. Bien. On prendra. Il s'agit d'enjeux de pensée de la critique, et de théorie du culturel et du discursif. De l'historicité profonde, radicale, à penser et alors comment (en tâche ordinaire de critique de la critique), et à faire : à libérer, dégager.
Les enjeux sont une politique critique de la culture. Qualité, force, critique des propositions critiques, sur quelles bases quant au discours ; sur quelles bases quant à la différence culturelle, ou au culturel comme altération.

mercredi 19 avril 2017

Politique et savoir - épreuve multilingue de l'altermondialisation

Enfin une reprise de la question trop longtemps impossible à traiter, par conjonctures : langues des internationalismes, que je voulais commencer à regarder par la Tricontinentale, mais me vient ici par les World Social Forums, Nicole Doerr, 2009 je crois.
Étude de trois situations, Europe, Mayday et South African prep meetings, comparaison des questions et politiques des langues, ignorées / intégrées, ignorées (dont sous la forme pas inintéressante d'opposition aux ronds de jambe de traduction institutionnalisée de la bureaucratie à Bruxelles) elles s'imposent d'elles-mêmes sous les formes de conflits internes, interventions de résistance, intervention d'activisme linguistique pour la démocratie interne des mouvements. Babels, femmes-féministes, sachants sud-africains des luttes linguistiques.

Fil qui m'intéresse, et qui ressort de manière inattendue dans l'étude : la question de l'expérience, càd de la formation, antérieure ou présente, à la politique des langues (entre autres). Et le développement des savoirs politiques par ces pratiques et épreuves transnationales. Les conflits, écrits par ND comme occasions et moments de formation, learning, apprendre à écouter, apprendre à inclure, qu'elle fait équivaloir à démocratiser. "Innovative cognitive ressource", finalement, les conflits générés par ces occasions (= demandes - ce qui implique un satisfecit donné par l'auteur aux interruptions activistes dans le jeu délibératif, politique de la prise de parole, cette dimension aussi) ; expérimentation politique.
Avec pour horizon : "rethink political efficacy [pour ceux qui prennent le parti d'une ignorance du multilinguisme sur priorité à 'l'efficacité' dans les débats et décisions], explore the communicative strategies (based on multilingual, creative, experiential skills) which help activists to challenge dominant language practices, reorganize deliberative settings, and in this way reimagine the public sphere within and beyond social movements." (407).

La démocratie et le débat (très AB ces temps-ci), la pratique de la délibération, repensée ici, par éclairage sur les enjeux de la différence des langues, soit l'Etat et les mouvements transnationaux.


dimanche 27 novembre 2016

Faye philosophie philologie - État et formule

Mystique philosophique énervante, JP Faye - le cryptique et l' "apocalyptique", argument ad Hitlerum. Il faut se frayer à chaque rupture de paragraphe un chemin dans l'enfumage, et les émanations du style coupé - pathos de l'indicible et de la profondeur.
D'autant plus énervant que les propositions travaillées sont fortes en suggestion, en particulier par leur qualité philologique, et par la finesse constitutive de la -phonie méthodologique : ici, germanophonie, qui prend maintenant une valeur singulière, quand l'histoire a beaucoup fait bouger, vers l'anglobophonie, les partitions des langues et de la pensée.
Je sais bien qu'en 1972 (Introduction aux langages totalitaires contd.) on peut en demander beaucoup aux lecteurs. Et tirer l'énonciation philosophique à son, ou à un, maximum.
Les propositions sont d'une philosophie philologique, en contexte d'âge sémiotique et d'heideggerisme. Elles ont l'avantage de prendre la philo allemande par la langue allemande, ses histoires discursives et ses effets en traduction - crucial dans le champ de possibilité du langage fétichisé. Même si la pratique de la traduction de l'allemand n'a pas été une garantie de philologie, ou discursivisation - Derrida, et peut-être Nancy et LacoueLabarthe ? Au moins.

dimanche 6 novembre 2016

"Du colonial au mondial" : narratives - récit, sens, pouvoir

Difficulté sur laquelle buter encore une fois : le récit, pour le sens.
Jenny Burns a une proposition tout à fait forte, convaincante, sur le rapport de travail praticable, point d'intervention ouvert, entre la forme récit qui cadre et sémantise la condition de migrance (discours légaux, ONG, médicaux, médiatiques bien entendu, et de témoignage y compris littéraire - formes du plausible social) et les savoirs narratologiques développés par la pensée critique littéraire.
Toujours du mal à comprendre le rapport du récit au sens, ou la sémantique narrative. Qui prend les problèmes et les objets par un autre bout, autre processus de composition, que l'énonciation et le discours, le langage et les langues.

Mythe, légende (y compris Saussure donc, dont l'oeuvre indique justement la distinction avec le travail sur la versification-prosodie, et sur la langue-discours), nation & narration, etc etc. J'ai amplement les preuves matérielles, en corpus vastes et organisés. Mais.
Situations contemporaines des récits de la migration comparables, théoriquement, à celle des Slaves narratives américains et abolitionnistes.

Sans doute on peut mettre la proposition sur le récit en regard avec celle, également éclairante, de la traduction, comme index de la condition de migrance. Et la poétique de l'ethnographie a montré les deux. (Voir, d'ailleurs.) Mais reste le mystère du récit, ou de ma résistance. 

samedi 8 octobre 2016

Langues salade d'Europe

Très certainement, de nouveaux pidgins & créoles, dans le cours toujours prolongé et épaissi de la salade de migration en Europe, pour ne parler que d'ici. Je garde un œil sur la question des langues, et sur ce qui peut se penser du plan des langues, de la traduction, et même d'une prise philologique sur l'actualité de ces situations contemporaines qui rebattent les cartes du national et mondial dans l'espace de mon ici. Pas facile. Bêtise des prises qui se suggèrent par les outils ordinaires : bêtise heureuse et humiliation éperon, pour mettre en relief leurs idéalismes, et chercher quels nouveaux plans, souvent à inventer entre discursivités (je commence par disciplinaires), peuvent commencer à se poser juste.
Commencer par l'étonnement des langues dont le BAAM etc. m'apprennent la situation : pashto, farsi, bengali, outre les arabes attendus, etc. Etc.
Et premières amorces de méthode critique par l'expérience Taxi évoquée par Mezzadra et Neilson. Où ils s'allient Sakai (traduction et enjeux de l'hétérogénéité) et Apter, que je prendrai jusqu'à la notion seule de zone de traduction, et ses suites critiques.

dimanche 25 septembre 2016

Translating the common - and struggle

Mouais. Il me semblait bien par avance que la proposition sur la traduction, dans ces espaces sciences-sociales nouvellement intéressés par des expériences entre discours disciplinaires tout à fait bienvenues, ferait souvent long feu. Mezzadra et Neilson n'arrivent pas à la tenir longtemps, par 'translating the common', dont ils font pourtant le point d'aboutissement de la construction (laborieuse - c'est qu'il y a un sacré travail à faire, ok -) de Border as Method.
Cherchant l'espace pour penser l'hétérogène, contre 'l'axiomatique du capital' (Del&Guatt) dans son fonctionnement par homogénéisation - rendre les valeurs commensurables -, ils s'essaient à une lecture de N Sakai, et sur la proposition du 'motley crew' de Linebaugh&Rediker, si parlante. Vision frappante du créole de la libération, trans-peuples et montrant peuples et langues comme des formations bordered par les pouvoirs.
Et puis phutt. On y repasse du bout des doigts peut-être, pour l'aura de métaphore. Il reste 8 pages avant point final pour changer mon impression de lecture.

La traduction, asymptotique des sciences sjociales.
Et par , outil privilégié, d'une poétique.

Je garderai comme intéressant quand même cette équivalence discursive qui s'établit (j'en suis à p. 304 ici) entre la place théorique de 'translation' avec la place théorique de 'struggle'. Dans la simple organisation de l'argumentation, qui est aussi valable comme conséquence théorique. 'Translating the Common' fait le titre du dernier chapitre du livre ; les intertitres déclinent : 'Articulation, Translation, Universality' (critique de Laclau, passage par S Hall), 'Bordering the Common', 'Cooperatives Community Economies and Spaces of the Common', puis enfin 'In Struggle for the Common'. 

dimanche 11 septembre 2016

Traduction : Gramsci, Mezzadra-Nielson

Oui, il y a des positions de classe dans la question de la traduction, qui est organisée par la division du travail. Mondiale, évidemment.
Mezzadra & Nielson, 273 : "In a world obsessed with linking and networking, in practices of work and political organization, it is important to remember the relations established in moments of disconnection, discontinuity, and confrontation with the untranslatable. While capital labors so under the illusion of translating everything into its language of value, living labor is continually crossed by discontinuities and differences."
Beaucoup à démêler ici, beaucoup à penser. Le rapport entre valeur et valeur, au profond des systèmes qui évoluent l'un sur l'autre et dans l'autre, du symbolique et du matériel. Des idéologies du langage, et de l'étranger, cosmopolitisme, internationalisme. Des idéologies de la traduction.
Oui Solomon, Sakai etc.
M&N partent de Gramsci partant de Lénine.

Oui, une des stratégies traditionnelles du capital est depuis par exemple l'esclavagisme colonial la séparation des langues, et des groupes culturels et familiaux : "regional, kin/ethnic, and linguistic networks are 'often manipulated by the production machine to create a division of labor and job hierarchies' (274), dans tous les âges du capital.
Type : the motley crew, Linebaugh&Rediker, et alors les créoles, de travail et de résistance.
(Voir la thèse de Ravi sur les situations linguistiques dalit aussi : la stratégie d'exploitation dépasse le seul cas des systèmes capitalistes).
Voir ensuite Schuchardt, sur les croissances linguistiques, créoles et lingua franca, en situations de commerce et d'esclavagisme etc. 

mercredi 22 juin 2016

Translation studies - compared

Note of interest : working with BC on shaping a translation studies programme, within extant fields both theoretical and institutional, shows up the differences in enunciation of an American point of view in TS 'than', as we say in the US, that/those of Europe. Britain included in this case - this with Susan Bassnett in mind.
Referendum tomorrow, case in point.
Another ingredient, parameter, required in thinking about Translation Studies, as determining horizon  (one of) in the present of thinking about translation. 

mardi 29 mars 2016

Délinéations de la traduction

Rencontres Columbia autour de développements de la traduction, depuis French, English, Comparative literatures & societies.
Dessins : traduction et réciprocité ; justice linguistique. Astute and on point. Et perspective vers une réorganisation de cursus d'enseignelent supérieur.
Il y a l'histoire à faire de la nouvelle fonction, pratique et théorique/universitaire, de la traduction, check.
Puis la traduction pour comparatisme, valeur critique. On peut le faire depuis la dynamique des G du M. Ou de la question des nouvelles migrations trans-méditerranée. 

samedi 2 mai 2015

Premières nouvelles : les "industries de la langue"

Culled from des dossiers professionnels : les industries de la langue, générées par l'UE entre autres.
Et l'ingénierie linguistique.

mercredi 31 décembre 2014

Tâches revolutionnaires dans "l'époque" - traduction

Au moment où on va préparer le débat qui reprendra des repères dans le Manifeste du PC et dans Goethe sur la littérature mondiale, ce sondage dans une discursivité sur la situation des luttes dans "l'époque" (A nos amis) - in the parlance, possibly : situation des forces -, une note concernant la traduction, comme métaphore d'un articulatoire contre les globalités, et finalement contre la dialectique (cherchant vers le stratégique) : 233
La tâche revolutionnaire est devenue partiellement une tâche de traduction. Il n'y a pas d'espéranto de la révolte. Ce n'est pas us rebelles d'apprendre à parler l'anarchiste, mais aux anarchistes de devenir polyglottes.

Global et monde - amis contd.

Dernier chapitre, analyse stratégique des 15 ans, soit observation de, take on, le devenir du mouvement anti-globalisation débuté en 1997, Amsterdam contre Maastricht (224).

Avec la suite au 11 septembre comme 'contre-révolution globale' (225), et la 'crise' de 2008 en explosion des contradictions gelées, non abolies.

Devenir : vers le retour des communes, et la question des liaisons des communes puissances en 'force mondiale' - et 'parti historique', du monde vécu : situation, rencontre, qui 'part de là où il est, du milieu qu'il fréquente, du territoire qu'il habite' (230).

Nouage, 225, de l'anti-globalisation (le texte, spécifiquement il me semble, ne dit pas 'altermondialisme') avec une classe, qui fait une autre 'époque' :
Historiquement, le mouvement anti-globalisation restera comme le premier assaut touchant et dérisoire de la petite-bourgeoisie planétaire contre le capital. Comme une intuition de sa prochaine prolétarisation. Il n'y a pas une seule des fonctions historiques de la petite-bourgeoisie - médecin, journaliste, avocat, artiste ou professeur - qui ne s'y voit reconvertie en version activiste : street medics, reporter alternatif d'Indymedia, legal team ou spécialiste d'économie solidaire. ... caractère flottant de la petite-bourgeoise, en tant que non-classe de l'entre-deux, à son indécision historique, à sa nullité politique. 
Où la question de la traduction (233) - ici un sabir propre aux 'pratiques émeutières' (228) - vient poser discrètement ses pattes 'existentielles'.  

lundi 22 septembre 2014

NLB / Verso - et international

Je comprends le lien, positivé par l'information sur laquelle je tombe, du lien entre la NLR, NLB qui publie Considerations on Western Marxism en 1976, et Verso - dont trace dès 1974, avec un titre de P. Anderson encore : Lineages of the Absolutist State.

Aussi : le travail d'internationalisation de l'espace théorique mené par la NLR (P.A. j'imagine), publiant et traduisant les travaux italiens, français, germanophones - pour un humus à mettre à disposition des Anglos-Saxons, UK & US.
Accent vers, choix d'inflexion : Gramsci, Trotsky et ligne alternative à la stalinienne peut-être, ...

samedi 7 septembre 2013

Discours et différence / " communication "

Pas de transitivité communicationnelle : mais si le langage est l'ensemble des faisceaux des jeux de langages (car on ne traduit jamais des langues - cf Jon Solomon, dans "La Traduction comme méthode", contre l'"homolingue") contemporains, il s'agit de transitions, traductions, bifurcations, de plan à plan. Reprises, ou non, ré-énonciation et énonciation.
Embrayages, ou non. Débrayages.
Histoire interruptive. Relais. Combien erratique.

Jean Fouchard en traduction anglaise

Les Marrons de la liberté (1972?), traduit aux éditions E.W. Blyden Press, en 1981, par Dr. René Piquion, avec une préface de CRL James.
Elle-même traduite en français dans l'édition de 1988 chez Deschamps à Port-au-Prince.

lundi 18 juin 2012

Haïti et l'anglophonie

- d'abord, la dynamique de The Occupied Novel. The Representation of Foreigners in Haitian Novels Written During the US Occupation. 1915-1934 (Nadève Ménard, UPenn, 2002)

Abstract
The US Occupation of Haiti from 1915 to 1934 altered the way Haitians perceived and related to foreigners, Americans as well as others. The literature of the period reveals many of the issues Haitians struggled with as they adjusted to their new social and political environment. Some authors portray despair and helplessness. Others focus on resistance and hope. Six Haitian novelists explicitly chose the occupation as both subject and setting for their works. In order of publication, the texts that form the corpus of my thesis are Fernand Hibbert's Les Simulacres (1923), Léon Laleau's Le Choc (1932), Stéphen Alexis' Le Nègre Masqué (1933), Cléanthe Valcin's La Blanche Négresse (1934), Annie Desroy's Le Joug (1934), and Maurice Casséus' Viejo (1935). I define the occupied novel as one in which foreigners are not only major characters, but also control or influence the native characters. Examining the portrayal of foreigners in Haiti's six occupied novels enables me to establish some of the ways in which the collective Haitian identity changed as a result of the occupation. I focus on certain key themes in this endeavor. Romantic and sexual relationships between Haitians and foreigners reveal the animosities and alliances occasioned by the occupation. Class dynamics are also crucial as they point to the tensions in Haitian society which were exacerbated by the political situation. I also explore the ways in which Haitians negotiated the various components of their collective identity, namely their French and African roots. Haitian occupied novels suggest that France becomes less dominant as a foreign reference in the Haitian imagination during the occupation period and tends to be replaced by the United States. In these narratives, Haitians continually assert themselves in opposition to the American invaders. The US occupation changed the Haitian identity from something automatically acquired at birth to something to be earned through patriotic acts of resistance.

- et The Comedians (1966 !) par quoi je prends le fil de l'ensemble de l'oeuvre de Graham Greene, y compris ses filiations dans Naipaul. (+ adaptation cinéma en 1967, Peter Glenville, Burton-Taylor-Guiness-Ustinov etc.)

- et vers : la littérature haïtienne - ou "haïtienne", décalée - en langue anglaise. A commencer par E. Danticat. Il y a une histoire littéraire "entre" à composer ici.
Voir alors : Haiti Noir, édité par E. Danticat (Akashic Books, 2010).

mardi 15 novembre 2011

Trans-formation discursive - Foucault et continu historique

A voir, l'hypothèse d'une connexion, continuation possible : entre formation discursive au sens de Foucault, et (en inflexion peut-être justement sur le débat des discontinuités, ruptures épistémiques) : la transformation, l'historicité active ; la création qui est toujours un ré-agencement ou jamais un ex nihilo.
La traduction, et toute l'histoire really : trans-formation discursive.

lundi 25 avril 2011

Les langues du Comintern

Lisant Gramsci, et arrivant aux années de création du PCdI, et son rôle de dirigeant du parti à partir de 1924, dont son séjour à Moscou comme délégué - cette note.
Les langues de l'anti-colonialisme, et du panafricanisme. Ce champ, d'histoire politique et de connections discursives intensives.
Mais donc aussi les langues de l'internationalisme communiste. Quid de. Et les pratiques, les inventions, de traduction et d'interculturalité.

mercredi 9 mars 2011

Centre franco-allemand de recherches en sciences sociales

Centre Marc Bloch. Présentation / web :

La création d’un Centre franco-allemand en sciences sociales a été décidée conjointement par les gouvernements français et allemand dès le lendemain de la chute du Mur de Berlin. Fondé le 9 décembre 1992 et inauguré le 8 septembre 1994, le Centre a été placé sous le patronage de l’historien Marc Bloch. L'historien Etienne François en fut le premier directeur, de 1992 à 1999. De 2000 à 2005, sa fonction fut reprise par la philosophe Catherine Colliot-Thélène. La direction est aujourd'hui assurée par Pascale Laborier, spécialiste de sciences politiques.

Le Centre Marc Bloch est un Institut de Recherche du Ministère français des Affaires Etrangères et Européennes (UMIFRE 14). Il est placé sous la tutelle conjointe du Ministère des Affaires Etrangères et Européennes et du Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. Il héberge une Unité de service et de recherche du CNRS (USR 3130). Il bénéficie depuis 2001 d’un financement du Ministère Fédéral allemand de l’Education et de la Recherche (Bundesministerium für Bildung und Forschung - BMBF).

Le Centre est doté d’un Comité d’orientation stratégique constitué des représentants des institutions de soutien et d’un Conseil scientifique franco-allemand chargé de définir les orientations de la recherche. Actuellement, ce Conseil scientifique est composé de : Jutta Allmendinger, Michel Dobry, Michel Espagne, Gunter Gebauer, Luca Giuliani, Hélène Miard-Delacroix, Hans-Peter Müller, Christine Musselin, Paul-André Rosental et Gesine Schwan.

Situé dans une perspective pluridisciplinaire, le Centre accueille toutes les disciplines des Sciences Sociales, notamment : Géographie, Histoire, Science Politique et Sociologie.

La dimension d’intégration franco-allemande du Centre est constitutive de son originalité.
Enjeu scientifique, intellectuel et politique, elle s’insère dans une perspective d’extension européenne. Le Centre travaille ainsi avec des institutions et des équipes de recherche implantées dans différents pays d’Europe, notamment en Hongrie, en Pologne et en République Tchèque.

La recherche
Le Centre a pour vocation de réunir des chercheurs, des post-doctorants et des doctorants français et allemands. Il organise pour ces derniers un séminaire de méthode bimensuel, lieu privilégié de présentation et de discussion des travaux en cours. Il suscite des séminaires de recherche plus généraux centrés sur ses axes prioritaires et auxquels sont invités des intervenants des Universités françaises et européennes. Il organise ou co-organise des colloques. Le Centre veille tout particulièrement à la bonne insertion des doctorants dans les institutions de recherche locales

Les recherches du Centre Marc Bloch s'organisent autour des axes suivants:
La formation à la recherche
Parmi les activités du Centre, la formation à la recherche occupe une place centrale. Dès octobre 1992, le Centre a ouvert à l'attention des doctorants qui lui sont rattachés un séminaire de méthode pluridisciplinaire. Il est depuis ses débuts partie prenante à l'Ecole doctorale sur le comparatisme en sciences sociales, organisée en commun avec des historiens, des sociologues et des ethnologues de l'Université Libre et de l'Université Humboldt. En liaison, enfin, avec d'autres institutions françaises, allemandes ou étrangères, il participe à l'organisation d'écoles d'été, en Pologne notamment. Les chefs de projet et les chercheurs qualifiés du Centre assurent, outre leur travail de recherche proprement dit, une tâche de tutorat individuel auprès des doctorants. Les doctorants rattachés au Centre sont par ailleurs associés à la mise en oeuvre de ses programmes et autres activités de recherche